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 Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]

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Phosphoros
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MessageSujet: Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]   Sam 6 Sep - 11:53

" Wiedersehen mein alter freund." (au revoir mon vieil ami)

Le Stabsoffizier Maximus Karl Von Sträggle était une connaissance de Narot. Un ancien de la SS, Ventrue anti-tribu étreint au cours de la guerre des Duchés contre le Danemark. Engagé dans la SS afin de soutenir sa meute menée par un Tzimisce avide récupérer ses terres en Pologne, il avait du fuir l'Allemagne après la chute du IIIème Reich. Polonia, alors Archevêque de New-York l'avait aidé à quitter l'Europe et à s'installer en Amérique. C'est ce même Von Sträggle qui réussit à convaincre Narot à rejoindre le Sabbat. 
Il était de bonne intelligence de le contacter avant de rencontrer l'Infant du Cardinal. Cardinal qui avait accordé à Phosphoros son Templier : Demyan Aristark. 
Demyan, révolutionnaire énergique qui n'a su révéler au Priscus que peut de chose sur l'Infant de son ancien maître. 

Il faut vraiment tout faire tout seul...

Tu ne vas pas blâmer cet illettré de Templier ? C'est un saut mais un guerrier. Il obéit, il ne pense pas. Il n'est pas comme ces tortueux et machiavéliques Lasombra. 

Oh mais c'est toi que j'allais blâmer Narot... Entrer au service de ce Sabbat sans même tout chercher à connaître de ses dirigeants, connaître leur place dans les plans divins du Maya...

Monsieur n'avait qu'à rester éveiller s'il n'est pas content de mes performances artistiques car moi, Monsieur le moine, Moi j'ai travaillé dur pour venger le Sage. Moi j'ai œuvré à la Purification par l'Art de la Mort. Moi je...

Art ? Narot, tu oses parler d'art ? 

Mais oui mon bon Philippe. Oui je parle d'art. Te rappelles-tu quand enfoui dans les méandres de mon esprit tu as pu, spectateur, observer mon travail ? 
Les harmonies des agonies, les Crescendi des hurlements, les pas virtuoses des danseurs écorchés se traînant côté Jardin alors que côté Cour déambulait la horde démoniaque des anthropophages ?

Oui... Et nul art n'apparut en mon âme...

Non, nul art car l'art a vocation de n'être rien d'autre que l'expression. Tu n'exprimais par là rien. Tu ne faisais que jouer inlassablement ce morbide ballet. Tu jouissais de ta seule création sans en faire profiter au monde. Tu t'enfermais, Narot, tu n'es pas un artiste.

Il n'empêche que c'est grâce à moi que nous connaissons ce Von Sträggle et ce soir cela sert les intérêts d'Alexandre.

C'est vrai. Ce nazi nous a été fort utile. Alors vous autres, un peu de respect pour Narot car sans lui nous n'en serions pas là. 
Le plan avance, désormais avec la Dragonne archevêque, ils comprennent tous qui a le pouvoir. Ces Lasombra pompeux ont été suffisamment humiliés... ils le méritaient. Comme le disait Sacha, ces enfants Magisters méritent d'être remis à leur place. Avec Peacecraft loin et Aurelio disparut, il ne reste que l'infant du Cardinal. Un élément essentiel au plan du Régent et du Cardinal. Elle est désormais libre de ses mouvements sans craindre la trahison dans les rangs de son Clan car par nos divines insultes, ils se sont tous rassemblés derrière elle. Espérons qu'elle soit suffisamment intelligente pour réaliser le cadeau que nous venons de lui faire.

Peut-être... Peut-être que non. C'est un Ombre. Une Ombre blanche mais elle reste un Magister et son égo surdimensionné a du être blessé. C'est une enfant arrogante...

Nous verrons. Elle ne devrait pas tarder. 

La pièce embaumait les herbes, camphre, Daji, Di Ding et autres produits créaient une atmosphère lourde et odorante. Tout en réfléchissant (et discutant en son fort intérieur) dans la boutique apparemment close, Phosphoros laissait ses doigts parcourir les articles exotiques. 
Demyan était dans le coin droit de l'entrée, impassible, une statue d'airain. Immobile dans son incompréhension. Lui aussi doutait du Ravnos, jamais il n'avait vu pareils choix et directives prises par une haute autorité du Sabbat. Le ravnos était étrange et il se méfiait, en fait au fond il avait peur. Il préférait autant que possible rester éloigner de l'Ancien et de son horrible serpent qui slalomait au sol dans l'ombre. 

Le vieil herboriste attend derrière le comptoir en souriant, dominé par le Ravnos. 
Soudain ses yeux fixant la porte opaque étincellent, une ombre attend devant la porte. 

Ah, voilà...

Sans attendre que la porte ne s'ouvre, le Priscus chantonne : 

Tobt morgen der freudige Krieg... (la Guerre heureuse fera rage demain)

_________________


Et la musique brûlait en eux... Les flammes dansaient dans leurs veines... L'ombre dormait dans leur couche... La vie se consumait dans leur sourire...
Porteurs invisibles de la lumière noire.
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Lenneth Mahler
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MessageSujet: Re: Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]   Sam 6 Sep - 19:42

Je n'étais point matérialiste au point de rager sur l'état de ma voiture. Au contraire mon regard d'enfant se perdait au fil des rayures. Etrange comme procédé, de mon siècle on aimait s'envoyer des lettres, de ces jours on appréciait le confort d'un écran, mais jamais... Non jamais... Je n'avais été invitée de cette manière. Aucun impératif, aucune politesse, une simple adresse... Comme cela me faisait sourire, comme cette méthode pouvait égayer ma nuit ! Je souriais et maintenant je trépignais de découvrir la suite, qui était l'audacieux pour avoir osé me tenter ainsi. Évidemment je pensais au Conseiller ou à l'Archevêque, je penchais davantage pour le ravnos de l'ombre, je reconnaissais le trait d'humour de son clan. Au moins n'était-il point sourd aux frustrations de mon clan, au moins avait-il l'intelligence de vouloir calmer notre voix. Je reconnaissais bien le talent politique d'un Priscus, décidément sans cet homme Eléanore pouvait être fragile, si fragile. J'espérais qu'elle mesurait au moins la chance de l'avoir, de le posséder au moins temporairement en allié. J'appréciais les intelligences, malgré mon orgueil au moins je savais peser et applaudir quand un être brillant se présentait à moi. En montant dans la voiture, en rejoignant mon doudou mort voila que je pensais à cette rencontre. Voila que je nous imaginait converser, prendre plaisir du partage de nos obscurs plans... Et ce fut dans une attente impitoyable qu'enfin le moment était venu. Descendre de la voiture pour rejoindre l'adresse indiquée, évidemment un temps s'était écoulé. Nous étions la nuit qui suivait la cérémonie.

Ma Mimi n'avait point pu venir, tristesse, moi qui désormais avait pris l'habitude de sentir son ombre proche. Un manque, je souffrais d'une terrible carence, ma Mimi me manquait. Il n'y avait que mon valet noir pour réchauffer mon fragile petit cœur. Ce soir, j'ignorais le ton et l'objet de cette rencontre, cette nuit je ne voyais que la perspective de rencontrer un esprit intéressant. Une tête qui plaisait à mon père, une personne qui avait la confiance des hautes autorités de notre secte. Un plaisir que cette nuit sans lune... Moi la reine blanche voila que ma silhouette bravait de nouveaux ces rues infectes. Armée de mon ombrelle sautillant pour éviter les flaques d'eau j'atteignais enfin la porte. Vieille boutique qui ne méritait ma présence, endroit sans charme, lieu qui me fit grimacer... Je laissais alors le soin d'ouvrir à mon valet, freinée par mon jugement voila que je rechignais à entrer. Un pas, puis un second... Mais mon visage s’alluma aux premiers sons de cette mélodie. Mécanique, ne pouvant résister à l'idée de vouloir exprimer ses notes à voix haute. Comme bonjour, je chantai la chanson... Der Freischutz... Carl Maria von Weber. La voix d'une jeune enfant se fit entendre, claire comme du cristal. Comme je ne pouvais résister à cet appel...


Mein Sohn, nur Mut!
Wer Gott vertraut, baut gut!
Jetzt auf! In Bergen und Kluften
Tobt morgen der freudige Krieg!

Das Wild in Fluren und Triften,
Der Aar in Wolken und Luften
Ist unser, und unser der Sieg!
Unser der Sieg! Unser der Sieg !

Quelques pas de danses avait animé mon chant, petite poupée de porcelaine qui chantait la victoire, qui chantait la guerre. Comme je pouvais continuer à réciter cet opéra je m’arrêta en ce mouvement, le sourire aux lèvres, je n'espérais pas si bon accueil... Il en fallait peu, le ravnos avait flatté mon intérêt, il possédait mon écoute, une admiration naissante.

"Es freud mich dich endlich kennenzulernen." (C'est un plaisir de vous rencontrer enfin.)

Je m’arrêtai enfin à observer le décor, malgré l'ombre comment ne pas voir ce reptile en liberté et ce vieux fou derrière son comptoir.

"Pour votre première rencontre avec son Excellence Byron, vous l'avez emmenée au restaurant. Hum... Qu'avez vous donc prévu très révérant Phosphoros."

La question demeurait entière, je voulais ma part d'amusement, je voulais un gros gâteau de complot politique. Je voulais que l'on parle avenir et plan. Mais ici, le décor n'inspirait guère.

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MessageSujet: Re: Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]   Dim 7 Sep - 13:22

Le Franc-tireur... Oh il se rappelait quand pour la première fois il l'avait entendu. C'était à Berlin au Konzerthaus le 18 juin 1821. Herr Von Weber allait en cette nuit créer le romantisme allemand qui allait pouvoir siéger sans honte à coté des plus grands opéra italiens. 

A cette époque, la vie était plus simple... On voyait encore naître des chefs d’œuvres.

La voix enfantine et cristalline parvint aux oreilles de l'Ancien. Il avait fait mouche sans le savoir. 
Maintenant c'était évident... Une vieille ancilla du nom Mahler, elle aussi devait regretter cette période bénie. Par cette simple coïncidence la soirée prenait un tournant déjà agréable. Un sourire malicieux vint fendre le visage du Ravnos. 
Demyan se raidit. Ce sourire était annonciateur d'une soirée qui n'allait pas le laisser de tout repos. 
Voyant entrer l'archevêque il mit genoux à terre, par respect et par habitude à l'encontre de la fille de celui qu'il avait tant servi. 

Guten abend Fraülein. 

De l'allemand, toujours de l'allemand. Philippe était aux anges, Jean-baptiste voguait sur les mers de la nostalgie, Narot trépignait d'impatience alors qu'Alexandre lui se lassait déjà d'avoir à recourir aux autres pour l'aider à ainsi converser. Cela ne faisait que quelques nuits qu'il était "né". Il ne connaissait pas un mot d'allemand, il n'avait pas vu la Garde Impériale vaincre fièrement les hussards prussiens, ni "Herr Wagner" s'illustrer devant Louis II de Bavière, et surtout il n'avait jamais vu ce fichu opéra. Il n'aimait pas laisser autant le champs libre aux autres surtout lorsque le cœur de leur plan était en jeu. Tant pis, pour réussir, il aurait besoin des connaissances de ces illuminés...

Hé Jean-baptiste ! Jean-baptiste ! Jean-baptiste ?
Diana ist kundig, die Nacht zu erhellen,
Wie labend am Tage ihr Dunkel uns kühlt.
Bon sang, Jean-baptiste ! 
Hum ? Tu disais ? Ah oui. C'est bon je m'en occupe. 

Il se tourna vers l'évêque en posant un pot sur l'étagère face à lui. Combien de temps était resté silencieux ? Une seconde ? Dix minutes ? Il n'en savait rien mais il sentait la crispation de son templier. Le Brujah commençait à connaître les manies de l'Ancien. Il sourit de plus belle. 

Mes hommages évêque Mahler. Votre Sire se porte-t-il bien ? Je n'ai pas eu de nouvelles depuis notre conversation au sujet de l'archevêché. 

Il ne voulait pas commencer à insulter la Lasombra en lui rappelant la cuisante nouvelle de la nomination de Lady Byron mais il était nécessaire que la jeune femme prenne bien conscience que la nomination si soudaine n'était une simple lubie du Priscus. Il y avait derrière cet acte "saugrenu", comme cela pu être dit, un plan mûrement discuté par les hautes instances de décisions. 

Vous êtes Prussienne, je crois. 

Sautant de sujets en sujets, l'esprit de l'ancien vagabondait sur les livres d'herboristeries et de médecine traditionnelle. 
Il savait l'évêque joueuse, cela le ravissait. Cette poupée de porcelaine était bien trop intéressante pour qu'ils ne jouent pas un peu. 
Il prit un volumineux livre acupuncture. En feuilletant, sans observer son interlocutrice, il posa sa première question. 

Tigre ou aigle ?

Rechercher la logique dans les jeux d'énigmes de Jean-baptiste était une perte de temps. Il interrogeais sans réellement réfléchir, il laissait seulement sortir les mots, les interrogations qui naissent dans son esprit si imprévisible. 

A Vienne, j'ai écorché une femme, enfin une femme... une catin nosferatu. Pendant 72 heures sans discontinuer nous avons chanté. Elle hurlant ; moi psalmodiant. Un beau concerto. Quelle tristesse que par trop vidée de son sang, elle dut fermer les yeux pour ne plus les rouvrir.

Pourquoi cette déclaration ? Il la savait artiste. C'est sans doute pour cela qu'il avait fait cette confidence. Lassé de lire des choses qu'il savait déjà, il ferma bruyamment le livre. 

Magister. Si je ne m'abuse, vous êtes une Enseignante comme on disait autrefois ; avant que l'on ne vous targue du sobriquet d'Ombres. 
Un Lasombra bien éduqué enseigne aux stupides êtres inférieurs comment obtenir ce qui doit être obtenu, et à le garder. 
Bref, donc vous êtes une enseignante. Et moi, vieux débris inculte j'ai une chose qui me taraude l'esprit...
Karl van Nistelrooy, il était primogène des Roys mais a disparu. Il était en cheville avec le Brujah dirigeant l'entreprise Life. Ensemble, ils faisaient un commerce lucratif et efficace. 
Ce Karl n'est plus mais son entreprise de transport et de services ainsi que ses agents sont toujours présents. 
Professeur, dîtes-moi, ne serait-il pas intéressant de mettre la main sur ce filon ? Ne serait-il pas bon de faire rentrer de l'argent et des biens dans nos caisses tout en privant nos... concurrents d'une arrivée de liquidité et d'un service déplacement sécurisé ? 


Oh ils allaient jouer. Jouer mais aussi et avant tout ils allaient comploter. Oui car voilà une activité ludique et utile. Ils allaient comploter et si elle se comportait bien, la petite femme d'ivoire serait amenée au bal ce soir...

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Et la musique brûlait en eux... Les flammes dansaient dans leurs veines... L'ombre dormait dans leur couche... La vie se consumait dans leur sourire...
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MessageSujet: Re: Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]   Ven 12 Sep - 20:39

Énigme étrange ? Je pouvais presque me formaliser des mots, presque seulement. J'avais fort heureusement assez d'humour pour pallier à cela. J'étais aussi encore sourire aux lèvres du Freishutz. Sans véritablement répondre à mon interrogation, le Priscus débattait seul, posait les questions dont il était futile de répondre. Je regardais le conseiller amusée, les mains tenant fermement mon ombrelle blanche. Il n'était point que rire, je pouvais deviner l'intrigue derrière ses effets de style. Ne surtout point sous estimer le conseiller, pour son clan ou son attitude. Après une demande concernant père, après les questions et déclarations fantaisistes voila que le Priscus alimentait mon intérêt. Enfin un os à croquer, mais comme cet os était creux et sans saveur. Je soupirais de cette annonce, moi qui m'attendait à un peu de lourd. N'avait-il trouvé qu'un prétexte monétaire afin de nous éloigner de vrais sujets. Complot, oui je voulais bien, mais un peu plus de raffinement dans le style je vous prie. Je laissais à mes lieutenants le soin de ces placements financier. Moi je ne voulais qu'une guerre... Alors me voila vraiment amusée, sourire appuyé à ces derniers mots.

"Un appel de cette nuit, un appel récent. Père se porte bien, père m'a annoncé son concours à la nomination de Eléanore Byron. Évidemment je ne m'y oppose pas. Répondre à vos questions dans l'ordre, oui et aigle. Même si je doute de l'utilité de ces mots prononcés."

Je me promenais dans le magasin, quelques mots avaient suffit pour enterrer le sujet Byron. Il était au courant de la décision de père, en sage fille comment ne pas plier aux mots de son seigneur et paternel. Au hasard, la ou se posait mon regard j'observais les bocaux je lisais les étiquettes. Pour faire un peu prolonger la rencontre. Je prenais finalement un objet, liquide vermeil me voila incapable de dire ce qui pouvait se trouver à l’intérieur. Écriture chinoise, incapable j'étais de lire de tels lignes. Alors je prononçais à haute voix, comme si ce mot était inscrit sur l'étiquette.

"Complot ? Vous avez dit complot ? Hum... Priscus. Un art choyé par nos ombres, vous souhaitez me faire saliver d’intérêt financier. Il y-a longtemps que j'ai arrété de jouer à la bourse, l'argent est nerf de la guerre, mais il me faut bien plus pour attiser mon appétit. En professeur, je puis vous apprendre une nouvelle, mais pas de leçon. Ne jouez pas à cela, vous ne sauriez être l'inculte. Hier, coup de poignard à la camarilla, moi accompagnée d'une petite équipe nous avons assassiné le juge bailli Galloway, un brujah. Massacre en règle du sang des sages, nous en avons profité pour laisser quelques survivants, des survivants attestant d'une chose, ce massacre est le fruit d'une alliance insolite, Camarilla et Ravnos/Gangrel de Griffith Park. Je crée la désorganisation, je sème doute, j'alimente le chaos. Mais je m'inquiète, peut être nourrissiez vous quelques espoirs envers les deux princes aubains ? Plus particulièrement celui de votre clan, ce Jaime. Ils sont potentiellement en danger, la Camarilla pourrait décider d'attaquer. Et nous devons être prêt. J'appelle cela complot, mais si vous voulez parler monnaie. Sachez que Nistelrooy a avant sa disparition financer un projet de la tour d'Argent. Incapable de dire ce que c'est, mais tout converge autour de Neji d'Emiya et de sa maudite tour. Cinq espions nosferatus chevronnés ont perdus la vie, personne n'arrive à pénétrer cette tour. On murmure les miroirs de Narcisse, mais personne ne sait ce que c'est ! Avec la guerre que je couve, voila un secret que j'aimerais éventrer."


Mon regard se perdait dans le contenu du bocal, comment percer ce secret ?

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MessageSujet: Re: Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]   Mar 16 Sep - 17:03

Neji. Neji Comte d'Emiya. Gardien d'Elyseum et potentiel Sénéchal. Un Sage pas assez fou, pas assez fou de la nouvelle Archevêque ! Il fallait le faire tomber, le faire sombrer dans le désir ! Qu'il trahisse, qu'il trahisse tout ce pourquoi il se battait jusqu'alors. Que la passion folle de son clan déshérité le perde ! Oui, il fallait faire sombrer dans l'ombre et le sang du Sabbat ce maudit capitaliste japonais. 
Lui qu'on prénommait Narcisse, cet arrogant adorateur de la Reine Pourpre. 
Pour une raison étrange, le Ravnos bouillonnait. Ses recherches et ses actions contre le Gardien avaient été infructueuses hormis la mission donnée à Eléanore. Ce Brujah n'était pas de la trempe du Primogène précédent, il était moins prévisible, plus réfléchi et surtout il y avait cette histoire de miroirs. 
Combien de nuits Phosphoros avait pu être repéré par ces maudits engins modernes ?! Combien de fois, il avait du modifier son visage pour traverser les rues qu'on LUI avait confié ? 
La modernité ! Quelle sottise ! Quelle création démoniaque des enfants de Set pour nous faire tomber ! Pourquoi tout revenait à ces maudits miroirs ?!! 
L'Ancien rageait contre sa propre incompétence à comprendre le monde moderne. Il jouerait comme il l'avait toujours fait et comme le Jyhad se jouait depuis la chute de la Seconde Cité. 
Ce n'était pas quelques joujou mécaniques qui l'empêcheraient de noyer dans sa bile sanglante l'exécrable tour d'Argent. 

Bien, il faut comprendre ces miroirs. Je suis trop vieux pour me charger d'une telle tache, des esprits jeunes sauront mieux s'en démener. 5 Nosferatu sont tombés vous dites ? Pourquoi ne pas charger le jeune Alexander de découvrir ce que cache le Clan des Sages ?Mais prudence, si des rats sont déjà tombés c'est que leur art d'Occultation doit être mis à mal par cette machinerie. Il devra utiliser d'autres moyens...
Je vais charger mes agents de débloquer les fonds et services de Life et des affaires du Ventrue. J'ai aussi un petit jeu en tête concernant le Régent...

Un sourire malsain brilla dans l'obscurité de la boutique. 

Je suis sa pupille depuis un certain temps. Je vais en faire mon jouet ou au moins lui subtiliser sa précieuse petite vie. Je veux voir bouger de son foutu manoir ce pédant Ventrue. 

Il s'approcha en sautillant de l'évêque. Il lui tendit sa main. 

Madame, accordez moi cette danse je vous prie. Distrayons nos esprits machiavéliques. Dansons une valse à la guerre. Je veux la guerre, une belle guerre. 
Dansons et je vous chanterai comment les crocs de la forêt s'abattrons depuis Griffith. Dansons et je vous déclamerai comment les Gitans en mes mains de Pitre vont faire sombrer Los Angeles dans le Cauchemar. 
Oui, dansons petite Lenneth, dansons et rions cette nuit. Une belle nuit à la Lune rouge !

La farandole avait pris le contrôle de Phosphoros. Narot jouait le marionnettiste avec le corps de l'Ancien. L'évêque était une enfant en soif de massacres et d'intrigues. Et comme Narot elle voulait jouer. Ils joueraient et sans doute ce soir, ils iraient au théâtre. 

Le vieil asiatique ouvrit machinalement la porte de l'arrière boutique qui menait au sous-sols. La porte d'apparence antique et branlante était en fait une couverture pour un mécanisme hyper-sécurisé et hermétique protégeant la succursale en contre-bas. 
Désormais ouverte, on pouvait percevoir des bruits, des gémissements et un rire. A moins que ce rire ne soit une résonance dans la tête de chaque individu présents dans la pièce. Oui, le rire se répercutait tant dans l'esprit de Demyan que dans celui du vieil humain et des assistants de l'évêque. L'esprit de la Tour Blanche devait aussi apprécier la folle mélodie de ce rire dément. Narot riait car il savait que sa pièce se produirait encore ce soir. Des années qu'il n'avait pas joué cette macabre sonate, ce morbide ballet de chairs et de pleurs. Oh il savait qu'il allait se divertir devant son Art. Il se voyait Toréador quand à son rire beaucoup le prenait pour un Malkavien. 
Plus personnes ne pouvait arrêter Narot de rire, ni Jean-baptiste, ni Marcus, ni même Alexandre. Il riait et pleurait. Il avait soif, si soif, tellement soif. Il voulait se gorger de douleur cette nuit. 
La politique passerait après, ou pendant, il verrait bien ce qu'il déciderait de révéler à l'évêque. 
Mais d'abord, let's dance !

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MessageSujet: Re: Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]   Sam 20 Sep - 18:58

Je jouais sur son terrain, ses règles. Si je n'avais point cette certitude qu'aucune trahison ne me pouvait me cibler cette nuit, je ne pouvais que saluer la prestation de mon hôte. Lui entouré de mystère, ainsi à m'inviter en une danse macabre. Du lieu sordide ou nous étions, voila que dans les ténèbres il voulait m'emmener. Un lasombra hésitant à marcher dans l'ombre n'était point un lasombra. Aussi d'un sourire je suivais le Priscus, me laissant alors guider par ce vieil ancien. Je n'étais que trop habituée à la blancheur de mes palais, ma vie immaculée devait être mis en parenthèse. Ce soir je retournais aux fondamentaux, le noir. Il me conseilla d'embaucher Walker pour contrer le comte Camariste, lui aussi avait compris que l'occultation pouvait désormais être contré par la modernité. Etant moi même amoureuse de cette discipline, comme je pouvais être chagrinée de la nouvelle. A tout prix nous devions comprendre et détruire cette arme. Plus vraiment le temps de jouer... Pour le moment je ne savais point par quel méthode Walker pouvait approcher le coeur du problème. Peut-être en séduisant un membre du personnel, se faire passer pour un ingénieur, un réparateur. On pouvait toujours innover et perfectionner dans l'astuce. Quoiqu'il en soit je retenais le conseil du Priscus. Ensuite vint le sujet de la pupille du Régent... Entre l'Archeveque qui se plaisait à capturer la fille de Narcisse pour en faire son infant et désormais le Priscus qui en faisait de même pour la descendance du Prince, voila qui devenait effet de mode. Alors que je suivais son ombre, je ne pu m’empêcher un petit commentaire à ce sujet.

"De la prudence très révérant Phosphoros... On raconte déjà que le Narcisse à érigé en martyre sa descendance conquise par l'Archevêque. Toucher la fille du Prince c'est risquer des attaques frontales et violentes. Mais sotte que je suis de vous en parler, sans doute avez vous déjà anticipé ce coup si simple... La rapidité ne sied guère aux camaristes, sans doute feront-ils des erreurs..."


Je riais légèrement à l'idée de les voir s'embourber en une guerre impossible à gagner. A marcher dans l'ombre comme les douces images de conquête me venaient à l'esprit, comme j'avais hâte de servir la cité des Anges à père. Voila la véritable raison de ma venue, une ville à dominer, à conquérir. Ils avaient l'Europe, nous pouvions avoir le nouveau monde. Ainsi je pouvais me rire d'eux, de me voir triompher, de les voir à genoux. Mais le rire, ce n'était pas le miens, le rire venait d'en bas. Une pièce de théâtre que souhaitait me montrer Phosphoros, un rire que je ne comprenais pas. Avançant dans le noir, moi j'avançais mes interrogations...


"Une pièce qui intrigue, vous me donnez envie de savoir, vous savez attiser ma curiosité."


Alors des ténèbres et des limbes des bras se levèrent. Comme un tapis d'âme qui cherchait à s'extraire de la plus horrible des chambres infernales. Formant de ses mains osseuses des sièges je pris place. Prenant soin de ne point froisser le blanc tissus, sculptant l'aspérité des mains pour rendre la chose confortable...

"Comme j'étais sur que vous aussi vous aviez un oeil sur Griffith Park ! Montrez moi révérant Phosphoros... Montrez moi votre jeu. Rions ensemble..."

Les bras d'ombre s'agitaient, faisant danser l'ombre voila que je créais un râle imitant celui de l'homme. Des cries de supplice, des façons de mourir broyés, des os qui craquent... Je tendais la main au Priscus.

"Menez la danse."

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MessageSujet: Re: Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]   Jeu 23 Oct - 12:23

Couleurs des discours:
 

Phosphoros saisit la main de l'évêque, passa sa main dans son dos et commença à la faire valser, un sourire démoniaque aux lèvres. Il l'a fit tournoyer longuement en l’entraînant plus avant dans le sous-sols. Les cris de douleurs et les gémissements se faisaient plus forts. Jusqu'à ce qu'il débouche dans le "Théâtre". 

Une salle concave construite sans doute par la Triade pour entreposer de l'opium et de l'alcool du temps de la prohibition. Désormais vidée de ses marchandises illicites, la première partie de la pièce était occupée par une dizaine de chaises où des humains étaient cloués et bâillonnés à l'aide de tissus de leurs propres vêtements. L'autre partie qui semblait surélevée était dissimulée par un épais rideau poussiéreux et sale.  

Au centre de ces chaises, un trône macabre vide, il était fait d'os ciselé style Louis XV et son rembourrage moelleux était couvert de peau humaine semblant encore fraîche. C'était bien la marque du travail d'un Tzimisce, le jeune écorcheur Levani Vykos le lui avait offert avant de partir avec son frère de sang Malcolm Bladewell. 
Le trône n'attendait plus que la Reine Blanche. Il la fit valser jusqu'à arriver au niveau de l’accueillant fauteuil. Il s'arrêta et la salua galamment l'invitant à prendre place. 

"- Prenez place ma chère et laissez-vous inspirer par le drame qui va s'orchestrer. Albert ! Ouvre le rideau."


Lentement l'épais rideau s'ouvrit sur la scène alors qu'un humain dominé habillé d'un chasuble (vêtement sacerdotal) blanc taché de sang commença à déclamer :


"Aristote serait ravi car en cette nuit tragique, la Règle tripartite est respectée. Volons à Boileau qu'il sut si bien fonder : " Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli
Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli."
En cette nuit, en ce lieu, cette oeuvre a jamais vous tiendra saisi d'effroi. 
Nous sommes sous l'antique Rome des Ventrues Patriciens et des Malkaviens Oracles. Déchiré par le chagrin Camille s'emporte contre son Sire Collat Prince de Rome..."

L'homme disparaît dans les coulisses alors que d'un pas dégingandé, deux humains pénètrent sur scène, des fils de métal traversent leurs principales articulations. En suivant l'origine des fils, on peut voir une goule aux lèvres cousues actionner un étrange mécanisme de marionnettiste qui se perd dans les coulisses.  
Les hommes sont vêtus de toges faîtes de peau et l'un deux est ceint d'une grotesque couronne de lauriers métalliques qui entaillent son cuir chevelu et poisse de sang ses cheveux. 

Phosphoros/Narot reste derrière le trône comme un conseiller, un sourire béat aux lèvres. On peut l'entendre murmurer : "Et un, deux, et un deux trois."

Au même instant, celui ceint d'une couronne, vraisemblablement Collat, commence à déclamer une pièce entendu dans esprit mille fois au point de le rendre fou et esclave de cet acte tragique.

O ciel ! qui vit jamais une pareille rage !
Crois-tu donc que je sois insensible à l'outrage,
Que je souffre en mon sang ce mortel déshonneur ?
Aime, aime cette mort qui fait notre bonheur,
Et préfère du moins au souvenir d'un homme
Ce que doit ta naissance aux intérêts de Rome."


Les lèvres de Phosphoros bougeaient imperceptiblement alors que Narot répétait chaque tirade de cette pièce qu'il avait tant plagié aux plus grands. 
Camille s'avance lentement vers lui et d'un geste brisé pointe la foule : 

Rome, l'unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !
Rome, qui t'a vu naître, et que ton cœur adore !

Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore ! "

Philippe s'énervait dans le corps de Phosphoros, il ne supportait pas de voir Horace ainsi plagié par Narot. Heureusement, cela prit vite fin car par trop d'égo, Narot ne pouvait reprendre tout l'art de Racine, il s'obligeait à écrire lui même ce qui aurait du à son sens être le texte final. 

" Car ta traîtrise encor une fois élevée
Menace pour toujours de te consumer ! 
Moi qui par ton sang t'es toujours dévoué 
Ne peut plus accepter de n'être que ton jouet.
Et je te le répète à toi et ta chimère
Mon bras vengeur sera ton fatal adversaire !
Jamais tu ne verras ta Rome auréolée !
Par cette nuit sans lune je vais t'assassiner."

Et d'un mouvement rapide, par une pression sur le fil, le bras de "Camille" en s'arrachant vient frapper de plein fouet "Collat" qui tombe. Les fils déchirent les chairs et les tendons, des gerbes de sang recouvrent vite la scène alors que "Camille" s'évanouit en perdant son sang. 
Le rideau se referme et l'homme en habit blanc de prêtre réapparaît : 

"Désormais Prince de la ville, Camille s'arroge les pleins pouvoirs fait dissoudre officiellement le Sénat vampirique et envoie ses troupes détruire ses ennemis les Ventrues étrusques sur les conseils de Lysandre. 
Hélas, les jeunes patriciens ont sous-estimé les anciens étrusques et l'infant de Camille revient déconfit à Rome. Il se terre chez Lysandre qui devient son avocat. 
Camille apprend la défaite et la survie de son infant, il commande à Lysandre de lui ramener sa tête, ce dernier s'y refuse..."

Sur la même scène poisseuse encore du sang des deux "comédiens" sont désormais présents un "Camille" différent qui se tient sur un trône en la personne d'une jeune femme qui peine sous le poids du comédien trop lourd.
Lysandre est nu, sans parties génitales et tient dans sa main une grappe de raisins pourris qu'il trempe machinalement dans une redcup servant de coupe. 
Il s'en suit un débat prosaïque sur la perte des troupes ventrues et une apologie de Rome. 
Phosphoros/Alexandre se penche vers Lenneth tant que Narot est perdu dans la contemplation de sa macabre pièce alors que des danseuses lubriques et pleurantes viennent caresser les corps des ventrues en plein débat.  Il lui susurre : 

" Pardonnez, l'entrain que je peux avoir dans cette pièce, elle me rappelle un temps où je ravageais les états du Michigan, de l'Ohio et du Tennessee. 
Comme ce qu'on fait les étrusques aux troupes du Ventrue Camille, je vais tendre un piège aux troupes du Prince en les obligeant à venir sauver sa pupille. 
J'ai le matériel nécessaire et le soutien de meute venues pour l'occasion de l’avènement de l'archevêque. 
Il y aura de nombreux morts mais j'espère faire disparaître dans le sang et les flammes la fine fleur des Brujah de la Praxis. La cité compte en effet de trop puissants combattants pour les affronter à travers d'usuelles traques et vendetta. Ils se terrent bien et sont prêts à une invasion de notre part. 
En enlevant la jeune humaine, je compte les amener sur le terrain de Mon choix, à l'abri de ces immondes miroirs avec la surprise et le chaos comme alliés je les ferai périr, jeune évêque. 
Notre ami commun, Fransisco Domingo, pourra se féliciter de la perte de certains des chiens qui lui ont pris son fief de New-York. Un des meilleurs guerriers du Primogène Brujah serait surnommé la "Tempête de Central Park" et je doute qu'il ait acquis ce surnom en faisant le marathon de la Grande Pomme. 
Je vous met ici dans la confidence car s'il devait arriver quelque chose de malencontreux ce soir là vous pourrez accuser le coups. Je prend un terrible risque tant en vous le confiant qu'en mettant en place cette opération. Des Magistri périront lors de mon opération.
Bon revenons au spectacle, nous en avons raté la moitié...

Un air déçu venait d'apparaître sur le visage du Priscus quand ses yeux revinrent sur la scène où les esclaves fouettés et haletantes jonchaient le sol. Les "Ventrues" nus et essoufflés après la violence de la cruelle orgie qui venait de se produire sur la scène, venaient de revenir à leur débat grandiloquent. 
Lysandre défendant l'infant fuyard : "Que vouliez-vous qu'il fît contre trois ?"
Camille déclamant la terrible condamnation d'un père assurément impérial, un père qui se devait d'avoir un port altier et fort car c'était par ces mots qu'il instaurait une loi dure à laquelle aucun vampire romain quelque soit son origine ne pourrait déroger : 

" Qu'il mourût,
Ou qu'un beau désespoir alors le secourût. 
N'eût-il que d'un moment reculé sa défaite, 
Rome eût été du moins un peu plus tard sujette ;
Il eût avec honneur laissé mes cheveux gris,
Et c'était de sa vie un assez digne prix. 
Il est de tout son sang comptable à sa patrie ;
Chaque goutte épargnée a sa gloire flétrie ;
Chaque instant de sa vie, après ce lâche tour,
Met d'autant plus ma honte avec la sienne au jour. 
J'en romprai bien le cours, et ma juste colère, 
Contre un indigne fils usant des droit d'un père,
Saura bien faire voir dans punition
L'éclatant désaveu d'une telle action."

La scène se referme sur les cris de douleurs venus des coulisses alors que sortent une horde de pantins harnachés eux-aussi à l'infernale machine. Ils accourent et se pressent avant que brusquement un coups de manivelle ne sépare violemment tous leurs membres en un salut final éclatant. Les gerbes pourpres couvrent l'audience alors que les humains cloués et bâillonnés hurlent à s'époumoner, s'évanouissent ou s'étouffent se vomissant dans la bouche. 
Le corps de Phosphoros est alors pris d'une envie insurmontable alors que Narot projette Phosphoros sur le devant de la scène et le fait danser en tournoyant dans le sang et les entrailles en chantant dans une langue depuis longtemps oubliée. 

Demyan reste stupéfait, il n'avait jamais cela, il n'avait jamais vu Phosphoros devenir fou ainsi. Il était habitué aux sadismes des Malkaviens et des Toréadors anti-tribu, il était capable de supporter les visions des travaux tzimisces mais il était terrifié en voyant l'esprit du démoniaque Ravnos anti-tribu tomber dans les méandres de la folie. 
Il comprenait après cette représentation pourquoi on surnommait dans le Sabbat du Sud des Etats-Unis et à Montréal  Phosphoros "d'affreux Croque-mitaine", de "démoniaque seigneur des cauchemars", de "Pitre Sanglant"...

Il fallut prêt de quelques minutes afin que Jean-baptiste "n'exorcise" la folie de Narot et le calme. 
Phosphoros se calma, il resta sombre et immobiles aux milieux des entrailles.

"- Pardonnez moi. A partir d'un certain âge on devient vieux quoique qu'on puisse vouloir croire. Le Caïnite comme le Bétail subit hélas les ravages du temps... "
Il alla lentement décrocher un humain d'un chaise adjacente au trône d'os. D'un coups de pieds, il écrasa le visage de la larve humaine qui tentait de s'enfuir en rampant. J'espère ne pas avoir trop ennuyé par ce navrant spectacle, être spectateur est tellement moins drôle que d'être sur scène. Peut-être devrais-je ajouter de l'interaction avec le public."

Une fois de plus Narot avait été navrant, il ruinait toujours les projets que les autres mettaient tant de temps à construire. Il était égoïste et chez un individu souffrant de grands troubles de la personnalité multiples comme en société d'ailleurs, un égoïste est source de problème. Si en société, on peut le jeter dehors, quand l'individu est dans la tête de tous les autres, le problème devient plus épineux. Phosphoros devait apprendre à vivre avec et accepter de telles crises. 
Telle était sa malédiction. Sa maledictio animae.. (malédiction de l'âme)

_________________


Et la musique brûlait en eux... Les flammes dansaient dans leurs veines... L'ombre dormait dans leur couche... La vie se consumait dans leur sourire...
Porteurs invisibles de la lumière noire.
Et Ils allaient obscurs sous la nuit solitaire.
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Lenneth Mahler
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MessageSujet: Re: Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]   Dim 2 Nov - 17:13

Je n'avais que peu à dire, peu à réagir, tout simplement parce que ce très cher Phosphoros m'offrait le plaisir d'une représentation. Je me trouvais touchée par l'intention, si le Priscus souhaitait marquer encore quelques points concernant mon humeur, il gagnait, pour sur il gagnait. Je n'étais pas une lasombra diablement compliquée à conquérir, j'incarnais plutôt un public facile à charmer. Il suffisait d'un trône de chair et d'un public plus terrifié que vivant pour me mettre en appétit. Que d'efforts déployés ! Que je pouvais être ravie d'incarner enfin le centre des sollicitations, le Priscus avait compris que sans l'ombre on ne faisait rien. Je pardonnais tout, avant que le rideau ne se lève j'avais déjà tout oublié. Une Archevêque si jeune, ses erreurs, son amateurisme ? Déjà de l'histoire ancienne, tout simplement. Un détail qui ne devait pas être négligé, même si nous n'étions pas à la Camarilla comment ne pas se soumettre au conseil d'un ancien comme Phosphoros si en face on se trouve sans prestige de famille avec seulement un siècle au compteur. Eléanore semblait alors son jouet ? Cela n'était guère difficile à imaginer, le beau et jeune dragon aux mains des conseils si sage du vieux et si bienveillant Phosphoros... J'applaudissais la manœuvre, vraiment ce n'était pas très compliqué à envisager. Et pourquoi donc toute cette mise en scène de marionnettes ? Le vieux ravnos souhaitait aussi me charmer ? Me croyait-il faiblesse à ce point ? Mais il avait bien raison ! Et je demandais encore présents et compliments, encore ! Encore ! Il fallait faire de moi une jolie princesse à l'aura blanche, une reine immaculée... Je méritais tant de soins, tant de caresses. Et rien ne savait me rassasier en ce domaine, rien ne suffisait à totalement me combler. Toujours il y-avait ce manque, toujours il y-avait cette envie, cette gourmandise. Encore ! Encore ! J'applaudissais, je regardais ce monde glauque s'agiter et s'émouvoir. J'étais impressionnée de la démarche, tant de temps et de matière première pour une seule personne dans le public. Phosphoros venait de battre Polly dans la course des présents, jamais mon vieux père n'avait osé un tel présent. Ma critique était criante et tranchée, j'adorais le style, la mise en scène sanglante et le choix des thèmes abordés. Du classique, comme je pouvais aimer le classique, tout le reste apparaissait à mes yeux comme une dégénérescence. Alors, encore ! Encore !

Moi accrochée à mon siège, le souffle coupé devant tant d'ingéniosité sanglante je ne pouvais me détacher le regard de ce spectacle. Dommage que les corps accrochés à coté continuaient à geindre même pendant la représentation, quel manque flagrant de respect. Je du me résoudre en plein monologue de Camille d’exécuter moi même un braillard trop persistant. Il avait suffit d'une corde sombre et d'un tour de tête. Rien ne devait me faire décrocher de ces instants unique. Pas même le souvenir d'un autre rendez vous à honorer en cette nuit si courte. Mais comme tout enchantement disposait d'une fin, la réprésentation se termina comme elle avait débuté, le sang et la folie d'un metteur en scène. Il semblait même faire peur à son templier, moi il me charmait et je demandais encore, encore ! J'étais alors levée, applaudissant comme une petite folle, sourire bien présent. Avec son divertissement il avait définitivement bien joué son rôle de soutien à l'Archevêque, aussi il avait acquis toute ma bénédiction pour son plan. Après tout, avais-je vraiment mon mot à dire sur ce genre de manipulation, j'avais sur ce point la critique facile. Mais ce soir encore une fois, je laissais passer toute fantaisie. Dur pouvait être le réveil !

Alors mon Phosphoros revint ! Fatigué mais sensiblement déçu de cette fin de prestation. De mon enthousiasme, de mon bonheur si évident je souhaitais lui montrer que non, nulle déception ne devait conclure ce merveilleux spectacle. Pour preuve, alors qu'il prenait place sur la chaise d'un pantin moi je m'approchais et comme une fille fière d'un père, j'embrassais l'artiste d'un tendre bisou sur la joue.


"C'est pour vous remercier très révérant Phosphoros. Tout était magique ce soir, votre œuvre m'a touchée, pour un soir j'ai tout oublié, tout oublié pour ne garder en tête qu'un immense plaisir qui bourdonnait sans cesse. Merci à vous..."


Mais je ne pouvais oublier le plan, ce plan présenté en pleine représentation. Un lasombra n'oubliait jamais les plans. Là j'avais un petit sourire en coin...

"Et ne vous inquiétez pas pour les pertes subies, si l'objectif est atteint ce sera une victoire pour nous. Seulement je vous mets en garde, le clan brujah n'est pas seul, de plus il dispose de toute une série de gadget qui dépasse notre conception. Prudence donc, très révérant Phosphoros. Il me tarde de me rendre en Conseil avec vous, l'Archevêque et notre nouvel ami qui vient d'arriver."

Voila je venais de déclarer n'avoir plus aucun grief retenu contre l'Archevêque, tout était réglé.

"Malheureusement je dois vous quitter, la nuit est courte et j'avais promis à une meute d'assister un rituel. Nos obligations nous imposent parfois à renoncer au plaisir."

Ainsi je quittais le Priscus, je ne voulais qu'une chose, m'amuser encore en sa compagnie rafraichissante. Encore, encore.
Hrp : Merci pour ce rp Phosphoros^^

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Ombre et Chaos [PV avec Lenneth Mahler]

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