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 Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]

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Phosphoros
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MessageSujet: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Jeu 11 Sep - 15:01

Le tarmac de l'extrémité Est de l'aéroport était abandonnée depuis qu'une nouvelle aile ultra-moderne avait vue le jour en 2011. Là sur sol froid du béton d'un entrepôt vide étaient présentes quatre personnes. 
L'unique source de lumière était un bidon de métal dans lequel brûlait faiblement quelques cartons et morceaux de palettes. Deux individus aux airs robustes et cruels discutaient assis sur des monceaux métalliques. Cela devaient faire depuis crépuscule qu'ils s'étaient installés ainsi à fumer comme des pompiers et à descendre avec assiduité une bouteille de bourbon. Le troisième, celui en costard, celui avait attiré la jeune femme dans ce piège grossier, était au téléphone. 
On ne pouvait percevoir à travers le boucan des deux mercenaires que quelques mots : 


oui monsieur, on l'a eu... facile vous inquiétez pas monsieur... Oui elle a cru que j'étais un agent de... Oui... très bien Monsieur Alexandre. A tout de suite.

Un plan facile comme tout. 

Le même jour, au cours de la journée :

Depuis son arrivée dans cette fatidique cité, le Priscus avait aimé visiter le manoir du Ventrue. Il avait placé son corbeau en surveillance de la propriété et certaine nuit son serpent s'était faufilé par les sous-sols et les garde-manger de ce cher Little Dove Mansion. Il avait lui même arpenté aux heures les sinistres de la nuit les escaliers de marbre et avait osé même une nuit s'immiscer dans l'Elyseum alors que le Régent était à l'entrainement. Une harpie l'avait pris pour un ravnos et ces derniers n'étant pas chassés pro maleficio en cette praxis, il n'avait pas été chassé. Le Masque aux Mille visages de son occultation lui avait permis d'apparaître sous les traits d'un des jeunes ravnos qu'il avait croisé au campement gitan de Griffith Park. 
Bref, il gardait à l'oeil la propriété. Mais pas seulement... Il avait repéré les déplacements diurnes d'une jeune femme. Une étudiante humaine qui semblait quitter souvent le manoir du régent ventrue. 
Cela lui avait paru étrange pour un de ces protecteur de la Mascarade de garder ainsi une humaine non goulifiée ou dominée. Ses agents et son esprit en étaient arrivés à une chose : la jeune femme devait avoir un lien avec le régent.  
Quelques recherches en ce sens avaient porté ses fruits : la jeune humaine était la fille d'une goule de l'anglais ventrue. Elle était orpheline à cause du (ou grâce au) Sabbat. 

Hier soir, une grande fête avait lieu. Un infiltré chez les anarchs lui avait révélé que c'était la nomination d'un mec vachement important ou un truc du genre. Une nomination ? Forcément celle du Régent au poste de Prince. Le ravnos s'était surpris à rire car ses esprits simultanément avaient décidé de faire une surprise de bienvenue au nouveau princes

Il fit venir une goule et Gregory dit l'esthéticien. 
L'esthéticien était un néonate Tzimisce qui avait travaillé sa vie mortelle dans les premiers progrès de la chirurgie esthétique. Il continuait désormais son travail pour le Sabbat. 
Quelques heures avaient suffit pour transformer la goule en agent de sécurité du manoir. 
Il fallu payé en deux mercenaires pour se débarrasser du véritable agent et permettre la transmutation aux premières heures de la matinée. 

Comme prévu, la jeune femme quitta le manoir pour aller en cours. L'agent l'avait salué avec politesse et l'avait proposé en insistant de l'amener et d'aller la chercher à la fin de la journée. 
Le prétexte ? Facile, tout trouvé, prévisible ! 

Comme vous le savez, mademoiselle, Monsieur Pearson a pris de l'importance la nuit précédente. Son nouvel emploi et sa nouvelle position oblige ceux de sa famille à recevoir une protection rapprochée dans leur intérêt. 
Donc s'il vous plait... Prendrons-nous la Lamborghini ou la Bentley ?

C'était au sortir de l'Université que la goule l'avait amené jusqu'à l'aéroport. Aux premières questions et revendications, il avait ordre de l'assommer. 
Une fois arrivé au tarmac où les deux mercenaires attendaient, il avait ordre de faire amener la voiture au cœur de Skid Row. Quelques heures suffiraient pour qu'elle disparaisse totalement dans ce bas-fond. 
On attacha la jeune femme, la baillonna et elle fut laissée au fond de l'entrepôt où le Maître devait venir la récupérer.

Entrepôt du tarmac Est, 21h04

L'homme en costard se tourna vers la jeune femme ligotée et bâillonnée au fond du hangar. 

Bon, toi tu restes tranquille. Tout ça va bientôt être fini ok ? Et vous là ! Préparez-vous, celui qui vous paye cette bibine dégeu arrive. Soyez poli, ok ? 

Une heure passa avant que trois coups furent portés sur la porte métallique du hangar. 
L'un mercenaire n'eut pas le temps de se diriger vers le mécanisme pour l'ouvrir qu'une paire de main venait de soulever avec facilité l'énorme assemblage métallique. 
L'homme tenait haut ses bras qui sans trembler maintenaient la porte à plus de deux mètres du sol. 
Un homme pénétra par la porte ainsi grande ouverte. 
Il portait un chapeau de cuir noir, un long manteau du même acabit. Il s'avança lentement alors que l'homme en costard le saluait avec déférence. L'inconnu ignora celui-ci et continua jusqu'à être devant Elisabeth. Il portait des lunettes noires et affichait un sourire satisfait. Il la dévisagea puis sans se retourner dit : 

Demyan, remercie ces deux individus pour leur service. 

En un instant lâchant bruyamment la porte métallique, l'homme était sur les mercenaires et brisa la nuque de chacun d'eux comme s'ils étaient fait de paille. 
Un sourire malsain s'élargit sur la face de Phosphoros. 

Bien. Maintenant détache mademoiselle McHalley. Elle et Nous avons à parler. N'est-ce pas cher enfant ? 

_________________


Et la musique brûlait en eux... Les flammes dansaient dans leurs veines... L'ombre dormait dans leur couche... La vie se consumait dans leur sourire...
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Elisabeth McHalley
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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Lun 15 Sep - 20:03

La journée avait débuté normalement même si j'avais appris certaines choses assez étonnante sur mon bienfaiteur. J'avais découvert l'existence d'un monde de la nuit qui vivait en parallèle de celui des humains. Je n'en connaissais pas encore l'ampleur et me posais de multiples questions, mais Nathanael avait refusé d'y répondre, me disant que j'en découvrirait plus en temps et en heures. Ma découverte datait de quelques semaines déjà et les cours à la faculté avait reprit. J'avais appris la veille qu'il avait pris de l'importance même si je ne comprenait pas en quoi encore.

Mais je devais me rendre en cours si je voulais réussir mes études. C'était la condition pour que je reste au manoir. Ça et garder la véritable nature de mon tuteur secrète. S'il y a un truc que je savais faire, c'était bien de garder les secrets. Un truc que mon père m'avait appris avant de mourir. C'est ainsi que ce jour-là je fus escortée par un des hommes de monsieur Pearson. Ce dernier me demanda qu'elle voiture nous allions prendre. Je réfléchissais quelques minutes, pas vraiment habituée à ce train de vie là puis lui répondit :


"La Bentley s'il vous plait."

Je grimpais dans la voiture et nous partîmes pour l'Université. La journée se passa plutôt bien. On eut droit à une conférence sur le profilage de criminel et j'avais trouvé cela très intéressant. Je sortis de cours vers 18h00 après une bonne séance de sport. Le sbire de mon tuteur m'attendait sur le parking de la faculté. Je me dirigeais vers lui avec un grand sourire, assez impatiente de rentrer à la maison pour me reposer un peu. Mais il en fut tout autre. Le chauffeur prit la direction de l'aéroport international. Je ne comprenais pas où on allait et commençai à protester quand ce fut le trou noir.

Lorsqu'enfin je repris conscience, j'étais attachée et bâillonnée dans un hangar sordide. Un homme en costard se tourna vers moi et m'adressa la parole. Je ne savais pas où je me trouvais, qui était ces personnes et surtout quelle heure il était. Nathanael allait se faire du soucis s'il ne me voyait pas au Manoir lorsqu'il passerait. Le temps semblait défiler lentement alors que j'essayai de me détacher. Mais les liens étaient trop serrés. Je finis par abandonner. Puis trois coup retentirent sur la porte métallique puis cette dernière fut soulevée. Je regardais cela avec de grand yeux en me demandant si j'étais en train de rêver. Un autre homme pénétra dans le hangar.

Il ignora l'homme au costard et s'avança vers moi. Il donna un ordre au tas de muscle tout en me regardant. Je sentis mes poils se hérisser et me demandais ce qu'il pouvait bien me vouloir. Et la vision des événements qui suivirent me firent frisonner de peur. L'homme qui avait soulevé la porte à pleine main à deux mètres au-dessus du sol brisa la nuque des deux mercenaires comme si s'était des fétus de pailles. J'essayais de me détacher afin de me sauver de là lorsque l'homme au chapeau reprit de nouveau la parole. Je braquait l'inconnu de mes yeux sombre avant de répliquer :

"Que me voulez-vous ? Qui êtes-vous ? Pourquoi voulez-vous que l'on parle ? Je ne vous connais pas. Je n'ai rien à vous dire. Relachez-moi de suite !"

Je ne comprenais vraiment pas ce qu'il se passait ici et ce que tous ces gens me voulaient. Est-ce que cela avait un lien avec Nathanael ? Je n'en étais même pas sûre.
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Phosphoros
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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Mar 16 Sep - 15:14

"Que me voulez-vous ? Qui êtes-vous ? Pourquoi voulez-vous que l'on parle ? Je ne vous connais pas. Je n'ai rien à vous dire. Relachez-moi de suite !"

Un sourire unique, une réponse simple. 

Il ne me sied guère d'accéder à votre requête, mademoiselle McHalley.

Pour qui se prenait-elle cette petite impudente ? Cette vanité d'Irlandais ou de Scott sans doute. Ou peut-être l'influence de ce Ventrue Anglais... Décidément, la sinistre et traître Albion ne savait engendrer que des peuples vaniteux et instables. 
Il lui tourna le dos et se dirigea vers les corps des mercenaires. Il posa le talon de sa chaussure de cuir rigide et sombre comme l'enfer, et appuya. Il appuya jusqu'à ce que les bruits morbides et répugnants d'os brisés se fassent entendre. L'os broyé finit par percer la chair morte et le sang pourpre s'écoula lentement sur le sol froid de l'entrepôt. 

Allez, Demyan, nourris-toi. Voilà mon brave serviteur. 

A ses pieds s'étaient jetés la brute qui lapait avec assiduité le liquide source de vie. Son visage était déformé par l'envie et le désir, par cette soif insatiable, par le besoin de cette Bête qui incendiait ses entrailles. Il était délicieusement monstrueux et Phosphoros rit à gorge déployée. 

Est-ce que ton petit Tonton t'as parlé des Enfants de Caïn, tendre chose ? T'a-t-il parlé des vampires ? De Sa nature ? De Notre nature ? 

Il ne pouvait plus s'empêcher de rire. C'était trop drôle, trop simple. 
Il était temps de jouer. 
En instant, il était sur elle. Son visage face au sien, ses yeux de glace dans ses yeux faibles et tressaillants d'Humaine. Il approcha sa bouche pleine de crocs devant la sienne. D'un coups de crocs, il déchira le bâillon. Marcus était joueur... Il passa doucement ses mains dans le dos de la jeune fille, effleurant la chaleur de sa peau encore vive. Il déchira les liens pourtant si solides pour l'humaine. 
Il se leva lentement et lui offrit une main pour qu'elle s'élève à son tour. 

Jouons tous les deux désormais. Je réponds à une de vos questions et vous répondez à une des miennes. 
Demyan, ouvre l'entrepôt, allume le moteur de la Lincoln et préviens les autres de notre arrivée. Je veux que le rituel soit prêt à notre arrivée. 
Bien commençons, voulez-vous ? 

Il sourit diaboliquement en passant des corps rigides des humains au corps encore plein de vie d'Elisabeth. 

Ce que je vous veux donc... C'est simple, je veux embêter votre oncle, je veux le frapper aussi durement que possible en lui prenant ce qu'il semble protéger avec tant de zèle. Je veux le blesser et si vous n'êtes pas coopérative, je devrais vous blesser vous aussi. Il éclata de rire et s'arrêta en tapotant la main de la jeune femme. 
Allons, ne soyons pas si sérieux. Nous pouvons aussi passer une très agréable soirée. C'est une si belle nuit...
Bien, à mon tour. Qui êtes-vous réellement pour Nathanaël Pearson ? Il est immortel depuis des siècles, il ne peut donc pas être vraisemblablement votre oncle. Même si vous l'ignorez, réfléchissez et dites-moi sincèrement qui pensez-vous que Monsieur Pearson soit pour vous. Fouillez vos souvenirs et répondez. 

_________________


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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Sam 27 Sep - 7:56

Spoiler:
 

Je trouvais la personne en face de moi vraiment détestable et cela s'accentua lorsqu'il écrasa du pied l'un des corps à terre. Je ne pus m'empêcher de détourner le regard quand le gros balèze se mit à laper le sang tel un chien. J'entendais le rire de l'homme qui m'avait adressé la parole. Puis il me posa des questions. Les enfants de Caïn ? C'était la première fois que j'entendais ce terme.  Nathanaël n'avait fais que me parler de sa condition après que j'eus découvert certains documents étranges dans son bureau. Il m'avait expliqué qu'il existait un autre peuple bien différent des humains : les vampires. Mais jusque là, je n'en avait côtoyé aucun. Du moins à mon souvenir. Je vis l'homme s'approcher de moi à une vitesse hallucinante. Ce dernier détacha mon bâillon d'un coup de croc, ce qui ne me rassura pas. Je sentais mon cœur battre la chamade à l'intérieur de ma poitrine. Je sentis ses mains dans mon dos et cela m'effrayait. Qu'allait-il faire de moi ? J'espérais que Nathanaël remarque vite mon absence et envoie ses gens à ma recherche. Je n'avais pas vraiment envie de terminer comme les pauvres ères qui gisaient à terre maintenant.

Il déchira liens qui me retenaient et me proposa sa main afin que je me relève. Je ne l'acceptais pas, lui lançant un défi dans le regard. Après être resté de nombreuses heures attachée et dans la même position, je sentais que mes jambes étaient flageolante, mais je ne comptais pas accepter l'aide de ce vampire. Il répondit enfin à ma question. Ce qu'il m'avoua me fit frissonner. Sans le vouloir, je venais d'entrer dans un conflit dont je n'avais aucune conscience. J'étais devenue l'objet d'un amusement ou d'une vengeance. Je ne savais pas vraiment, mais cela ne me rassurait pas du tout. Et qu'est-ce qu'étais ce rituel dont il avait parlé quelques minutes plus tôt. J'eus envie de retirer ma main lorsqu'il la tapota, mais il était bien trop fort pour la frêle jeune fille que j'étais. Il me posa alors une nouvelle question. Je n'avais pas besoin de réfléchir et de remonter bien loin pour pouvoir lui répondre. Et c'est ce que je fis :


"Nathanaël est mon tuteur. Mon père travaillait pour lui et il lui a fais promettre de s'occuper de moi si jamais il lui arrivait quelque chose. Monsieur Pearson m'a parlé de se condition de vampire et de l'existence d'une autre société caché aux yeux des humains. Mais je n'en sais pas plus."


Je plongeai mon regard noisette dans les yeux de ce vampire, le défiant presque du regard. J'étais morte de peur, mais je ne voulais pas le montrer. Je devais continuer à jouer le jeu si je voulais rester en vie le temps que les hommes de Nathanaël me retrouve. Alors je posai une question à mon tour :


"Et vous, qui êtes vous ? Pourquoi voulez vous embêter Nathanaël comme vous dites ? Et quel est ce rituel dont vous avez parler ?"

J'attendis sa réponse sans le quitter du regard. Au fond de moi, j'espérais que les secours arriveraient bientôt. Je n'avais pas envie de finir comme ces pauvres hommes ou en quatre heures pour le gros balèze.
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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Mer 8 Oct - 21:25

"Nathanaël est mon tuteur. Mon père travaillait pour lui et il lui a fais promettre de s'occuper de moi si jamais il lui arrivait quelque chose. Monsieur Pearson m'a parlé de se condition de vampire et de l'existence d'une autre société caché aux yeux des humains. Mais je n'en sais pas plus."

Ce vieil anglais aurait du mieux la préparer au monde dans lequel indubitablement elle serait plongé. Au moment même où le stupide père humaine avait fait d'un vampire le tuteur de sa fille, la jeune femme était condamnée à être prise dans le tourbillon de la violence, de la mort et de l'horreur du monde de la nuit. Le monde des ténèbres n'était pas fait pour l'innocence et la candeur, il n'était pas fait pour qu'un égoïste puisse jouir seul de cette humaine. 
L'innocence assoiffait et rendait la folle la bête de tout caïnite. Tel était leur condition de monstres, combien d'entre eux s'étaient réveillés de leur folie frénétique au milieu des membres éparts de leur famille ? Combien avait tenté d'allier vie immortel et vie humaine ? Aucun jamais n'avait réussi car d'une façon ou d'une autre, par leur propre main ou par la main avide des autres, leurs mortels disparaissent dans le sang de la Famille d'une manière ou d'une autre. 
La camarilla pensait qu'une utopie pouvait exister dans l'univers des monstres, aveugle, naïve secte d'enfants... 
Non, vraiment Nathanaël n'avait pas aidé cette fille en la laissant dans l'ignorance.
Mais la petite n'était pas idiote, ni moins dépourvue de courage. Elle était terrifiée, il le voyait à son aura troublée de pathétique humaine. Cependant elle soutenait son regard de glace, cela excita encore plus sa bête. 

Bientôt, bientôt ma belle... bientôt nous t'éclabousserons de sang, nous sustenterons ta soif douce amie... amie fidèle qui ne nous a jamais abandonnée tout ces siècles. 

Si les personnalités allaient bon train dans l'esprit de l'ancien ravnos, il était une personnalité qui se taisait mais qui, sournoise, était depuis toujours terrée là. Une bête assoiffée, inextinguible attendait patiente que son maître ou son esclave la nourrisse. Les siècles d'acclimatations à cette douce passagère avait soudé un lien, un accord entre Phosphoros et elle. Jamais elle ne prenait le dessus car toujours il la satisfaisait avant qu'elle n'eut à se déchaîner. Cet équilibre était fait de sang. Du sang de celles et ceux qui lui déplaisaient ou bien, au contraire, qui excitait suffisamment sa convoitise. 
Ses crocs étaient presque sortit quand il consentit à lui répondre. 

"Et vous, qui êtes vous ? Pourquoi voulez vous embêter Nathanaël comme vous dites ? Et quel est ce rituel dont vous avez parler ?"

"Je vais vous répondre comme je l'ai promis mais chaque chose en son temps."

Il l'amena hors de l'entrepôt. Dehors, une voiture les attendait et déjà au loin on pouvait distinguer la lueur d'un feu puissant qui teintait de rouge les pins et les falaises nocturnes. 

" Il va pleuvoir, hâtez vous de monter, très chère."

A peine dans la voiture, les premières gouttes de l'averse à venir se firent entendre sur la carrosserie de la Lincoln. Débouchant une petite bouteille de champagne, le vieux vampire proposa une coupe à la jeune femme. 

" Prenez, détendons-nous. Quel besoin d'être si froid alors que nous faisons à peine connaissance ? Etant donné que nous allons passer quelques temps ensemble, faisons en sorte que cela soit agréable pour nous deux.
Ah oui, vous souhaitiez savoir qui j'étais. Je me nomme Phosphoros. Étudie-t-on toujours le grec et le latin à l'université ? C'est le nom de "l'étoile du matin", de celui qui porte la lumière si l'on veut être précis sur la traduction. En latin classique, puisque les juristes de votre temps aime toujours en usiter, cela se traduirait littéralement par lux-ferre, autrement dit : Lucifer. 
Voilà qui je suis, je suis l'enfant préféré du Seigneur. Je suis celui qu'il a envoyé sur cette terre pour apporter la Lumière Divine à Son Peuple. 
Avez-vous quelques connaissances en ce qui concerne l'Eschatologie ? Si l'on s'appuie sur les chiffres de la Kabbale juive et sur les sacro-sainte lignes de l'Ezékiel ainsi que sur la Vulga, les Temps sont proches. Le voile sera levé. Et... ah nous sommes arrivés." 


Il sortit son parapluie et proposa galamment sa main à la jeune femme. Même prisonnière, une femme restait à traiter convenablement tant que l'on voulait jouir de sa conversation. 
Là devant eux, sous la pluie battante, en haut de cette colline boisée, s'évertuaient en un spectacle magnifique, trois Enfants du Seigneur et un petit bétail. 
L'essence en feu empuantissait l'air mais bientôt couvrirait l'odeur des chairs carbonisées. L'orage couvrait le bruit du grand chêne que venaient de déraciner les deux Gangrels. L'un était d'ivoire, des tatouages suif parcourait son corps et représentaient des symboles sataniques et païens. 
L'autre était de cuivre sombre, des scarifications rituelles horribles parcouraient sa peau, des morceaux de métal et de cartilages ressortaient pour former un ensemble infernal. L'art des Démons était sans limite. 
Nue, la prêtresse Lasombra psalmodiait devant les flammes qui s'élevaient. Son corps avait la couleur de la nuit et ses yeux étaient laiteux et révulsés. Frémissants et apeurés, le troupeau dans son enclos de terreur était entassé contre un tronc d'arbre. Blottis les uns contre les autres quatre voire cinq humains déguenillés vraisemblablement battus préalablement si ce n'était pire, attendaient que les maîtres des lieux décidassent de leur sort. 
Phosphoros encadré de Demyan et de la jeune humaine, s'avança lentement à distance respectable du feu sans interrompre la prêtresse. Il chuchota à Elisabeth : " Pour ce qui est du rituel, des actes parlent ironiquement mieux que des mots."

Il s'apprêtait à commencer quand une grande femme l'interpella, elle venait d'apparaître au dessus des humains, assises sur une branche les surplombant. Elle portait une veste de cuir noir pour tout haut et un jean déchiré avec des rangers militaires. Ses cheveux étaient rouges et courts, sa peau extrêmement blanche.

"- Éminent Phosphoros, nous ne vous attendions plus. Elle sauta de son promontoire et arriva à leur hauteur. Elle mit au garde-à-vous. Ductus Gab', au nom des Junkies Blower je vous présente mes respects. Je vois que vous amenez un beau p'tit lot. C'est pour vous ou la fout avec les autres ?

Il jeta un sourire malsain à la jeune humaine. "Cette demoiselle ne peut se mêler à la plèbe, ne la mêlons pas aux autres animaux. D'un geste, il projeta dans les bras de la Ductus. Mais, nulle raison cependant que la bourgeoise soit traitée avec tous les égards auxquels elle pourrait prétendre. 


Ne voyant nulle réaction de la part de la Ductus hormis humer avec délice la chair de l'humaine qu'elle tenait fermement, Phosphoros se vit obliger de préciser dans un soupir. Qu'elle soit dans le plus intime appareil...

C'est avec joie que la vampire arracha les faibles vêtements laissant l'humaine sans défense sous yeux crépitants d'envie des caïnites. Mais rien ne lui fut fait pendant l'horrible et déchirante première heure de la cérémonie. 
Aucune main ne la toucha quand on crucifia une première victime sous les chants de la prêtresse et que la meute s'abreuva de son sang. Aucune langue ne parcouru son corps quand les premiers humains furent violés tandis que Phosphoros battait un rythme inquiétant, pervers et chantait dans une langue depuis longtemps disparue un psaume à la lune. Seul Demyan restait derrière elle pour l'empêcher de tenter quoique ce soit de stupide et l'obliger à observer ce qu'était sa race quand elle était entre les mains de ses Maîtres. 
Un corbeau vint se poser sur une branche pour observer le spectacle. Il croassa, un rire macabre pour les profanes, des mots pour Son Maître. 
Phosphoros fit un signe de tête à Demyan qui laissa tomber la jeune femme au sol puis s'éloigna. 
Le Priscus s'accroupit devant elle et dégagea les cheveux de son visage. 

"- Voilà l'introduction du rituel que tu voulais tant connaître. Il plongea son regard dans celui de l'humaine sondant son âme. Et si je veux "embêter Nathanaël", c'est parce qu'il est du devoir des Aînés de remettre les petits enfants qui se prennent pour des rois à leur place."

Il allait commencer la deuxième phase de son oeuvre quand des bruits aux alentours attirèrent son attention. 

HRP:
 

_________________


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Elisabeth McHalley
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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Mar 14 Oct - 7:20

Je suivis docilement l'homme jusqu'à la voiture, ne pouvant pas faire grand-chose pour le moment. Je priais pour que Nathanaël intervienne rapidement. Je me demandais même s'il me cherchait en ce moment même. Il se mit à pleuvoir alors que nous entrions dans la voiture. D'habitude j'appréciai le bruit des gouttes de pluie sur les vitres, mais ici cela donnait un air plus lugubre à la situation. Le vampire, car s'en était un même si je le trouvait beaucoup moins sympathique que mon tuteur, me proposa une coupe de champagne. J'allais avoir le réflexe de refuser lorsque je pensai :

*Il faut que je continue à jouer le jeu si je veux rester en vie. Même si je ne comprends pas grand chose à toute cette histoire.*

J'avais l'impression d'être dans un film d'horreur et d'en être l'actrice principale. Je pris doucement la coupe de champagne, ne quittant pas mon kidnappeur des yeux. Que pouvait-il attendre de moi ? Et pourquoi m'avoir enlevé moi ? Je reçu ma réponse sur son identité. Je ne savais pas si on enseignait le grec et le latin à la faculté, mais ces deux matières ne faisaient pas partit de mon cursus universitaire. Et dire que je devrais être à la maison à réviser mes cours au lieu de servir de je ne sais pas quoi. Le voyage fut bien trop court et rapide à mon goût. Même si j'étais curieuse de savoir ce que j'allais découvrir, cela m'effrayait aussi. Lorsque le vampire me tendit la main pour sortir de la voiture, je la pris un peu hésitante. Mais je profitais de l'occasion pour observer mon environnement. Nous nous trouvions sur une colline sous la pluie battante. Trois personnes étaient présentes ainsi que des humains visiblement entassés dans un enclos. J'eus alors l'image d'un troupeau en tête.

Etions-nous de simples animaux pour eux ? Une femme étrange à la peau couleur de la nuit et aux yeux laiteux et révulsés était en train de pasmoldiée. Je me demandai dans quelle histoire de fou j'étais encore tombée et cela ne me rassurait aucunement. Alors que le vampire du nom de Phosphoros me parlait, une autre personne l'interpella. A la couleur de sa peau, je compris qu'elle aussi devait être une vampire. Je me mis à frissonner de peur lorsque je vis le sourire malsain de Phosphoros et que je sentis la seconde vampire humer mon odeur. Sans que je puisse protester aux paroles du ravnos, je me retrouvai complétement nue. J'essayais de cacher mes seins et mes parties intime avec mes mains, n'ayant pas l'habitude de me retrouver dans une telle position. Je voyais les yeux crépitant d'envie des vampires qui se trouvaient au tour de moi et cela ne me rassurait point. La situation m'échappait complétement et je commençais à perdre l'assurance que je me donnais depuis le début. Je sentais la pluie battante couler sur ma peau blanche alors que le rituel commençait.

Je pensai à profiter de ce moment pour m'enfuir, mais le gorille de Phosphoros était derrière moi et m'obligeait à assister à toute la scène. Je voulu détourner le regard quand j'entendis les cris horrible de l'humain que ces monstres étaient en train de crucifier sur une croix, mais le sbire du ravnos me força à regarder. Je ne pus m'empêcher de verser des larmes alors que j'assistai, impuissante, à la suite des évènements. Je vis les vampires se substancer du sang du crucifié avant de se jeter sur les autres et de les violer. Je voulais intervenir, mais je ne pouvais pas bouger. Tout mon corps ne voulait pas bouger et je tremblais de plus en plus. Entre les mains de se gorille, je ne pouvais rien faire.


*Nathanael, où es-tu ? Est-ce que tu vas venir me chercher ?*

L'heure me paru durer une éternité alors que j'assistai impuissante à la mort des cinq humains. Allait-il m'arriver la même chose et ce fou me réservait-il quelque chose de pire ? Le gorille me laissa tomber au signe de son maitre et je me retrouvai par terre et à quatre pattes. Pour l'instant, personne ne m'avait touché, mais est-ce que cela allait continuer. J'en doutais fortement. Je tremblais de tout mon corps, conséquence du froid que je ressentais, mais aussi de la terreur qui m'habitait. Lorsque Phosphoros s'accroupit devant moi et répondit à ma dernière question, il put voir la terreur dans mes yeux noisettes. Était-ce la fin pour moi aussi ?

Est-ce que j'allais subir les même atrocités que les cinq humains qui venaient de périr sous les mains de ces monstres ? Pourquoi Nathanaël m'avait caché que son monde était aussi sombre, aussi malsain, aussi horrible ? Je ne comprenais plus les intentions de mon tuteur et je me demandai si j'avais fais le bon choix en suivant les dernières volontés de mon père. Pourquoi ce dernier avait nommé en vampire pour être mon tuteur s'il connaissait la réalité de ce monde ? Je ne compris pas les paroles de Phosphoros, étant complétement perdu en cet instant. Je pressentais que ma vie allait se terminer ici comme les autres lorsque j'entendis des bruits aux alentours.

Est-ce que Nathanael m'avait enfin retrouver ou d'autres cinglés comme les vampires se trouvant déjà ici allaient rejoindre la petite fiesta ? J'eus un doute sur la seconde hypothèse en voyant que cela avait aussi surpris mon kidnappeur. Toujours à quatre pattes, mon corps transit de froid et de terreur refusant de m'obéir, je regardait dans la direction d'où venait les bruits en priant très fort pour que ce soit les hommes de monsieur Pearson qui viennent me chercher.
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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Mar 14 Oct - 22:23

Oh elle tremblait désormais. Voilà ce qui faisait sourire le ravnos, la peur... l'instiller, la créer, la faire grandir et jouir de son travail sur l'esprit. L'amour est plus fort que la mort mais la peur distille l'amour et l'enferme dans une urne de pierre froide. La peur est le premier sentiment de toute vie, la peur de disparaître, la peur que son intégrité physique soit atteinte. La mère a déjà peur pour son enfant avant même qu'il ne vienne au monde, le nourrisson a peur quand sa mère s'éloigne ou quand un bruit nouveau se produit. Il craint ce qu'il ignore car comme toujours il a peur de souffrir. Un sentiment naturel et quoi que puissent dire les caïnites, eux-même plus que tout autre étaient les esclaves de la peur. Ils étaient les esclaves de la peur de disparaître, eux qui avaient soumis la vacuité de l'existence humaine. Ils craignaient le soleil qui brûle, les forêts pleines de crocs, les abysses et leur Ombre, l'Outremonde et ses revenants avides de vie. Mais par dessus tout, ils se craignaient eux-mêmes, soi leur propre Bête soi la Bête assoiffée des autres. 
Phosphoros avait peur lui aussi, peur de disparaître avant que sa mission ne fut accomplie, échouer à pacifier le Maya avant que les Aînés ne se lèvent une fois encore...

Ici sous la pluie battante où l'odeur de l'essence en combustion se mêlait à l'odeur du sang et des corps épuisés par la souffrance, ici sur ce mont Golgotha de la peine et de l'affliction, ici sur cet enfer la jeune humaine était étreinte par la peur. Mais bientôt, ce serait l'horreur qui l'étreindrait.  

Un monde d'illusion:
 


Elisabeth se réveilla en sursaut dans son lit. Quel horrible cauchemar ! Son père assassiné, Nathanël un vampire ! Où allait-elle inventer toutes ces choses ? Elle avait encore du trop s'abreuver de ces séries de vampires et autres loups-garous.
Elle s'habilla et se prépara. Son père avait laissé un mot sur la table du petit déjeuné, il avait du partir tôt mais il tenterait d'être là pour dîner. 
La journée scolaire se passa sans encombre, avec une certaine lassitude Elisabeth rentra chez elle, la nuit tombait sur les rues de la ville. Ce rêve ne cessait de l'obséder, là-bas elle avait une vie bien plus trépidante. Mais aussi terrifiante...
Elle fut sorti de ses rêveries quand la main d'un inconnu la tira sur le coté dans une ruelle à laquelle elle n'avait jamais fait attention. C'était un homme encapuchonné, il la cogna au visage et elle fut déstabilisée. Cela suffit à l'homme pour étouffer ses cris en enfonçant un épais mouchoir dans sa bouche.  Il commença à déchirer ses vêtements et à défaire son pantalon. L'humiliation, la peur, la douleur la déchirait. Ses yeux cherchait tout au tour d'elle un quelque chose qui puisse l'aider. Soudain, elle aperçut dans le détachement de la ruelle la présence d'un passant qui regardait. Elle tenta de se débattre encore plus et par des signes et des cris étouffés appeler à l'aide. 
L'homme mit du temps à réagir mais finalement s'avança. Le violeur arrêta un instant de labourer l'innocence et la candeur de la jeune fille. Mais avec horreur, l'étranger se mit à sourire alors que l'autre reprenait ses brutaux coups de reins. Et le nouveau venu se joignit à la danse. Le temps s'écoula à tel point qu'elle n'eut plus la force de lutter. Alors en vint un autre, et un autre encore. C'est tard dans la nuit qu'ils la laissèrent au milieu de cette ruelle. Saignante. Souillée. Brisée. 


Elle se réveilla dans un lit d’hôpital. Son père en larmes parlait avec Nathanaël, l'homme de son enfance. Il pleurait sur son épaule et les deux s'éloignèrent. 
La nuit suivante, l'infirmier qui s'occupait d'elle la toucha pour la première fois. Pendant la semaine de convalescence au cours de laquelle son père ne vint jamais la voir, ses journées n'étaient que d'éternelles attentes à se demander quelle horreur le corps hospitalier allait lui faire subir. 


Quand elle put enfin sortir, c'est un homme qui se présenta comme un collègue de son père qui la ramena chez elle. Son foyer lui sembla enfin le premier endroit protecteur depuis des jours. Elle dormit paisiblement cette nuit là. Elle sentit même le baiser chaud de son père qui lui souhaita bonne nuit. Le lendemain, ils déjeunèrent silencieusement. Il respectait le silence qu'elle s'accordait sur le drame. Ils étaient heureux d'être enfin réunis. 


Mais comme dans tout drame horrible, un troisième acte terrible vient toujours clore la tragédie. 
La porte fut défoncée et en un instant six hommes armés déboulaient autour d'eux. Ils tabassèrent son père et menacèrent de crever les yeux de sa fille s'il ne se rendait pas. Ils l'attachèrent à une chaise alors qu'ils allongèrent et bloquèrent la jeune fille nue sur la table de la salle à manger. 
Cela recommençait... Elle allait être humiliée une fois de plus par la sauvagerie des Hommes, de ces bêtes qu'elle ne pouvait qu'haïr. Ils allaient lui faire ça devant son père, non elle ne pouvait s'y résoudre... Mais aucun des agresseurs ne défit ses vêtements. Ils les bâillonnèrent tous deux.
Ils la laissèrent nue devant son père pendant toute la journée. 


La lune éclairait la scène immobile désormais quand une voiture s'arrêta et qu'un homme entra. C'était l'homme pour qui travaillait son père... Il regarda la scène avec un visage impassible, il détacha Alexander, plongea son regard dans le sien et puis laissa siffler ces mots : maintenant, tu vas féconder ta fille...
Telle une marionnette, le père aux yeux révulsés se dirigea vers corps horrifié de sa fille alors que la plus répugnantes des nuits allait commencer... 

Quelques instants à peine s'étaient écoulés quand Phosphoros dut faire face à un problème qui avait tardé à se présenter. Il se plaça derrière la jeune femme encore en pleine illusion. Qui sait combien de temps ce sinistre scénario se répéterait-il ? Encore quelques semaines à être engrossée par son père et les hommes de Nathanaël ? Un an ? Le restant de sa misérable vie entourée des bâtards incestueux issus de son ventre maudit ? Cela ne dépendrait que la volonté de la jeune humaine mais cela resterait à jamais graver dans sa mémoire...

_________________


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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Mer 15 Oct - 15:20

Contrairement à ce que je pensais rien ne me fut fais, mais cela ne me rassura aucunement. Bien au contraire. Je sentais la pluie battante ruisseler sur mon corps nu et frigorifié. L'odeur de l'essence en combustion qui se mêlait à celle du sang me donnait la nausée. Qu'allait-il me faire maintenant ? Qu'est-ce qu'il avait prévu pour moi ?

Je me réveillais en sursaut et vit que je me trouvais dans mon lit. Je fis le tour de la pièce de regard et remarquai que j'étais dans ma chambre. Quel cauchemar horrible ! Il fallait vraiment que j'arrête de regarder des séries sur les vampires et compagnies. Je m'habillais rapidement et partit en cours. Papa ne devait rentrer que ce soir. Ma journée se passa des plus normalement au possible et ce fut avec une certaine lassitude que je rentrais à la maison. La nuit était déjà tombée, mais connaissant le chemin par coeur, je me perdis dans mes pensées. Le rêve que j'avais fais m'obnubilait et même si la vie que je vivais dans ce dernier était effrayante, elle était plus trépidante que celle que je vivais réellement. Perdue dans mes pensées, je ne pus prévoir ce qui allait arriver. Je me sentis agripper et tiré dans une ruelle que je n'avais jamais vu jusqu'à présent.

L'homme me donna un coup au visage qui m'étourdit assez pour lui laisser le temps de me mettre un mouchoir dans la bouche. Je me retrouvais alors assez vite dénudé par ce dernier et jeté à terre. Comprenant la situation, je commençai à réellement avoir peur. Ce fut avec horreur que je vis mon agresseur descendre son pantalon et s'allonger sur moi. Je le sentis entrer en moi et poussai un cri de douleur, étouffé par le mouchoir, lorsqu'il me pénétra, me volant ainsi ma virginité et mon innocence. Ce monstre commença à me labourer avec violence alors que des larmes commençaient à rouler sur mes joues. J'essayai de me débattre, de trouver un moyen de m'enfuir lorsque je vis quelqu'un nous regarder. L'inconnu mit un certain temps à arriver et mon agresseur s'arrêta.

Mais alors que j'espérai une aide de cet inconnu, je vis ce dernier sourire alors que mon violeur reprenais son assaut bestial. Pire que tout, le nouvel arrivant se joignit à lui et me fit subir tous les outrages inimaginable. Alors que je pensais avoir subit le pire, d'autres hommes se joignirent à mes deux premiers agresseurs. Cela en devenait si insoutenable que je ne pouvais plus lutter et devenait une poupées de chiffons offerte à leurs plaisirs sexuels. Lorsque je repris conscience, je me trouvai dans un lit d'hôpital. Je vis mon père pleurant, parler avec un homme que je reconnu comme étant Nathanaël Pearson. Il ne me regarda même pas et sortis de la chambre. Moi qui pensait que tout était terminé, je fus vite déçu le soir même. Visiblement, l'infirmier qui s'occupait de moi avait décidé de me faire part de ses faveurs sexuelles. L'enfer reprit alors et dura tout le temps de mon hospitalisation. Chaque jour, je me demandais ce que le personnel hospitalier allait me faire subir lorsque la nuit tomberait.

Ce fut donc avec un certain soulagement que j'accueillis ma sortie de ce lieu maudit. A ma grande déception, ce ne fut pas mon père qui m'attendait, mais un collègue à lui. Je fus déçu, mais ne dis rien pensant qu'il avait du travail. Je retrouvais avec soulagement ma chambre et me glissais avec délice dans les draps blancs de mon lit. Je pris ma peluche préférée contre moi et me laissa aller enfin à un sommeil réparateur. Je ne pus m'empêcher de sourire lorsque je sentis mon père venir me faire un baiser sur le front et me souhaiter bonne nuit.

Le lendemain, j'eus l'impression que la vie redevenait normale même si je n'avais pas envie de parler de ce qui c'était passé dans la ruelle ou à l'hôpital. La quiétude que j'avais espéré durant tous ces jours sombres était-elle enfin là ? C'est ce que je pensais. Mais une fois de plus, le destin ou la fatalité en avait décidé autrement. Six hommes défoncèrent la porte et entrèrent dans la maison. Je vis alors mon père se faire tabasser sous mes yeux. Puis tout recommença. Je me retrouvai nue attaché sur la table, pensant que ces monstres allaient de nouveaux assouvir leur instinct bestial comme les animaux qu'ils étaient. Mais il n'en fut rien. Ils me bâillonnèrent et me laissèrent ainsi toute la journée. J'avais honte de me trouver ainsi devant mon père sans pouvoir faire quelque chose.

Les heures passèrent et la porte s'ouvrit de nouveau. L'homme pour lequel mon père travaillait entra et se dirigea vers lui. Il le détacha et je ne pus croire l'ordre qu'il lui donna. Il voulait que je me fasse pénétrer par mon propre père. J'essayais de me débattre, mais je ne pouvais pas bouger. Ce fut donc avec horreur que je vis mon père s'allonger sur moi, me pénétrer et commencer ces va et vient violent m'arrachant des cris de douleurs et des larmes d'humiliations. Puis ce fut au tour des hommes de Nathanaël. J'essayais de me persuader que cela était un cauchemar, que j'allais me réveiller. Quelque chose au fond de mon esprit me susurrait que je devais résister, que mon père et Nathanaël n'était pas ainsi. Mais cela avait tellement l'air réel. Je sentais la douleur mêlé au plaisir causé par les multiples pénétrations puis à l'enfantement des bâtards de mon père. J'essayai de me persuader que tout cela n'était pas réel, mais je n'y arrivais pas. Combien de jours, de semaines, d'années cela dura ? Durant combien de temps je fus l'objet des désirs de ces monstres ?

Finalement mon esprit brisé essaya de nouveau reprendre le dessus et ce fut avec un très gros effort de volonté que je pus rompre l'illusion provoqué par Phosphoros. Je réalisais enfin que je me trouvais sur la colline, nue et la pluie ruisselante sur mon corps frigorifié. Le vampire se trouvait derrière moi et je tremblais de tout mon corps. L'horreur et la terreur pouvaient se voir sur mon visage et se lire dans mes yeux. J'essayais de bouger, mais mes jambes refusaient de me porter. J'essayai de comprendre où je me trouvais, les images de ce que j'avais vécu étant encore très présente à mon esprit. Je me sentais souillée et humiliée. Je me demandais si cela m'étais réellement arriver. Des bruits se firent entendre au loin, mais je ne réagissait plus. Mon esprit était brisé par ce que je venais de vivre et je n'arrivais plus à faire la différence entre la réalité et la fiction. Je ne faisais que trembler et laisser les larmes rouler abondamment sur mes joues.
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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Dim 19 Oct - 20:15

Cela devait être la conclusion d'un enfer. Mais d'une sombre nouvelle tout pouvait encore se jouer. En haut de ma tour à énumérer la suite d'échecs et autres déceptions, voila que je doutais moi Narcisse de me féliciter véritablement. J'avais pourtant crée un empire d'image, contrôlant la cité des Anges comme un directeur de prison. J'avais le pouvoir du Sénéchal, j'avais la suprématie de mes miroirs, j'étais l'éphèbe intouchable. Pourtant je sentais vaciller l'armature si solide de ma tour, un éclair divin et tout pouvait s’écrouler. Ces dernières lunes j'avais compris que toute ascension s'accompagnait de faiblesse politique. Si j'étais sorti grand vainqueur de la grande braillerie des Sages, je collectionnais désormais certaines inimitiés gênantes. En cause de ma jeunesse, de ma lignée, me voila observé et chacune de mes décisions sera disséquée, critiquée. Pourquoi ne pas vouloir ma chute ? Moi qui fragilise le camp des masques, moi qui m'attire les foudres du fou en capuche. Moi qui prend le pari de la modernité, moi qui à compris que l'humain symbolisera toujours ce qui nous fait défaut, le futur. Nous vivons au crochet du présent, comme une sangsue s'accroche à sa victime. Pitoyable créature... Les raisons étaient nombreuses, je demeurais un élément qui est monté trop vite. Trop de succès brûle les ailes. Alors comment pouvais-je réagir aux mots de mon lieutenant.

"Monseigneur, nous avons une nouvelle urgente. Le mouchard placé sur miss McHalley semble indiquer une position et un chemin qui diffère de notre protocole."

Évidemment... En maniaque de la protection je ne pouvais laisser la jeune humaine sans corde invisible. Elle représentait ce que le Prince voulait en descendance, elle était mortelle, précieuse.


"Avez vous effectué une mesure de surveillance via les Miroirs. Ou via Echelon ?"

Echelon ce système américain de détection de toute activité électromagnétique et d'acquisition des données nous était précieux. La Camarilla était reine pour comprendre et investir dans ce genre d'utilité.

"Une présence à été confirmée, celle du Priscus. Les autres personnalités sont inconnues, il s'agit d'un enlèvement Monseigneur."


Ainsi la série noire devait se poursuivre. Voila ce que je risquais, après le meurtre d'un juge, je devais faire face à la possible fin de la pupille du Prince. Cela n'était même pas envisageable, cela était clair je ne possédais guère de temps. Mais enfin une opportunité m'était offerte gracieusement. La chance de pouvoir déclarer une guerre comme je les aime, impitoyable et propre. Je rêvais déjà d'un succès, mais au delà du narcissisme il ne fallait pas oublier que mon titre se jouait en cette lune. Alors je m'accordais une minute de réflexion. Marchant encore et encore, à manipuler deux billes de métal enfin je pu me prononcer sur la sanction.


"Sont-ils encore en mouvement ?"

"Oui Monseigneur."

"Procédé à notre nouveau système intervention, utilisez Lux. Équipe au sol, couverture avec notre puissance de feu. Tracez le signal, poursuivez les, attendez mon ordre avant de lancer l'assaut. Rapidité et efficacité, je ne veux aucune mauvaise presse car il nous faudra lever nos protections informatiques durant l'opération. Je prends personnellement le commandement. Et pour nos hommes, je veux des brujahs, je veux que notre clan se venge. Faite passer le message ce soir, c'est la revanche."


***

Je suivais la procédure en directe et depuis quelques minutes notre traceur avait finalement arrêté sa course. Le Sabbat semblait avoir choisi un endroit plutôt tranquille, cela était parfait. Quand Phosphoros allait-il comprendre qu'il ne pouvait que échouer, l'humain, le futur était bien plus puissant que son misérable crédo. Allait-il enfin ouvrir les yeux ? Ce soir je voulais me faire un plaisir d'éduquer ce pauvre homme. Ce soir, je devais incarner son bourreau.

Mais voila que Phosphoros avait donné rendez vous loin de mes miroirs, j'étais encore incapable de confirmer sa présence, même si je ne pouvais que parier sur ce fait. Aussi, aucune nouvelle de miss McHaley, si elle était morte je me faisais la promesse d'executer ces monstres. L'arrivé du général fut dans le silence et la discrétion. Notre charge ne devait point se faire attendre, un éclaireur pouvait très bien révéler notre position. Il suffisait d'attendre que tout le monde se positionne, il suffisait d'attendre le ciel. Une météo pluvieuse n'arrangeait point Lux, dommage le système allait souffrir de quelques handicaps. Donnant quelques ordres du geste, je plaçais ainsi mes pions. Une quinzaine de sage assoiffé de vengeance. Vint ensuite la réponse du ciel. Bourdonnement au lointain, le bruit se fit plus nette au dessus de nos têtes. Trois hélicos passaient, trois hélicos fonçaient vers le sombre culte. En considération de miss McHalley, je n'avais donné qu'un ordre.


"Éliminer Phosphoros."

Ainsi les trois hélicos portant Lux dépassèrent notre chemin, en croix avec notre force ils se positionnèrent autour de la colline. Soudain une lumière fut projetée, aveuglante et divine pour les croyants. Une lumière si puissante, une lumière formant un dome, un soleil en pleine nuit. La pluie génait l'éclat de cette merveille de technologie, voila ce que ma tour pouvait créer, le soleil d'un simple clic. Je croyais en la science, je croyais en cette sagesse, l'innovation pour se parfaire. Tout était révélé, les morts, les hommes à genoux et ces monstres qui criaient au mal de ce feu qui commençait à déchirer leur peau. Mais aucune fuite, car d'une lumière rouge un de mes sniper venait d'une balle explosive abattre un vampire en pleine course. Ainsi d'un pas de comète j'initiais la charge des miens. Une dizaine de brujah armé de lame, tous équipés d'un long manteau noir imperméable aux misères de Lux. Moi même j'avançais ainsi, en moi grandissait déjà l'impression de victoire. Fléaux noirs en une tempête de lumière, mes pions abattaient les cibles comme une des herbes coupées à la faucille. Toujours protégé de Lux et d'une artillerie qui faisait pleuvoir le feu sur les têtes. Ainsi je me retrouvais face au vieux conseiller. Moi le jeune général au katana qui ne voulait que trembler. Moi qui demandait sa tête pour parfaire mon début de règne. Ainsi de la silhouette de ténèbres, je m'adressais ainsi à ces futures cendres.


"J'aurais aimé vous apprendre, des siècles gâchés à demeurer dans le passé. Appréciez le futur. Le Porteur de Lumière ne devrait point craindre ce que je lui offre. Simplement... Mourrez."

Un ordre qui commandait à deux ombres de se déplacer avec vélocité, deux sages courant à une vitesse folle lames au poing. Pour moi la fin pouvait être proche. J'avouais une faiblesse, dans mon obsession à tuer le conseiller, j'avais oublié la Pupille.

_________________

Le coeur n'aime pas s'il ne voit point de beauté.



Dernière édition par Neji d'Emiya le Ven 31 Oct - 13:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Dim 19 Oct - 21:50

Fiat Lux et lux fuit...

Une lumière aveuglante couvrit la scène, les enfants de la jeune meute entrèrent pour la majorité en Rötschrek mais le Priscus semblait rester immobile. Il fixait avec défi la toute puissante technologie qui l'acculait ici bas. Sa main posée sur l'épaule tremblante de la jeune femme nue ne bougea pas d'un pouce quand ses pions furent descendus. 
Une horde de Sages se précipitèrent sur lui, des anges déchus venus pour le renvoyer dans l'enfer dont il a été craché. Une horde de bourreaux descendus du ciel dans la lumière de YHWH, le créateur, Jéhova le Tout-puissant. Celui dont la seule volonté fit la Lumière et le Monde. 
Le Père de tout caïnite puisqu'il est celui qui a fait de Caïn, son plus grand serviteur, un vampire. 
C'était donc Ses envoyés qui venaient replacer le démoniaque Phosphoros à sa place de monstre. 
Deux bourreaux se jetèrent sur le Ravnos décidés à le détruire et effacer sa souillure du monde. 

Les lames tranchèrent chair, tissus et os. Une gerbe de vitae servit de manteau pourpre à la pupille du Prince alors qu'une pluie de pétales liquides recouvraient son corps. 
Les parties détachées de son corps vinrent mollement s'effondrer au sol. 
Un court instant c'était comme si le temps s'était arrêté, la Camarilla victorieuse en une seule nuit. En un seul éclair de génie, le plus ancien sabbatique de ces terres venait de tomber. 
Oui c'était évident pour tous, le corps tombait, tombait au sol, il allait gésir ici au milieu de cette clairière d'enfer, de feu, de sang et de mort. La pluie, les larmes du Tout-puissant laveraient les péchés commis faussement en Son nom. 

En Son nom ? 
Qui avait dit que le Dieu que prêchait Phosphoros était un Dieu de bonté et de justice  ni même le dieu vengeur des juifs encore moins la divinité bienveillante des chrétiens. Non, celui au nom duquel Phosphoros faisait allusion dans ses prêches, celui qui était son "Père" n'était pas Ce Dieu.
C'était un Dieu multiple d'harmonie et de vengeance, une divinité de création et de mort, de début et de finalité, une transcendance du Cycle. 
Il se nourrissait dans ses veines fécondes de son sang omnipotent et lui donnait la force et la sagesse de rétablir l’Équilibre. Il était le Juge et ces pathétiques enfants étaient les condamnés...

Le corps percuta le sol et éclata en une marre de sang. Le monde se troublait autour des Brujah alors que la réalité leur apparaissait lentement. 
La clairière s'était vidée, il ne restait que les corps des humains violés et exsangues. 
La lune pour seule spectatrice contemplait la troupe camariste et leurs hélicoptères quand une première détonation vint percer le calme qui venait d'écraser la scène. 
Un hélicoptère s'ébranla et alla en percuter un autre alors que son pilote venait de recevoir un cartouche de Barrett M82 calibre 50 dans le visage. 
Le tir fut immédiatement suivi d'un autre qui vint faire éclater le bras d'un des brujah qui avait tenté d'abattre le Priscus. Des munitions anti-chars explosives canardaient l'équipe d'intervention.

Depuis sa position de l'autre coté de la vallée, Demyan qui avait usé de célérité pour rejoindre le poste de tir prévu par son maître commençait à aligner les Brujah comme des vulgaires cibles d'entrainement. Le Maître n'avait pas  choisi la clairière simplement car elle était excentrée, son autre avantage était qu'elle était parfaitement à découvert pour un tireur embusqué situé comme il l'était. Il s'occupa bien vite du dernière hélicoptère se préparant à toute éventuelle arrivée de camariste dans son dos. Le prolétariat se vengeait enfin de l'oppression de ces foutus bourgeois camaristes. Se retrouvant une nouvelle fois sur le front d'Atlanta, il se rappelait le plaisir de faire disparaître cette engeance opprimante. Il vengeait en cette nuit la perte de New-York...

Mais le piège ne s'arrêta pas de se refermer. Les sabbatiques positionnés  derrière les brujah les lapidèrent de grenades au phosphore blanc. Ces petites merveilles étaient très vite devenues les préférées du Ravnos. Lors de ses déplacements derniers, il s'était procuré plusieurs caisses de ces dernières auprès de membres corrompus de l'Aman, la section militaire du Mossad israélien. 
Le phosphore blanc produisait des explosions chimiques extrêmement incendiaire tout en dégageant un épais nuage de fumée blanchâtre opaque, de plus l'explosion en elle même créait un flash aveuglant d'une terrible violence.
Les ordres avaient été clairs. Quand le message du corbeau serait délivré, ils se replieraient pour attendre les camaristes alors qu'une illusion (chimérie 4, permanence) répétant la scène de violence se produirait dans la clairière. 
Phosphoros se tenait bien derrière Elisabeth, sur cela il n'avait pas bougé mais c'était elle-même qui avait été déplacée. Durant son délire, il l'avait fait mettre en arrière. Qu'elle puisse observer la scène de ses sauveurs en feu.
Le Priscus la saisie à la gorge de sa main puissante, sortant ses crocs prêts à lui ouvrir la carotide si un quelconque brujah était assez vif, ou assez stupide pour tenter quoique ce soit contre lui. 

Désormais le feu que l'arrogant brujah avait cru déchaîner sur la petite meute incendiait la clairière. Ce ne serait pas les flammes de sa technologie ultra moderne qui aurait faim des caïnites mais le porteur de lumière chimique : le phosphore. Ironique...
Cela fit sourire le Pricus. Alea et jacta est... Fiat lux et lux fuit ahahahahahaha


Info de RP:
 

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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Mar 21 Oct - 10:21

Protégés de Lux, mais hommes étaient habillés de capes spéciales ainsi dès les premiers contacts ils pouvaient résister au nuage blanc. Du moins assez longtemps pour qu'un ordre puisse être donné, un mouvement stratégique. Inutile de continuer à avancer, nous étions tombés en un malheureux piège. Amère aveux, loin de mes Miroirs Phosphoros avait un avantage. Lux partait en fumée, écrasé au sol les trois hélicos s'étaient auto-détruit. Ne pas recréer le drame de Carthage, à terre même encore en vie les goules et l'arme prirent le chemin de l'auto-destruction. Aucun ennemi ne pouvait mettre la main sur Lux. Le Sabbat était derrière nous... Ils avaient fait une erreur de positionnement. La totalité de mes snipers étaient encore en vie, de la charge manqué seulement trois guerriers étaient tombés. Trop véloces, protégés par les capes noires nous ne pouvions chuter aussi facilement. Et le nuage... Ce n'était rien, car un vent se leva, deux célérités au niveau le plus haut, d'une tornade il n'y avait plus rien. Mieux que cela, les dernières grenades d'un vent contraire tombèrent aux pieds de l'ennemi. Révélant de leurs véritables cries les précieuses positions. Moi je me trouvais générale au milieu de vampires humiliés, je leur avait promis une bataille valeureuse, on s'était moqués de nous. Par une astuce malsaine, d'un mauvais gout qui réveillait la colère et la folie. La charge devait être donnée... Les monstres allaient payer. Car les plus vieux étaient debout et pour information, j'étais loin d'être le plus vieux de cette troupe.

Sans considération du sang perdu, des célérités de haute ampleur foncèrent là ou les cris avaient déchirés le ciel. Victimes de leurs propres grenades ces enfants couinaient, leurs mains plaqués en leurs yeux douloureux. Eux ils n'étaient pas protégés, ce n'étaient pas des guerriers, ce n'était qu'une bande d'amateur. Les premiers, il suffisait de leur trancher la tête, il n'y avait pas de résistance. En proie à la rage, mes forces savaient dans la douleur de leur égo ménager leurs frappes. Moi en avant il semblait qu'encore une fois rien ne puisse nous arrêter. Excepté le nombre. Sept contre une bande innombrable, sept contre une horde de monstre aux talents guerriers plus que fluctuant. Nous pouvions croiser le néonate imbécile, ou un égal. Bloqué dans mon avancé vers Phosphoros, je pu seulement compter sur mes tireurs embusqués, changeant leurs canons de direction, trois éliminaient par des tirs fatals les résistances trop vivaces. Les deux autres s'occupaient de maintenir occupés le tueur de mes hélicos. Changeant à chaque fois de position, mes tireurs adoptaient une stratégie de recul efficace.

Nous étions si proches de notre objectif, cette fois plus de moquerie. Une bataille sanglante s'annonçait, nous étions loin des guerres d'influence politiciennes. Là nous étions au milieu du vortex du sang et de la souffrance, la guerre, la vraie, l’exaltante. D'un regard exterieur, on pouvait apparaitre comme les justes, les paladins, nous combattions le mal en sa plus simple expression. Merveilleux combattant de l'ordre et de la justice, sept chevaliers contre l'impie. En vérité nous n'étions que d'autres monstres, représentant d'un autre mal, un mal qui parfois peine à s'assumer. Sans doute quelques guerriers saints étaient tombés, mais d'un coté ou de l'autre les pertes étaient conséquentes. Moi j'avais perdu les prototypes Lux. Trop de mes frères avaient chutés... Le Sabbat avait quasiment perdu une meute.

Enfin je venais d'éliminer une vampire aux cheveux rouges, d'un duel ou nos lames se croisèrent c'était l'adversaire qui m'avait donné le plus de mal. Je ne comptais plus les blessures, mais un samourai éprouve de l'honneur à mourir sur le champ de bataille. Elle me pensait noble à fuir à la moindre difficulté, j'étais noble à me nourrir des difficultés comme une force. Finalement sa tête roula séparé de son corps. Ainsi me voila en sang, le katana épuisé des nombreuses entailles dont il est l'auteur. Encore debout, il semblerait qu'une simple frappe me fasse tomber. Mais je suis là devant Phosphoros... Constatant une victoire amère, il me faut finir cette intervention.


"Relachez la !"


Ces simples mots, alors que la fureur et le sang continue à se répandre derrière moi. La fin de cette lune rouge semble bientôt se terminer.

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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Mar 21 Oct - 18:37

Les Junkies Blower avaient été rejoints par la meute texane Brujah des 12 Cavaliers et la meute sauvage du Placenta de l'Ancêtre une macabre assemblée d'anti-tribus malkaviens et toréadors dirigés par la main de fer de la Ductus Lasombra Fiorella D'unho. 
La vingtaine de sabbatiques semblaient pourtant bien faible face à l'impressionnante tempête de rage déployée par les Brujah de Los Angeles car il ne faisait aucun doute que le Sénéchal avait amené la fine fleur de son clan. Les Sages étaient brutaux et élégants, des machines à tuer forgées dans le fer et l'honneur. Certains étaient sans doute des anciens pour bénéficier d'une telle célérité. 

L'un des plus véloces arracha la tête d'un malkavien et réduisit de son sabre un toréador en monceau de chairs avant que Demyan n'eut pu ajuster parfaitement son tir. 
Les Brujah étaient rapides, fort et même d'une grande endurance. Célérité, Force d'âme, Puissance. Le cocktail parfait du guerrier immortel. Mais il semblait manquer à cet ancien un don qui lui aurait évité une triste fin : l'Augure. 
Si ses sens avaient été exacerbés par l'Augure, il aurait pu éviter les trois munitions de projectiles anti-chars explosives qui lui perforèrent le buste, le coeur et le crâne. Les cendres étaient la monnaie des perdants. 
Mais pour un Brujah perdu, c'était le double ou le triple de sabbatiques tués. Cependant Phosphoros restait immobile avec sa captive. Il souriait et observait le Maya rétablir l'équilibre par la mort d'autant de démons immortels. 
En parlant de démon, un tzimisce étonnamment courageux réussi à porter sa main sur un des croisés de Neji, son touché démoniaque fît éclater le ventre du caïnite alors que sa cage thoracique s'ouvrait en offrande à la torche d'un des 12 Cavaliers.
12 Cavaliers au nombre bien amoindri par le talent d'épéiste du Sénéchal, le Bushido était entre les armes d'un brujah une discipline dévastatrice. 
Mais soudain l'avancée brujah fut stoppée, les tirs des snipers ne les soutenaient plus, ils avaient disparu dans l'ombre... Fiorella et la prêtresse des Junkie Blowers devaient avoir étendu leur nappe d'encre sur les positions des tireurs avant de les détruire. 
Mais surtout un individu imprévu par les Brujah venait de repousser les assauts simultanés de deux de leurs meilleurs guerriers. 
Un homme à la corpulence prodigieuse, immense, semblable à un roc était planté à quelques pas de Phosphoros et tenait dans sa main un espadon* immense dégoulinant de Vitae. Il portait des habits légers percés par des coups de lames mais sa peau semblait intacte en dessous. Son Aura était en ébullition. Il se tourna vers Phosphoros et lui sourit : 
- Grand Maître, dois-je tous les massacrer ? 
 
Le plus choquant chez l'immense créature était la présence d'un œil rouge et ouvert au centre de son front. Il comprit alors à qui il avait à faire : Abariel, l'ange de la résilience. Un salubrien anti-tribu qui avait rejoint le Sud des Etats-Unis au cours du XIXème siècle. 
Il ignorait jusque là qu'il avait rejoint la meute des 12 Cavaliers mais il était heureux de voir un ange exterminateur apporter sa fureur de paladin contre ces brutes brujah. 
D'un hochement de tête, l'immense soldat de Fortitude et de Puissance se jeta sur ses ennemis avec une vélocité égale à ses adversaires. 
Quand le temps viendrait, Phosphoros lui ordonnera de se replier, un combat face à ces deux Brujah allait inutilement épuiser le Salubrien. 

Il vit alors sortir du chaos le Sénéchal qui s'avançait d'un pas décidé. 
Il le laissa s'approcher jusqu'à ce que deux tentacules vinrent lui faire obstacle et tentèrent de le perforer comme l'aurait fait les 12 Cavaliers d'une donzelle sans défense. 
Ce n'est qu'alors que Phosphoros plongea ses crocs dans la nuque de la jeune femme, labourant sa chair, évitant la carotide. Il la ferait se vider lentement de son sang...

C'était le signal pour Demyan qui tira alors une unique balle explosive bien derrière les rangs des survivants du Placenta de l'Ancêtre. Une conflagration aveuglante et brûlante envahi alors la scène alors que la caisse de grenades à phosphore blanc à peine entamée explosa percée par la balle anti-char du Barrett. Des gerbes de flammes ravagèrent les rangs épars des Brujah et des survivants Sabbatiques. 

Phosphoros jeta le corps blessé de la jeune femme et son esprit brisé en direction de Neji dont les adversaires tentaculaires se consumés dans les flammes du brasier. 
Laçant un appel télépathique au Salubrien, le Ravnos puisa dans sa puissante vitae pour disparaître** dans la forêt en flamme. 
Le paladin saurait le retrouver...


Indications:
 

_________________


Et la musique brûlait en eux... Les flammes dansaient dans leurs veines... L'ombre dormait dans leur couche... La vie se consumait dans leur sourire...
Porteurs invisibles de la lumière noire.
Et Ils allaient obscurs sous la nuit solitaire.
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Elisabeth McHalley
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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Sam 25 Oct - 15:15

Tout ne fut que chaos et désolation autour de moi et mon corps refusait de bouger. Je voyais d'autres vampires déferler dans la plaine et su ruer sur les sbires de Phophoros. Mais je ne savais plus si ce que je voyais était réel ou pas. Je n'arrivais plus à faire la différence entre les deux "réalités" que je vivais et avait vécu. Laquelle était la plus enviable ? Je ne pouvais pas le dire. Dans l'obscurité de mon esprit, j'entendis deux mots "relâchez la". Est-ce que Nathanael avait envoyé quelqu'un pour me sauver des griffes de ce fou ? Ou est-ce que j'allais subir ce que j'avais vu dans cette sorte de rêve éveillé ? Je tournais alors la tête vers celui qui venait de parler. Je ne le connaissais pas, mais il en imposait par sa présence. Des larmes roulères alors sur mes joues quand enfin je réalisais qu'il était réellement là pour me sauver la vie, me tirer de cet enfer. Pourquoi mon tuteur ne m'avait-il pas parler de cela ? Pourquoi m'avoir cacher cette facette de la vie de la nuit ? Je n'avais pas été préparé à cela. Je ne comprenais pas pourquoi ce Phosphoros m'avait enlevé, pourquoi il m'avait fais subir tout cela et surtout comment il avait fait.

Puis d'un coup, je sentis Phosphoros m'agripper et s'approcher de ma gorge. Je sentis alors ses crocs se planter dans ma nuque et labourer ma chair. Je ne pus m'empêcher de pousser un cri de douleur mêler à de la terreur. Je sentais alors le sang couler sur mon épaule et se répandre petit à petit sur mon corps nu. Puis je fus projetée en direction de l'homme venu me sauver. Ma vision se troublait peu à peu et je sentais la vie me quitter petit à petit. Allais-je rejoindre mon père au paradis ? Je n'étais pas particulièrement croyante, mais j'espérais qu'il y avait quelque chose après la mort, un lieu où plus rien ne pouvait nous arriver et où l'on serait en sécurité. Je regrettais juste de mourir avant d'avoir pu élucider le meurtre de mon père et put mettre les coupables devant la justice...enfin si ces derniers étaient humains. Comment avait-il pu vivre dans cette vie sans jamais m'en parler, ni que je suspecte quelque chose ? Mais bientôt toutes ses questions que je me posais n'auraient plus raison d'être.

Après tout, j'allais enfin retrouver mon père. Cette seule pensée apaisa un peu mon esprit brisé alors que je perdais définitivement connaissance, commençant à m'en aller pour un monde meilleur et surement plus agréable que celui des vivants. Maintenant plus rien n'avait d'importance, tout ce que j'avais vécu n'avait plus d'importance, leur monde n'avait pas besoin de moi. La nuit éternelle emplit mon esprit. Je n'avais plus mal, je n'avais plus peur, je ne ressentais plus rien. J'allais bientôt connaitre une paix éternelle.
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Neji d'Emiya
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MessageSujet: Re: Voler le jouet du Prince [PV avec Elisabeth]   Ven 31 Oct - 13:41

Les flammes devaient nous consumer, moi le général je ne pouvais survivre à mon armée. Cétait la promesse d'un souvenir qui allait me hanter pendant l'éternité, aucunement je ne pouvais de tolérer d'exister ainsi. Phosphoros avait vaincu le clan brujah, mordu à mort la pupille du régent. Tout était vain... Mais alors que le mal ployait pour nous, alors que tout était noyé par la toxine fatale, rien. Une étrange caresse après la fureur et la promesse d'une mort douloureuse. Une barrière blanche et lumineuse nous faisait face, à nous tous, sabbatique comme camariste. Un mur blanc, comme si le temps avait suspendu la course de la mort. Je ne comprenais, tous, on ne pouvait comprendre. Pourtant c'était vrai et un petit être qui avançait allait certainement nous donner la réponse. Costume blanc, tenue bien soignée la personne ne semblait point s'émouvoir du spectacle proposé. Mieux, il était assez content du résultat.

"Eh bien... Nous avons bien fait d'interpréter la levée de vos protections informatiques comme une invitation de votre part. La prochaine fois, envoyez nous un pigeon, faite nous signe ce sera beaucoup plus efficace."


Lui, c'était Alistair Kaldwell, un vampire nain, très intelligent et évidemment Tremere. Le voir étrangement me réjouissait, bien qu'un pincement au coeur me rappelait qu'une aide venait d'être faite à mon clan, une dette était née. Car tout cela n'était que thaumaturgie, le gaz et l'explosion avait été solidifiée par cet étrange discipline de sang. Voila l'explication de ce mur blanc, voila qu'après la fuite du vieux prophète le clan des sorciers s'activait à achever les pions oublier.


"Pourquoi les garder, ils ne servent pas à grand chose vu leur état."

Je voyais le clan Tremere terminer dans le feu le travail de cette nuit. Il me semblait alors pouvoir compter mes survivants, peu, il y-en avait peu mais cela était suffisant, suffisant au vue de l'horreur qui nous attendait. Les plus vieux demeuraient encore debout, hagards de ne pas avoir été possédés par le nuage blanc. Les protections contre Lux tombaient en lambeaux, tout aurait pu finir ainsi. Le clan brujah n'avait point été détruit, nous avions subis un revers, nous avions une dette chez les Tremere. Mais nous avions fait gouté au prophète l'amertume d'avoir sacrifiés beaucoup d'enfants pour une poignée de brujah. Un acte de folie, un acte qui je l'espère fera vaciller son pouvoir. Il a cru que le clan brujah était seul, c'était une erreur. Une erreur qui au final était partagée, moi même je n'avais pas pris la peine de les contacter. Simplement avoir levés quelques protections au début des opérations avaient permis aux mages de technologie de pouvoir regarder la ou ils le pouvaient. Je n'avais guère d'espoir sur comment mettre la main sur Phosphoros. Le clan Tremere avait suffisamment à faire à éliminer les restes que de se risquer à poursuivre un fou. Une idée en cette fin de chaos m'alerta. Évidemment la jeune pupille du régent, offerte à la mort.

Ainsi je me précipitais vers l'endroit ou elle avait chuté. Je n'avais que faire de mon état, Phosphoros n'était point mort, il fallait au moins qu'elle vive. Là je recueillais son corps meurtris, l'examen de ses blessures m'apprenait que c'était la fin. Comme l'humain pouvait être beau et fragile. Comme je pouvais serrer dans mes bras ce corps adolescent dont la vie fuyait l'enveloppe. La question ne se posa pas et après tant de sang perdu je pu en sacrifier encore. Plutôt que de ramener un cadavre, le Prince pourra la revoir comme mon infant. Un acte dangereux, un acte qui demandait réflexion mais penser je n'en avais pas le temps. Alors j'inondais le sang des sages en ma bouche, puis d'un baiser je donnais le sang qui pouvait ressusciter. En elle se propageait déjà l’élixir maudit, bientôt Elisabeth allait pouvoir remarcher. Une sage allait naître, ma fille. Une enfant de l'ombre qui aurait besoin de sang à son réveil, malheureusement nous en avions si peu à disposition. Devant mon acte, un frère de sang traina jusqu'a nous le poids d'un humain encore vivant. Témoin de la scène son esprit était frappé de l'apathie, son esprit sans doute brisé à jamais. L'homme pouvait au moins servir de sacrifice, son sang pouvait nourrir une sage.

La moitié de mon équipe abattue, mais une sage naissait. Bienvenue dans la nuit, ma fille.

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