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 Une soirée tranquille... ou presque - PV Lowell

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Debbie Cauldwell
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Messages : 68
Date d'inscription : 25/11/2013

MessageSujet: Une soirée tranquille... ou presque - PV Lowell   Lun 20 Oct - 7:48



Lorsque je refermais sur moi la porte de mon appartement, il faisait déjà nuit au-dehors. Et cette fois-ci, contrairement à ce qui avait été mon habitude pendant plusieurs mois déjà, je n’étais pas le nez dehors, à fureter, enquêter, chercher. Ce soir, je ne courrais plus après des chimères, car je savais que les monstres de sous le lit n’étaient pas des fables. Je savais qui était le meurtrier de Stephen. J’avais même son adresse, son visage, un nom. Quelques jours à peine après ma dernière entrevue avec Rosenlord, voilà que je me penchais sur la façon dont j’allais procéder pour intercepter et neutraliser définitivement mon meurtrier. Oui, je planifiais un assassinat, moi, l’agent du FBI. Pour la première fois de ma vie, je découvrais l’envers du décor non plus en tant que représentante de l’ordre, mais en tant qu’assassin, ou du moins en passe de le devenir.

Mais à mes yeux, ce que j’envisageais de faire n’était en rien un crime. Ce n’était pas un humain que j’allais abattre, mais un monstre, une bête sauvage qu’on ne pouvait entraver et qui, s’il avait tué une fois, pouvait tout à fait recommencer par la suite. Peut-être même que Stephen n’avait pas été le premier. Pourtant, celui-ci ne serait pas puni pour son geste, ni par la justice humaine qui ne pourrait jamais reconnaître le sérieux et la réalité de cette affaire, ni par les semblables de cette créature, d’après ce que j’en avais vu et déduit. La loi du Talion avait donc toute sa place ici, et je comptais m’appliquer à l’exécuter, quelles qu’en seraient les conséquences futures. Si je devais être amenée à supprimer d’autres de ces créatures, c’est sans le moindre remords ou état-d’âme que je le ferai, car je pressentais que cette histoire n’allait pas se terminer là. J’en avais la sensation diffuse, pressentiment ou instinct féminin, qu’importe, cette impression était bien là. Cela semblait dans la logique des choses et inexorable, dès l’instant où je franchirai le pas.

Je ne prévoyais rien ce soir, j’anticipai seulement le déroulement des choses, les possibilités et variantes, les inconnues qui pouvaient s’additionner lors du moment fatidique, imprévus et autres. Les documents que l’on m’avait fait parvenir, ainsi que d’autres que j’avais collecté par la suite pour mieux cerner l’animal trônaient sur le bureau de mon appartement, devant lequel j’étais assise. Mon ordinateur contribuait également. L’appartement en lui-même était plutôt spartiate. Je n’y passais que très peu de temps, à peine pour dormir, pour y manger de temps à autre, et c’était à peu près tout. C’était toutefois un appartement d’une bonne superficie, plus que la moyenne de ceux des célibataires de Los Angeles. Je pouvais me le permettre vu ce que je gagnais, quoiqu’à présent, tant d’espace pour une seule personne me semblait oppressant. Cet endroit avait perdu la seule et unique flamme qui l’éclairait et le réchauffait tout à la fois, la présence de Stephen…

Une chambre, un salon, une cuisine, et deux pièces séparées pour la douche et les toilettes. Il y avait même un petit balcon. C’était plutôt confortable, mais à dire vrai, je n’en profitais pas vraiment. Dire que je vivais ici était un bien grand mot, tant l’endroit paraissait quelconque et dénué d’âme, de personnalisation. Les meubles, la décoration, tout était simple et impersonnel, ne reflétant en rien mes goûts. La seule véritable touche personnelle dans cet univers neutre se résumait aux cadres photos accrochés au-dessus de mon bureau. Quelques amis du lycée et de la fac, certains collègues de différents services qui avaient su gagner ma si rare sympathie et mon affection dans une certaine mesure, et bien sûr, ma famille, plus présente que le reste. Mon père et ma mère. Mon frère, à son mariage avec ma belle-sœur, et leur petite fille de deux ans. Et au centre de toutes ces images,  Stephen et moi… Je m’y reconnaissais à peine. Sur ce cliché, je souriais comme je le faisais très rarement. Avec ce genre de sourires sincères et radieux que j’avais toujours réservé à mes parents et mon frère, dans l’intimité familiale. Stephen avait été le seul étranger capable de m’en arracher ainsi. Il avait percé mes défenses comme personne ne l’avait fait.

Instant de faiblesse inavouable, mon attention et ma concentration furent ruinées en un instant alors que mon regard avait dévié vers image d’un passé révolu. Mais je n’eus guère le temps de me houspiller moi-même pour cela, la sonnette de la porte d’entrée retentit, inattendue. Je n’accueillais quasiment personne ici, à part mon frère, et il me prévenait toujours avant de passer, ne serait-ce que pour être certains de ma présence et ne pas tomber sur un appartement vide. Or, il ne m’avait as contacté pour me dire qu’il comptait venir. Qui cela pouvait-il être, à cette heure-ci ?

La machine bien huilée de l’agent et de ses instincts reprit immédiatement le dessus, et c’est avec la main sur la crosse de mon revolver que je sortis du tiroir de mon bureau et l’esprit méfiant que je me dirigeait vers la porte. Jetant un coup d’œil par le judas, je fus surprise de voir un jeune homme parfaitement inconnu attendre patiemment devant ma porte. M’assurant que la chaîne qui empêchait la porte de s’ouvrir plus d’une dizaine de centimètres était en place, j’attendis toutefois avant de déverrouiller et d'entrebâiller la porte et haussait d’un cran la voix pour me faire entendre à travers la porte.

- Présentez-vous et dîtes-moi ce qui vous amène devant ma porte.


_________________
BURN BABY, BURN

« Cette insupportable colère qui étouffe le chagrin au point que le souvenir de l’être aimé n’est plus qu’un poison dans tes veines, et un jour tu te surprend à souhaiter que la personne aimée n’aie jamais existé pour être libéré de ta peine. »
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Lowell Shade
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MessageSujet: Re: Une soirée tranquille... ou presque - PV Lowell   Dim 26 Oct - 13:18

Toute action génère une réaction, c’est un principe élémentaire de physique qui peut très bien s’appliquer à la vie en général. En effet les actions d’un individu ont toujours eu des conséquences plus ou moins remarquables sur sa vie ou celle de ses proches. Ceux qui aspirent à atteindre les sommets prennent donc le temps de mesurer chacun de leurs gestes, c’est le cas de Lowell qui a la manière d’un joueur d’échecs essaye d’anticiper toutes les réactions possibles de ses adversaires avant de bouger un pion sur son échiquier. Mais cela ne l’immunisait pas contre certains imprévus, car contrairement aux pièces d’un jeu d’échecs, celles qui se déplaçaient sur son échiquier étaient vivantes et certaines très talentueuses. Une dénommée Amber Rose en faisait partie.

Dès les premières secondes qu’il avait passées en sa compagnie, le prévôt avait détecté un potentiel aussi prometteur que dangereux, une arme à double tranchant qu’il comptait bien utiliser dans ses futurs projets. Mais sa rencontre prématurée avec Ian Winston contrecarrait ses plans et laissait supposer qu’elle recevait de l’aide d’une tierce personne. Tout cela donnait encore plus d’attrait à cette femme, à tel point que même le narcissique Lowell ne pouvait s’empêcher de l’admirer. Malheureusement ici aussi le principe de l’action réaction était toujours en vigueur, car maintenant, elle l’ignorait peut-être, mais elle était aussi devenue une proie…

Ce soir, un homme s’était rendu à l’appartement d’une certaine Debbie Cauldwell, avec comme mission de la faire disparaitre.  Il sonna, puis attendit que la résidente réponde prêt à faire couler le sang, mais à sa grande surprise deux bras puissants l’entravèrent, tandis qu’un pieux en métal s’enfonçait violemment dans sa poitrine. Le séide n’eut même pas le temps de pousser un gémissement de douleur que quatre hommes vêtus de noir, le trainèrent loin de la porte d’entrée et ce fut une autre voix qui répondit à la jeune femme.

« Ce qui l’amenait devant votre porte, c’était l’appât du gain et peut-être l’odeur du sang. Apparemment quelqu’un souhaite ardemment votre mort, chose qui ne me surprend pas.»

Prenant la place de l’homme, un visage bien connu de la dame fit son apparition. Lowell toujours aussi bien sapé et cette fois accompagné d’une jeune femme brune silencieuse faisait une entrée en scène des plus remarquables. Toujours son sourire arrogant aux lèvres, une bouteille d’un Richebourg 1970 dans la main droite et un bouquet de fleurs dans l’autre comme s’il se rendait à un rendez-vous galant, par contre la brunette qui le suivait comme une ombre était encombrée d’un attaché-case.

« Mais rassurez-vous Mélita et moi venons en paix, pouvons-nous entrer pour en discuter pendant que mes hommes font le ménage, il serait dommage qu’un de vos voisins appelle la police et se retrouve impliqué dans nos petits secrets. Ils ne sont pas aussi importants que vous à mes yeux. »

Le ton cynique qui utilisait pour finir sa phrase laissait entrevoir enfin sa vraie nature. Il laissait volontairement sous-entendre que des innocents pourraient souffrir, un chantage ignoble qu’il utilisait sans cligner de l’œil, maintenant qu’il savait que la demoiselle travaillait pour le FBI. Protéger et servir, une devise qui n’avait de sens qui si elle s’appliquer au Ventrue. Plus la peine de faire semblant, Lowell savait qu’elle avait ouvert la boîte de Pandore. Qu’elle avait brisé le tabou et donc qu’elle représentait une menace et dans son univers une menace s’éliminait, cependant il y avait quelques exceptions et la discussion de cette soirée allait peut-être l’aider à prendre une décision. Il croyait connaitre les objectifs de l’agent fédéral, mais cette dernière ignorait encore ce qu’il avait en tête, le moment de jouer cartes sur table était arrivé…en espérant que le jeu ne soit pas truqué.
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