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 Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]

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Ismahel Lucilius
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MessageSujet: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Dim 1 Juin - 17:53

Les yeux d'Ismahel se posaient sur la ville Los Angeles.:
 

Juché en haut du yacht, le vampire est accoudé à la balustrade et ni le bruit de la fête, ni la présence de la magnifique calice qui attends que le vampire termine son tableau n'arrivent à détourner l'esprit et les yeux d'Ismahel sur la ville.
C'étaient des yeux emplis de joie et de tristesse. Des yeux sombres sur lesquels un voile pâle de mélancolie pesait. Cette ville si chère a son cœur était en proie à la guerre. Dans cette ville se trouvait celle qui avait ravivé les flammes de sa passion et il l'y avait laissé. Il ne savait s'il pourrait se le pardonner un jour. Mais au moins revenait il. Il revenait plus fort que jamais. Il revenait avec toute la glorieuse fierté des Roses. 
Paris lui avait apporté l'assurance qu'il pouvait exister un monde sans l'horreur du Sabbat. Qu'une ville pouvait être dirigée par une main de fer et de beauté. François Villon avait su prendre la ville des mains des Ventrue et d'Alexandre. Il avait rétabli l'hégémonie Toréador en France. 
Le nouveau-monde n'était pas si différent du vieux. Il pourrait bâtir une ville d'arts et de beauté dans cette cité du cinéma et de la célébrité. 

Depuis Chicago, Hélène gardée par Prias avait fait accepté une entrevue télépathique avec Ismahel. La Mathusalem pour la beauté de laquelle le monde Achéen avait brûlé et des " fautes " de laquelle Carthage avait chue, lui avait conseillé de s'entourer de Ventrues comme il le faisait déjà auparavant. mais aussi de Tremere. Il est vrai que Ismahel n'avait jamais pris l'habitude de traiter avec les étranges sorciers. Beaucoup était à faire. Le Sabbat serait écraser facilement avait dit l'Aïeule. Elle avait grâce à sa remarquable habileté à l'Auspex à apprendre qu'une Ancienne du Clan des Sorciers était en route pour la ville. De plus, Ismahel avait aussi à voir l'Ancien Christophe. Monsieur Villon le lui avait chaudement recommandé. 
Les discussions qu'il avait pu avoir durant ces quelques mois avaient raffermi la volonté du caïnite à glorifier la Rose en la Cité des Anges. 

- Bon t'as pas bientôt fini de la croquer Isma ?! On t'attends à ta fête !
- Oui je descends Jim. De toute façon je n'arrive pas à saisir et la beauté de mademoiselle Leslie et celle du ciel de la ville. Pourtant cette crinière de feu s'allie parfaitement avec notre belle horizon.

Jim Jarmusch avait raison, il était temps qu'il descende. Une Rose qui plus est, un Maître des Harpies se doit d'être correct à ses propres soirées. Ses yeux se détournèrent donc de la ville pour observer le réalisateur et ses autres invités. Une centaine de membres de la belle société humaine, du monde des célébrités, de la mode et de l'art était éparpillée sur
l'immense yacht de Monsieur Lucilius:
 
. Certains se prélassaient dans la piscine. D'autres régalaient leurs yeux des œuvres que Monsieur Lucilius avait ramené de Paris (œuvres qui trônaient dans la soute du bâtiment où des verrières et des éclairages permettaient de voir aussi les fonds marins. Au cœur du yacht se trouvait la pite de danse où un couple de jeunes DJ faisaient se mouvoir une majorité des invités sur de la musique électronique. Cette musique avait mis du temps à être acceptée par le vampire mais peu à peu il sut y trouver une réelle esthétique. Cette pensée lui fit remarquer à quel point son clavecin lui manquait. 
Et cette nuit avec Raven. Cette première nuit. Cette valse... Il retint une perle sanguine. 

Plusieurs personnes vinrent à sa rencontre quand il descendit en compagnie de Rose qu'il laissa aller danser alors qu'il enchaînait poignée de main et mondanités avec ses invités. Il avait connu la jeune actrice britannique par son camarade Joshua Cambridge, il avait décidé qu'il serait son mentor et il comptait en faire la goule spéciale de sa mie, de son Infant, de Raven. 

Ismahel avait appris la mort de Joshua une semaine après avoir quitté la Nouvelle-Orléans, a priori tué par une créature terrifiante qui avait décimé la Camarilla en place en une seule nuit de terreur. Philippe le suivait, ce Phosphoros démoniaque avait décidé de ne pas le laissé en paix. Dès son retour sur le continent américain, il semblait qu'il l'avait retrouvé mais Ismahel n'avait plus peur. 
Son sang apprenait vite et il en sentait la puissance dans ses veines. Beaucoup le prenait pour un Ancilla, pensant qu'il était né sous les Lumières du fait de sa tenue et de son style ainsi que de part ses capacités. Mais lui savait. Il se souvenait de la Constantinople qui l'avait vu naître. Il se souvient de ce dont lui avait parlé son Sire quant aux capacités merveilleuses des Toréadors de la ville. Il lui avait raconté la beauté du rêve de Michel, le Patriarche ; lui qui pouvait à l'aide de sa présence influencer une ville entière.

Il était du sang des infants de Mi-Ka-il et l'Art des Roses était puissant en lui. Il saurait trouver des alliés auprès des Devins et des Sorciers. Le Gitan ne pourra pas s'opposer à la toute puissance de la Tour d'Argent. Il avait fait passé l'information à la Camarilla et à quelques amis Anarchs en ville qu'il proposait une soirée afin que sa nouvelle collection "beautés marines et magnificences abyssales" puisse être appréciée de la meilleure des façon, sur son yacht. Il espérait pouvoir rencontrer des notables qui le soutiendrait dans sa Vendetta contre le Ravnos. La proie allait devenir la chasseur. 
Il avait fait sécuriser le yacht, des goules armés discrètement que lui avait offert le Prince de Paris gardaient le bateau et il avait demandé au nouveau Primogène Brujah qu'il place ses miroirs sur sa soirée afin que tout incident soit évité. Ce soir son yacht était une terre neutre.
Ce soir, il proposait un Elyseum nautique.

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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Sam 7 Juin - 22:26


La Dame nuit venait tout juste de tomber,il était assit sur son fauteuil le dos tourné à la fenêtre feuilletant un catalogue de meubles. L'esprit distrait par la visualisation de la rénovation de son salon,bloquant sur un choix il s'exaspéra et sur un coup de tête il alla chercher le courrier. D'ailleurs ce n'était guère une activité qui le passionnait mais il avait horreur de laisser du papier sur son joli paillasson. Il ouvrit la porte, l'air frais de l'extérieur lui caressait doucement le visage; des mèches de cheveux s'élevèrent légèrement. L'odeur de la nuit est tellement envoûtante,malgré le danger la nuit restait toujours très calme... Son regard se posa ensuite sur le tas d'enveloppes qui était empilés sur le paillasson et en consultant les enveloppes les unes après les autres il tomba sur une curieuse invitation.

A l'attention de Monsieur Hanker, néonate de la Rose

Pax Noctis, enfant de la Rose.

Monsieur Ismahel Lucilius Gaebius, Primogène de la Rose et Maître des Harpies de la cité de Los Angeles, vous convie à des festivités sur son yacht  afin de fêter son retour et d'admirer sa nouvelle collection. Les règles d'Elyseum seront appliqués à bord.
De la nourriture et de la boisson sont prévues, vous pouvez venir dès les premières heures de la nuit.

Tysha, goule de son Maître Lucilius, sous la dictée de ce dernier.
Pax Noctis


-"Ismahel...Ismahel... C'était qui déjà?"

Ce nom lui était assez familier, il chercha dans le moindre recoin de ses souvenirs pour retrouver ce mystérieux personnage.Soudain une boule de poil tricolore vint se frotter sur sa jambe droite, un ronronnement se fit entendre de ce chaton. Cette jeune mélodie lui coupa de ses pensées.

-Mais qui voilà,coucou mon Kafka.

Le chaton entra dans la maison juste après. Jared aimait bien la compagnie des animaux, surtout celle des chats. Ces animaux avaient une indépendance fascinante malgré leur besoin d'affection. Sans parler aussi de leur démarche gracieuse. Il entra à son tour dans la demeure, le fait de ne pas se rappeler de cette personne le frustra. Il était sûr de l'avoir vu quelque pars ou même d'avoir entendu ce nom, mais où ?! Il soupira puis il se dirigea vers son salon.Une fois jeté sur son canapé il commença à contempler cette lettre.

-Mhhmm...Un Elyseum,pourquoi pas.

Ça fessait un certain temps qu'il n'avait pas assisté à un Elyseum, il était temps qu'il se fasse un peu plus remarquer par les vampires de LA. Il avait sa réputation de Sentinelle à tenir désormais, sa Dame aurait sûrement voulu qu'il aille à un Elyseum d'un Primogène.Il posa la lettre sur la table en verre et il monta dans sa chambre.Laissant la porte entrouverte pour si Kafka voulait monter. Deux heures passèrent avant qu'il ne fut prêt à partir, une tenue à la fois chic et tendance et une belle coiffure; un Toréador se doit de prendre soin de son image.Avant de partir il ouvrit son réfrigérateur pour y prendre trois pochettes de sang, Jared avait l'habitude d'en acheter discrètement à la banque du sang quand il ne voulait pas s'en prendre à un calice, mais ces poches de sang ne servirons qu'a étancher sa soif durant seulement quelques heures.Il bût les pochettes et prit l'invitation qu'il avait posé sur la table. Prenant soin d'avoir laisser de la nourriture et de l'eau au chaton,puis il referma la porte derrière lui.

La soirée allait se passer sur un yatch, c'était une idée assez original. Cela montrait que les vampires plus âges s'adaptaient à l'époque actuel. Jared entra dans sa voiture, allumant le moteur et les phares. Le vrombissement de l'engin ce fit entendre et une fois sur le chemin il mit de la musique pour rendre la conduite agréable.


-J'ai hâte de voir cette fameuse collection de ce Lucilius.

Peut-être que cette collection lui apportera de nouvelles inspirations pour perfectionner son art ou même de faire de nouvelle connaissances. Il resserra ses mains sur le volant dû à l'enthousiasme et l'excitation.Les rues étaient un peu désertes,ce qui le rendit de bonne humeur. Les lampadaire illuminaient la route,le ciel était de couleur or dû à la luminosité de la ville. La voiture s'arrêta face à un port, un immense yatch y était amarré. Jared se gara un peu plus loin et descendit de la voiture. On entendait déjà de la musique depuis sa position,une fois près de l'entrée il pu remarquer quelques vampires accompagnés d'humains.Le yatch était protéger par des goules surement armés, la protection y était maximale.

Il présenta son invitation et il entra dans l'antre de L'Elyseum. La fête battait déjà à son plein,des humains et quelques vampires déambulaient sur la piste de danse tant dis que d'autres discutaient ou buvaient. Le jeune homme fit un peu le tour du yatch mais il ne croisa personne à sa connaissances.

-Bon,allons voir cette collection.

Pendant un moment il commença à regarder chaque détails des personnes qui se trouvèrent à sa porté, les vêtements, l'anatomie et leurs gestes.Pour s'amuser il usa de sa Présence pour tourner les regards vers lui, se fut avec succès qu'il attira bon nombre de regards sur lui. Un petit sourire en coin se dessina sur sa bouche. Il pu constater à travers la une fenêtre que le bateau avait quitté le port.Après vingt minutes de recherche, il ne trouva guère cette collection. Il alla dans un salon pour s'y asseoir et peut être se faire aborder par quelqu'un.
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Helena Hawke
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Jeu 12 Juin - 14:30



Pour poser les bases de son pouvoir au sein d'une ville, il y a différentes façons de faire. Bien sûr, celles-ci peuvent varier, dans la forme ou dans leur exécution, en fonction de qui vous êtes. Être une Ancienne possédant un certain territoire sous son contrôle et étant à la tête d'un clan local vous met déjà à un certain niveau, attire l'attention et les prétendus amis, même lorsqu'on fait partie de nos Sorciers mal-aimés. Mais bien sûr, des ennemis et des détracteurs, elle en aurait aussi comme tous le monde, peut-être même d'avantage que n'importe qui à cause du sang qui coulait dans ses veines. Toutefois, ce soir, il n'en serait pas question, du moins pas selon les plans de l'Ancienne. Non, l'objectif de ce soir était simplement de voir, et de se faire voir. De faire remarquer subtilement qu’elle était bien là, qu’elle comptait s’imposer dans la ville, et qu’elle n’était décemment pas une personne à ignorer si vous aviez un minimum de bon sens.

Qu’avait-elle donc trouver ce soir, dans la liasse de papier qu’on lui avait remis à la Fondation, parmi les inintéressants hommages d’Ancilla quelconques, des requins cherchant déjà à attirer son attention pour profiter de l’aura de son pouvoir ou pour la piéger ? Une invitation qui aurait presque pu passer inaperçue si l’identité de l’expéditeur ne figurait pas sur la liste des personnes qu’il était intéressait pour elle de rencontrer et de cerner : le Primogène des Roses, Ismahel Lucilius. Ainsi, l’occasion de se montrer lui avait été livré quasiment sur un plateau d’argent, mais alliait également autre chose : la possibilité de le rencontrer, justement.

Hé bien soit, cela pourrait sans aucun doute se révéler intéressant. Pour l’occasion, elle s’était vêtue d’une robe de soirée associée à son élégance naturelle.


Spoiler:
 

Et bien sûr, elle n’était pas venue seule, oh non. Le message se devait d’être clair et compréhensible de tous, sans pour autant être une menace : les Sorciers étaient de retour dans la Cité des Anges, avec une figure de proue à leur tête. C’est donc en compagnie de Lucian Wilson, un jeune Ancilla de son clan qui lui était apparu qualifié et prometteur à ses yeux, qu’elle se voyait accompagnée.

Installée à une table haute avec son compagnon, ils n’avaient pas tarder à attirer l’attention autour d’eux. Regards furtifs, murmures à peine voilés, curiosité ou haine et mépris. Aucun de ces deux derniers n’étaient affichés de face cependant, personne n’aurait pris ce risque. Les invités humains semblaient sous le charme, l’un d’entre eux, un jeune styliste, s’était même invité à leur table. Deux jeunes Toreador avaient finalement pris leur courage à deux mains pour venir à leur rencontre et leur faire la présentation de la soirée, mais la présence du mortel les empêchait visiblement d’entrer dans le vif du sujet. Amusée par la situation et sentant leur convoitise quant à s’attirer sa sympathie, elle n’incitait nullement l’artiste à partir, bien au contraire.

Mais peut-être n’allait-ce pas tarder, car la descente du Primogène des Roses ne lui échappa guère, malgré la foule qui l’entourait et le dissimulait en partie. La principale vedette de cette soirée étant descendue de son perchoir, les choses intéressantes allaient finalement pouvoir débuter.


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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Jeu 12 Juin - 19:30

Jared s'ennuyait déjà, il ne lui restait plus qu'a aborder quelqu'un pour le distraire. Jared se leva de son siège et tourna son regard vers un miroir pour y vérifier son apparence; parfaite comme toujours.
Spoiler:
 

C'était une habitude qu'il avait depuis sa non-vie, ceci le rendait un peu égocentrique mais ce n'était juste que de l'esthétique et rien de plus. L'envie de parlementer le fit partir du salon pour l'emmener vers une grande salle remplie de tables avec un escalier au milieu de cette dernière. Avançant lentement pour regarder la décoration et quelques visages, il entendit quelques chuchotements. Ne fessant plus attention à ces petites voix il continua son chemin.

Soudainement il remarqua une femme accompagnée d'une autre personne, ils prirent place dans une table. Leur prestance attirait l'attention de plus d'un, certains regards étaient braqués vers eux. Ce genre d'aptitude plaisait beaucoup à Jared car ils savaient se faire remarquer. Seront-il des amis où des ennemis? Peut importe, Jared voulait juste parlementer avec des gens qui le méritaient. Sans attendre il se dirigea vers eux d'une démarche très naturelle et à quelques mètres d'eux il eu un petit sursaut. Tiens,tiens, serait ce des mages? Un léger sourire se dessina sur son visage, cette soirée commençait à être intéressante.

Jared fut le premier à ouvrir la discussion en se présentant chaleureusement et il se rendit compte qu'une troisième personne était aussi assise à leur table. Le visage de la femme lui était étrangement familier... en tout cas il savait très bien que c'était quelqu'un d'assez "haut placé". La discussion commença très vite à prendre un agréable tournant malgré le petit goût d'audace de Jared. Puis un autre vampire se joignit à eux, mais cette fois ci un autre Toréador. Jared pu découvrir par la suite que le jeune mortel était styliste, ce qui lui donna plus d'intérêt envers ce dernier. Les cinq parlaient de tout et de n'importe quoi mais la présence du mortel handicapait un autre tournant pour la discussion. Jared attendait patiemment le moment où il pourrait parler de la société camariste et tout le blabla avec.

Une foule commençait à se rassembler vers l'escalier qui était au milieu de la salle, nos regards se tournèrent vers l'escalier en question.Serait ce la star de l'Elyseum qui descendait les marches? Cet Ismahel en question donc son visage restait flou dans l'esprit de Jared. L'envie d'aller voir par lui même ce personnage lui brûlait les jambes.


Hehehe:
 
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Silver
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Sam 14 Juin - 10:52


Redorer l'écrin


Feat Ismahel Lucilius, Jared B. Hanker, Helena Hawke + Libre ⊹



Habituellement la louve ne vient pas trop se mélanger à la foule, mais ce jour est spécial. Un vieil ami qu'elle n'a plus depuis fort longtemps revient à la Cité des Anges. Un Camariste qui est aussi un ami de son Sire. L'amitié est sacré pour la louve et cette dernière a regretté de ne rien avoir pu faire pour lui venir en aide. Les choses se sont accumulés, les rencontres, les dangers, de vieilles blessures qui se sont ouvertes. Pourtant, Silver passe outre cela et décide d'aller accueillir son vieil ami, en espérant que le temps n'est pas trop changé la vampire. Après tout, elle s'est retiré de la civilisation pour pouvoir s'entraîner à contrôler sa bête. Avoir fait l'irréparable en détruisant un village en étant possédé par sa bête a beaucoup marqué Silver, qui, à présent se fait un devoir de trouver le calme même en pleine ville. Un entraînement excellent, certes, mais le Sabbat pullule ici bat et apparemment les Lupins se font également un devoir de monter leur supériorité.

Mais qu'importe. Silver se trouve sur le yacht depuis un certain moment maintenant observant les gens dansant sur la piste. Le regard est accaparé par les mouvements parfois désordonné de certain. Cependant, ces derniers semblent s'en moquer tant qu'ils s'amusent. De son temps, ces gens n'osaient même pas danser de peur de se ridiculiser. La louve arque un sourcil et un sourire fin se dessine sur les lèvres de cette dernière. Bras croisés sur la poitrine, la vampire tapote son index sur son avant bras, la musique commençant à l'entraîner bien plus encore que les cœurs palpitant. La louve décide de sortir de son coin passant devant un jeune vampire de toute évidence. Son aura n'est pas aussi imposante qu'un vampire du même âge que la louve. Cependant, son charme semble plaire aux jumelles Olsen. Comment pourrait-on passer à côté. La louve pose un bref regard sur lui, l'ambre lupine se posant sur le clair du jeune vampire. Puis, la vampire trace son chemin entraîné par la musique naissante. Un sourire illumine son visage lorsqu'une salsa se fait entendre. La piste s'enflamme en un rien de temps. Le buste bouge au rythme de l'air entraînant. Un homme vient. Un humain au vu de son cœur battant. Il invite la louve qui accepte. Un danseur cubain reconnu.

C'est avec facilité et entrain que la Grangrel se met à danser suivant sans mal le rythme effréné du danseur qui se réjouit d'avoir trouvé une partenaire de choix. La danse est une passion pour cette louve pourtant bien solitaire. Cependant, cette passion l'entraînera souvent vers de haut sommet. La chevelure de la louve virevolte aux moindres de ses mouvements. Le couple est vite séparé des autres danseurs impressionnés par la démonstration de ce nouveau couple. La place se fait autour de la vampire et du mortel. La louve ne le capta pas immédiatement, mais elle se sait observé. Son style libre et sauvage ne passa pas inaperçu à son entrée et pourtant, on l'a laissé passer sans mal étant une proche d'Ismahel. Elle sait qu'elle aura pas mal de chose à lui dire en privé. Des souvenirs à partager et aussi des conseils de sa part. La louve ayant perdu toutes notions de sociabilité se voit devant un obstacle de choix quand elle se trouve en compagnie du Prince des Loups.

La danse terminée. Le danseur déposa un baiser sur le revers de la main de louve qui d'un simple sourire s'écarta et le laissa au milieu de la piste. Ce dernier trouva bien vite la compagnie de fan et d'admiratrice. Transperçant la salle de son regard, la louve capta enfin l'hôte. Nouveau sourire ancré sur les lèvres. La louve s'approcha.

- Voilà un visage qui fait plaisir à voir. Cela fait longtemps mon ami. Comment te portes-tu ? [En Espagnole]


© Grey WIND.

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Ismahel Lucilius
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Dim 15 Juin - 16:51

Alors qu'il apprenait à Garosh Fardhenburg, un jeune ancilla ventrue, les nouvelles de l'Elyseum de Berlin et Paris, Ismahel remarqua la présence de la nouvelle primogène des Sorciers. Il avait appris alors qu'il était à New-York que la femme était une ancienne. Pour un clan aussi jeune que celui des Usurpateurs, une ancienne était encore plus importante que dans n'importe quel clan de la Famille. Cette Sorcière était aussi élégante que sa réputation le disait. Élégance et rigueur donc, tout cela dans une corps remarquable et des habits d'un style plaisant bien que l'émeraude alliée à l'or de ses cheveux aurait plus sied au carmin de la chevelure de son Infant. Raven.
Mais ici, l'or s'alliait tout de même convenablement à sa parure et sa tenue. Un peu de bon goût chez les Sorciers était appréciable.
Il aurait espéré qu'elle serait venue à sa rencontre, mais la « pauvre » maîtresse de la fondation était en proie aux discours d'un jeune humain, styliste de profession selon la mémoire du Toréador, et de deux néonates du Clan. Harry MacGuinnel, un poseur aux traits angéliques et Jared B. Hanker, un toréador parisien d'origine.
Harry était un garçon comme les poseurs en faisaient tant : beau, souriant, agréable dans les conversations tant qu'il fallait satisfaire l’ego de ses interlocuteurs. Mais Ismahel se souvenait de la piètre qualité de ses remarques et du creux de ses saillis intellectuelles quand le néonate essayait de critiquer ou de commenter le travail d'un quelconque artiste. Il avait même osé confondre la Nef des fous et les Sept péchés capitaux. Des œuvres de Bosh inestimables jetées en pâture à la médiocrité culturelle du jeune dandy.
Jared B. Hanker n'avait pas encore fait de marques dans l'esprit du Toréador, ce qui dans la société de la Rose était un défaut autant qu'un avantage, car les échecs et les déconvenues marquent bien plus que le succès. Ne pas jouir de la reconnaissance du primogène signifiait que son travail d'Artisteux était convenable, qu'il n'avait pas pris le risque de s'offrir à la critique des grands de la Rose et donc n'avait pas eu à subir les invectives et les turpitudes acerbes des cercles intellectuels et artistiques de Los Angeles et surtout de Paris, plus grand Elyseum du monde où l'art et la rhétorique faisait et défaisait chaque soir les vies de centaines de caïnites.
En espérant que Jared et Harry n'humilie pas le clan par des remarques inadéquates et une conversation somnolente, Ismahel se décida à n'aller sauver la Sorcière de ces enfants qu'après avoir fini de saluer la dizaine de convives qui se pressaient encore autour de lui.


Lord Marcus, Connétable de Manchester, Haut-prévôt du Wessex et amis proche du Prince Alexandre de Londres, était venu. Accompagné de ses huit goules top-model et de son infant, il avait appris la tenue de l'Elyseum alors qu'il revenait d'un voyage d'affaire à Sacramento.
C'était un Toréador de la Guilde des Artisteux, un ancien sculpteur et potier qui semblait s'etre détourner de la création pour fonder sa fortune sur le commerce et la critique d’œuvres d'arts. Certains disaient aussi qu'il était un magnat du Gin et une tête de proue du commerce d'esclaves en direction de l'Asie. Il félicita Ismahel pour sa fête et l'informa que Madame de Wilhmore avait été touchée par sa mésaventure, histoire qu'elle avait entendue dans un salon parisien.


Les rumeurs et les ragots circulaient vite dans la société de la Rose, et le fait d'être touché par une mésaventure relevait plus de la satisfaction de voir un potentiel rival dans de mauvaise posture que de la compassion. De plus, informer un individu de ce genre de ragots à son sujet voulait dire deux choses : soit l'on veut tourner l'individu en ridicule en faisant savoir haut et fort que tous connaissent sa détresse, soit que sa détresse ainsi mise au grand jour, l'individu doit faire attention à ce que les hyènes ne se jettent pas sur lui pour l'achever.


Dans un cas comme dans l'autre, le Connétable était en position de force. En choisissant de lui dire, il offrait à Ismahel aussi une main tendu contre un ennemi commun. Car tout Toréador européen savait que le Lord Marcus et Lady Wilhmore sous leurs airs de parents affectueux, amis comme cul et chemise, festoyant couramment aux mêmes salons, étaient des adversaires véhéments s'étant lancé un Jyhad personnel il y a de ça 75 ans. L'information, c'est le pouvoir comme le rappelaient souvent les Nosferatu, mais la Rose aussi les collectait. Seulement, contrairement aux Rats, les Toréadors gardaient ces informations et ne les troquaient pas.


En connaissance du Jyhad personnel du Lord, Ismahel sourit et échangeant quelques compliments quant à la beauté des goules de Marcus, il glissa :
- Votre présence m'est en tout cas d'un réconfort exquis, la collection se trouve en bas de l'escalier. Qu'il est dommage que Madame de Wilhmore n'ait pu venir, son chagrin pour ma personne a sans doute du l’aliter. Heureusement, vous pourrez lui apprendre que mon état va mieux la prochaine fois que vous la croiserez. Je ne doute pas qu'elle se remette vite du vilain mal à laquelle je l'ai contrainte.


À comprendre bien sur, « en venant vous êtes de mes amis contrairement à Madame, et qu'elle apprenne vite de quel coté la famille Lucilius et ses amis se sont rangés. »
Un sourire malicieux se dessina sur le visage du Connétable qui avant de partir sembla avoir le regard attiré sur la piste de danse.

Suivant le regard émeraude, Ismahel posa ses yeux sur le corps magnifiquement bestial qui virevoltait au rythme embrasé et hispanique de la musique.
Il aurait reconnu ce corps, ces cheveux d'argents et ce regard d'ambre dorée entre tous. Un sourire illumina son visage, cela faisait tant d'années...
La musique s'arrêta et le couple de danseur se sépara. La Louve se dirigea vers lui. Plusieurs invités la congratulèrent pour sa performance.


- Voilà un visage qui fait plaisir à voir. Cela fait longtemps mon ami. Comment te portes-tu ?
- Fort bien. Je remarques que tu ne m'accordes même pas la première danse ? Voilà une belle punition pour ma muflerie. J'aurais du te remarquer dès ton arrivée au lieu de me laisser distraire par la foule.


Alors qu'il s'apprêtait à serrer sa vieille amie dans ses bras, le Connétable saisit la main de Silver pour déposer un baiser à quelques millimètres de sa peau en s'excusant en espagnol :
- Je m'excuse d'avoir privé le maître de cette soirée d'une danse avec une merveille comme vous. Recevez mes plus profondes excuses, déesse, de ma part et de celle de tous les convives. Monsieur Lucilius, nous reprendrons plus tard notre conversation, l'idée de voir votre collection m'est désormais trop pressante. À plus tard.
Puis il partit. Lançant un dernier regard séducteur à la Gangrel, regard imité par ses goules et son infant.

Ismahel s'excusa auprès des convives, laissant à Tysha la tache de les conduire et leurs indiquer les différents divertissements sur le yacht. Proposant son bras à Silver, il s'éloigna vers la pointe du yacht où caïnites et humains semblaient moins nombreux.
En partant, il passa consciemment devant la table où était la future régente Tremere, et posant sa main sur l'épaule de l'humain :
- Savez-vous, mon jeune ami, que Natacha Garinsky a osé mêler votre dernière robe à l'affreuse nouveauté que l'on nomme chaussures de Monsieur Florent. Laisserez-vous pareil désastre continuer ? Je vous en conjure aller prévenir la jeune femme de la folie qu'elle a faite avant que la vox populi ne l'humilie pour son incorrection.
Le jeune homme étonné d'être ainsi sollicité par le célèbre mécène prit à cœur la mission d'autant plus qu'il était fort vraie que ce soir la jeune gymnaste ukrainienne avait fait une terrible faute de goût. Peu de chance qu'elle soit réinvité à l'une des soirées de la Rose pendant longtemps.


- Madame Hawke, vous êtes en grande beauté ce soir. Une magnifique émeraude vogue sur les eaux saphirs de Los Angeles. Ces délicieux jouvenceaux ont la conversation agréable, j'espère ?
Messieurs, vous avez à votre table une dame d'une élégance ensorcelante. Elle dominerait le monde si elle le souhaitait.
Mais je m'attarde et vous étiez en pleine conversation. Veuillez donc m'excuser, je reviendrai à vous lorsque vous en serez plus disposer. À toute à l'heure.


Domination, ensorcellement, la Sorcière devait maîtriser parfaitement ces Arts principaux des Tremere.
À l'avant du yacht, la musique portait toujours sa mélodie mais le brouhaha de la foule était moins assourdissant. De plus, la vue de la ville, l'immensité de l'océan et la fraîcheur de la brise marine offraient un tableau de sensations exquises.



- Nous pouvons parler plus calmement ici. Après toutes ces années, tu sembles vivre la même indépendance, les guerres de pouvoirs ne t'ont pas ôté ta plus belle parure : ta liberté.
Comment vis-tu les conflits qui assaillissent la ville ? Griffith park est-il épargné par la guerre qui noie les rues ? 

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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Dim 15 Juin - 20:18

Le regard du Primogène croisa celui de Jared, il le fixa des yeux. Soudain une légère honte le submergea,un discret sourire se dessina sur ses lèvres. Jared pensait que le Primogène trouvait que deux néonates entrain de converser avec une belle et puissante sorcière avec un très bon goût vestimentaire était un petit affront envers la dame qui se tenait à sa table. Par la suite le Primogène salua d'autres personnes,parmi elles la boucle d'or des temps modernes qu'il avait vu il y a une demie heure avant. Étaient-ils amis? Jared possédait une grande curiosité,c'est d'ailleurs grâce à cela qu'il à pu se surpasser il y quelques décennies .

Son angoisse disparue et il continua la conversation avec la mage espérant faire bonne impression. Bien qu'il ait cette naïve gentillesse ce n'était juste qu'un joli masque vénitien en vrai, même s'il était un Nouveau Né il savait parfaitement ce qu'il fessait. Jared garda pendant des années de précieux conseils d'étiquette que sa Dame lui avait apprit avec soin.

"-Parler avec des jeunes doit être une occupation, comment dire... pénible non?"

Cette phrase avait une double signification que seule les camaristes pouvaient comprendre, le jeune mortel qui commençait à ennuyer Jared n'y prêta pas attention. Dans la Société de la Rose il y avait une règle assez simple lors des Elyseum, les plus jeunes restent à l'écart des plus vieux, pourtant Jared avait un petite tendance à transgresser les normes imposés par ses pairs. Est-ce du à son audace et à sa nature calculatrice ? Il jouait à un jeu très dangereux mais qu'importe, quand il aura l'âge d'un Ancien les autres vampires se souviendront de cette façon d'agir. Mais qui ne tente rien n'a rien.

Voyant les yeux de la vampire il pouvait apercevoir un léger agacement de cette dernière ou même l'envie de remettre Jared à ça place, la queue entre les jambes. Il pensa de nouveau au Primogène mais sa pensée se dévia ensuite vers ses œuvres qu'il avait fait auparavant, Jared ne voulait pas attirer l'attention de ses pairs, non pas par peur mais parce qu'il était encore trop tôt pour lui de faire son oeuvre qui fera fureur à Los Angeles et même en Europe. Bien qu'il est prit soin de laisser des traces de son grand talent un peu partout dans le monde le jeune Toréador resta discret sur son don.

La Sentinelle sentit soudain une présence s'approcher de la table, il tourna sa tête lentement et leurs regards se recroisèrent de nouveau mais cette fois ci Jared eu un léger sursaut. Non par la prestance du vampire mais à cause de quelque chose d'encore plus grand, un fragment de souvenir. Jared reçu des flash back, des salles illuminées, Hollywood, sa tendre Amy... Puis une phrase sortit silencieusement de sa bouche.


"-Le cinéma..."

Jared tourna le regard vers la bougie qui était placée au centre de la table. Enfin il s'en souvient, ce soir où lors d'un festival cinématographique il percuta très légèrement un homme dans le hall,cet homme était le Primogène des Roses. Mais pourquoi a t-il oublié ce souvenir tellement embarrassent? Peut-être qu'Amy avait utilisé sa Domination pour effacer se souvenir.

La star de l'Elyseum aborda le jeune styliste, il les libéraient de ce fardeau quoique Jared soit lui aussi un fardeau pour la vampire qui sais.

- Savez-vous, mon jeune ami, que Natacha Garinsky a osé mêler votre dernière robe à l'affreuse nouveauté que l'on nomme chaussures de Monsieur Florent. Laisserez-vous pareil désastre continuer ? Je vous en conjure aller prévenir la jeune femme de la folie qu'elle a faite avant que la vox populi ne l'humilie pour son incorrection.

Jared laissa sortir un léger rire que le jeune styliste entendu avec agacement puis il quitta la table, en plus d'être admirable et séduisant il avait aussi le sens de l'humour. Ce personnage était parfait à ses yeux.

- Madame Hawke, vous êtes en grande beauté ce soir. Une magnifique émeraude vogue sur les eaux saphirs de Los Angeles. Ces délicieux jouvenceaux ont la conversation agréable, j'espère ?
Messieurs, vous avez à votre table une dame d'une élégance ensorcelante. Elle dominerait le monde si elle le souhaitait.
Mais je m'attarde et vous étiez en pleine conversation. Veuillez donc m'excuser, je reviendrai à vous lorsque vous en serez plus disposer. À toute à l'heure.


Le sourire de Jared se dissipa, Hawke? Ce nom... Amy lui en avait parler un jour, aussitôt un sourire malicieux se dessina sur la bouche de Jared. Encore un de ces contacts...Cette soirée devenait de plus en plus intéressante. Il posa la tête sur ses mains qui étaient croisés et en hauteur grâce à ses coudes.

"-Eh bien, eh bien, mais que me vaut l'honneur de voir la Primogène des Mages parmi nous. Je ne vous avez pas reconnu, à vrai dire je vois très peu de Tremeres avec un tel goût vestimentaire que le votre. Ils devraient prendre exemple sur vous"

Tour était clair, la femme aux cheveux d'or platine qui se tenait devant lui était la futur Régente des mages. Voilà quelqu'un de fort intéressant et de dangereux. Jared fit attention de ne pas trop flatter l'ego de la Primogène car ce genre de personne s'enfichait complètement de ces compliments, surtout s'ils venaient d'un Nouveau Né
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Mar 17 Juin - 7:42





« Parler avec des jeunes doit être une occupation, comment dire... pénible non? »

Aux paroles du jeune freluquet nommé Jared, qui avait eu l’audace de l’approcher alors que tous les autres jeunes cherchaient instinctivement à ne pas attirer son attention pour mieux l’observer, l’habituel sourire en coin éternellement accroché à ses lèvres s’élargit.

« Tout dépend de la pertinence de leurs propos et de leur esprit. Ces derniers sont bien loin d’avoir tous le même intérêt. »

C’était là les rares mots qu’elle avait exprimé depuis le début de la conversation, se contentant d’écouter les trois jeunes gens face à elle la plupart du temps. Eussent-ils été d’un autre clan que celui de la Rose, elle les aurait très vraisemblablement chassé de sa table. Les choses étaient pourtant claires, elle n’était pas là pour se soucier des jeunes camaristes avides de l’influence et du pouvoir qu’ils n’avaient pas, ni des déboires humains. Elle était là pour faire la connaissance de son collègue Primogène, et à l’occasion, nouer quelques liens avec d’autres personnages influents potentiellement présents sur le navire. Mais dans un soucis de ne pas froisser les membres du clan de la Rose, elle tolérait leur présence à sa table et ne commentait la discussion que par politesse. Après tout, il ne fallait pas oublier que la soirée était donnée par leur Primogène. Wilson quant à lui, jouait parfaitement son rôle, la déchargeant de ce fardeau qu’aurait été d’être le centre exclusif de l’attention de la jeunesse vampirique. Il savait mener la conversation, poser les bonnes questions au bon moment, s’informer sans en avoir l’air. Et ce, tout en préservant la Mascarade. Un bon orateur en somme. Un potentiel Régent pour la Fondation avait-elle pensé dans un premier temps, mais si tel avait été le cas, pourquoi n’avait-il pas été assigné à ce poste ? C’était cette question qui faisait qu’elle n’en ferait sûrement pas son pantin au siège de la Fondation.

Quoi qu’il en soit, et quelles qu’en étaient les raisons, le pouvoir appelait le pouvoir, comme le prouva l’approche brève du Primogène des Roses. Parfait, il était donc maintenant au fait de sa présence sur le yacht, la débarrassant en prime de cet ennuyeux mortel.

« Madame Hawke, vous êtes en grande beauté ce soir. Une magnifique émeraude vogue sur les eaux saphirs de Los Angeles. Ces délicieux jouvenceaux ont la conversation agréable, j'espère ? Messieurs, vous avez à votre table une dame d'une élégance ensorcelante. Elle dominerait le monde si elle le souhaitait. Mais je m'attarde et vous étiez en pleine conversation. Veuillez donc m'excuser, je reviendrai à vous lorsque vous en serez plus disposer. À toute à l'heure.

- Que de belles paroles, monsieur Lucilius, mais vous n’êtes pas en reste non plus. Vous avez assurément fière allure, digne de votre rang. Je serai comblée que vous me guidiez plus tard à travers l’exposition. A tout à l’heure, donc. »

Les sempiternelles politesses échangées, le voilà qui s’éloigne. Si l’Ancienne apprécie la flatterie à sa juste valeur, elle n’en reste pas moins détachée. Les mots sont trompeurs, il ne faut guère leur attacher d’importance.

« Eh bien, eh bien, mais que me vaut l'honneur de voir la Primogène des Mages parmi nous. Je ne vous avez pas reconnu, à vrai dire je vois très peu de Tremeres avec un tel goût vestimentaire que le votre. Ils devraient prendre exemple sur vous.

- Jeune homme, si vous évoquez les miens en ces termes, c’est que vous n’avez malheureusement pas eu l’occasion de rencontrer suffisamment de Sorciers. »

Sa voix n’avait pas changé, toujours aussi douce et agréable, bien qu’il s’agissait-là d’un reproche à peine voilé. Les flatteries du cadet n’étaient pas du même niveau que celles de l’aîné. Elles lui semblaient même maladroites et teintées d’une pointe d’orgueil, mais ce n’était qu’un enfant après tout, une Rose qui plus est. On ne pouvait attendre la perfection d’eux, cela en revanche, elle l’exigeait des siens. Comme pour montrer l’exemple, Wilson qui l’accompagnait, était irréprochable aussi bien dans sa tenue que dans ses manières et son expression. Du reste, le fait qu’il n’ait pas eu conscience de la personne à laquelle il s’adressait jusqu’alors l’amusa brièvement.

« L’insouciance de la jeunesse… Vos aînés autour de nous ne parlent pourtant que de moi et de ma présence ici. Ils s’interrogent… sur la raison de la présence de l’Ancienne du clan des Mages, Helena Hawke, Seigneur de Californie et Primogène de Los Angeles, du moins, pour les plus avertis quant à mes titres.un sourire ponctua sa phrase avant qu’elle ne poursuive Je m’étonne que cela ait échappé à deux jeunes gens tels que vous. »

Le dénommé Harry MacGuinnel sembla brusquement mal à l’aise et intimidé. Peut-être un peu honteux aussi, à l’idée d’être l’auteur des inepties et banalités ennuyeuses dont il avait alimenté la conversation en présence d’une personne de cette importance. Ainsi, il semblait tout aussi ignorant de l’identité de l’Ancienne que Jared avant qu’Ismahel ne vienne éclairer leur lanterne. Aaah, ces jeunes qui ne savent ni écouter, ni regarder…

« Toutes mes excuses, Madame, mais je ne voudrais guère vous importuner plus longtemps. Je vous laisse profiter de la soirée comme bon vous semble et vous présente tout mes respects.

- Faites donc cela. »

Celui-ci se leva de table, jetant un regard insistant à son camarade, Jared, cherchant sans doute à l’inviter à faire de même que lui, avant de disparaître avaler par la foule. Helena ne s’y intéressa guère, son attention tournée vers son compagnon, Wilson, et le Nouveau-Né Jared.

« Dîtes-moi, jeune homme, vous qui évoquiez la pénibilité quant à discuter de banalités avec la jeune génération, saurez-vous ne pas tomber dans ce piège et me distraire l’esprit le temps que votre estimé Primogène ne se libère ? »


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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Mar 17 Juin - 13:34


Redorer l'écrin


Feat Ismahel Lucilius, Jared B. Hanker, Helena Hawke + Libre ⊹

La louve n'a jamais été une adepte des grandes réunions de ce type. Même durant son humanité, elle s'est vu rapidement déçu par le comportement des gens de la haute société que son père invité. Sa mère a toujours aimé se complaire au milieu des gens pour se valoriser, alors qu'elle n'a été que la plus grande hypocrite ne se souciant jamais de l'essentiel délaissant sa fille la plupart du temps hormis pour tenir une bonne image parmi les autres. Son père, lui, ne s'est soucié de lui que pour satisfaire son orgueil et agrandir ces affaires. Autrefois, les enfants de la haute bourgeoisie n'ont été que des objets que l'on a aimé à manipuler comme des marionnettes pour satisfaire des plans peu glorieux. Tout n'est pas si différent aujourd'hui dans la Camarilla. Trop renfermé se complaisant dans des jeux malsains pour satisfaire une immortalité longue et peu surprenante. Silver n'apprécie que très peu cela, mais elle est ici pour accueillir un ami injustement banni à cause de la pression d'un Sabbatique que la louve se plaît par moment à égorger laissant parler sa bête sans peur d'être marqué s'il le faut. C'est une cicatrice que l'on montre avec fierté, mais mieux vaut ne pas trop laisser parler sa bête. La louve en a fait le serment de ne plus être marqué. Son Sire, lui, n'a plus l'apparence aimable comme un Toreador ou bien cette Tremere que la louve observe à peine. Nul mal à prendre, c'est juste que Silver ne sait pas être sociable ou juste ce qu'il faut. Comment lui en vouloir alors qu'elle a pratiqué l'exile pour contrôler sa bête. Libéré dans les jungles où nul loi n'existe à part celle du plus fort. Ermite, la jeune femme est passé au statut d'une Déesse parmi les indigènes pensant qu'une quelconque prière envers elle pourrait leur servir pour les batailles ou la chasse. Une déesse guerrière comme c'est étrange de l'avoir considéré de la sorte. Les humains sont parfois que trop surprenant, mais ceux qui sont proches de la nature ont le mérite d'attiser l'intérêt de cette louve aux manières pourtant fines et au vocabulaire délicat.

La louve préfère donc pensé à ce qui s'est passé lorsque la danse est arrivée à son terme et qu'elle ait rejoint son vieil ami. Cet homme qui a joué les séducteur faisant preuve d'une politesse qui ont dissimulé d'autre chose lui semble-t-il. La louve offrit un regard et un simple sourire peut-être qu'il n'a pas su déceler le clan de Silver. Ce qui a expliqué son comportement. Le clan de la louve est facilement mit de côté de ce qu'elle sait, mais cela passe au-dessus de la tête de la vampire qui se moque bien de ces guerres, de ces jeux d'enfants stupides. Pour elle, rien d'autre ne compte que son existence et sa liberté autant que sa parole parmi les siens. Rien de plus. Pour elle, elle a l'essentiel autant que la compagnie d'un vieil ami qui s'ajoute. Bras sous le sien, elle l'accompagne jusqu'à un endroit plus calme loin des oreilles indiscrètes. Quoi que ce point reste encore à voir. Regardant l'horizon, la louve se laisse bercer par les sons et les parfums faisant abstraction de la fête qui se déroule à l'intérieur. Non, seul le bruit de la nature, des vagues et du vent semblent plus la mettre en joie que cette danse faite plus tôt.

- Nous pouvons parler plus calmement ici. Après toutes ces années, tu sembles vivre la même indépendance, les guerres de pouvoirs ne t'ont pas ôté ta plus belle parure : ta liberté.
Comment vis-tu les conflits qui assaillissent la ville ? Griffith park est-il épargné par la guerre qui noie les rues ?


Le regard se tourne puis se pose sur le Toreador avec un sourire vrai et non faux comme la plupart des vampires dans ce yacht. Entre le Toreador et la Gangrel, c'est une amitié vraie, pas de faux semblant. L'honnêteté prévaut, car ce dernier connait assez la louve pour savoir que l'hypocrisie ne la rend que peu aimable. A défaut de l'avoir vécu trop souvent, elle préfère s'en éloigner le plus possible.

- Le compliment me va droit au cœur mon ami. La liberté m'apporte beaucoup, mais toi, ce n'est pas la liberté qui te rend si élégant et heureux n'est-ce pas ?

L'accent chaud de la louve ne disparaîtra jamais malgré le temps. C'est une fierté qu'elle aime faire entendre. Le regard se pose, quelque peu taquin, mais mélancolique aussi. La louve connaît ce regard pour l'avoir eu un jour. Malheureusement, le temps et l'homme l'ont brisé comme l'on peut briser un vase de cristal.

- Tu sais bien que je ne porte que peu d'intérêt à ces jeux stupides mon ami. Cela ne me regarde absolument pas. Je vois seulement que rien a changé après m'être exilé dans la jungle profonde.

Appuyé sur la rambarde, la louve observe l'obscurité de l'eau où nage discrètement quelque poissons courageux et intrigués.

- Le domaine est accueillant et préservé des individus indésirables. Bien que ma venue fut fêté par une attaque d'un lupin fou et enragé.

Un soupire se fait entendre.

- Malgré le temps qui passe, la pouvoir amène les guerres. C'est une roue longue et sans fin que l'avidité et l'envie sont une huile vitale.

La louve se tourne faisant face au peu d'invité se perdant à l'extérieur.

- Autrefois, j'ai eu la naïveté de croire que l'immortalité apporterait la sagesse. Aujourd'hui, je ne suis que peu étonné par cela mon ami. L'acceptation est une première clé vers l'adaptation. La mienne en l'occurence.

Le visage se tourne vers Ismahel, le sourire se dessinant.

- Alors, mon ami qui est responsable d'un regard si doux ? La dernière fois que je t'ai vu, tu semblais comme pourchassé par une armée de démon. Aurais-tu trouvé la raison de ton immortalité ?


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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Dim 22 Juin - 11:28

On dit que la vengeance est un plat qui se mange froid. Pour ma part, je la préparais depuis ce qui me paraissait être tellement longtemps qu’elle avait eu plus que le temps de refroidir et de devenir glacée, et pourtant cette flamme vengeresse qui m’animait ne s’était en rien apaisée ou refroidie. Elle n’avait fait que grandir d’avantage, et alors que ce soir, j’allais peut-être faire un pas décisif vers celle-ci, cette sensation croissait brusquement, comme je ne l’aurais pas crû possible. Jamais je n’aurais pensé qu’il était possible d’haïr à ce point, au point de s’en sentir étouffé et d’en avoir mal, comme si ma colère me rongeait de l’intérieur. Au fond de moi, je le savais : il était temps de mettre fin à tout cela. Pourtant, si pouvoir enfin mettre un visage en plus d’un nom sur l’individu après lequel je courrais depuis tout ce temps m’apporterait un semblant de satisfaction, je n’étais pas certaine de pouvoir m’en tenir là. J’étais même assurée qu’avec ce que je savais, ma vie s’en retrouverait inévitablement changée à jamais, d’une manière ou d’une autre, que je le veuille ou non. Mais il était trop tard pour faire machine arrière et de toute manière, je ne le souhaitais pas.

Cependant, je vais certainement trop vite en besogne, aussi, revenons rapidement sur ce qui a conduit à ma présence ici, sur le yacht de cet Ismahel Lucilius que j’avais déjà rencontré une fois, alors que je débutais mes investigations pour retrouver le meurtrier de mon fiancé, Stephen.

Cela avait commencé par une invitation, tout bêtement, celle-là même concernant cette soirée sur son yacht personnel. Si j’en avais été étonnée, car après tout je ne l’avais rencontré qu’une seule fois, j’avais rapidement délaissé le carton d’invitation joliment décoré pour m’intéresser à d’autres affaires qui méritaient bien plus mon attention qu’une soirée huppée où se présenterait tout une brochette de snobs de la haute société où je perdrai mon temps et avec lesquels je n’avais rien en commun. Et sans doute n’aurais-je jamais pris la peine de venir si un deuxième message n’avait pas suivit celui-ci. Message qui m’apparut totalement obscur dans un premier temps, puisqu’il s’agissait d’un regroupement de divers papiers accompagnés de quelques photographies. Je l’avais retrouvé dans mon sac, sans signature ou marque d’un expéditeur quelconque. En me penchant d’avantage sur les documents et les reliant entre eux, je m’étais aperçue que cette masse d’informations convergeait vers une seule et même personne : un homme du nom de Ian Winston. Un brun aux yeux bleus dans le mètre quatre-vingt, ne faisant pas sa petite trentaine, célibataire, résidant du côté de Venice et soit disant « artiste ». Et plutôt qu’une preuve flagrante, un simple billet était adjoint à tout ceci, avec pour court message « Voici votre coupable », accompagné d’une photo du yacht. Je m’étais renseignée à son sujet, et comme par hasard, je n’avais pas tardé à apprendre qu’il s’agissait de celui d’Ismahel Lucilius.

Le sous-entendu était clair, cet individu serait visiblement de la croisière. Pour autant, devrais-je prendre ce risque, tenter de démasquer ou non le possible crime de cet inconnu qui surgissait brusquement ? A vrai dire, je ne m’étais pas posée longtemps la question. J’en avais assez de ce suspense et de cette traque qui n’avaient que trop duré. Je soupçonnais que ces renseignements provenaient d’Asher, puisque contrairement à Lowell, il en savait sensiblement plus long à mon sujet. A moins que ce dernier n’ai rattrapé son retard entre temps, toutefois je doutais que cette approche indirecte soit de son fait. Il aurait cherché à négocier, à m’acheter, plutôt que de m’offrir ces informations sans garantie, j’en étais certaine. Non, ce cadeau, ce moyen d’endormir ma méfiance me semblait d’avantage correspondre au style de ce curieux vampire blond qu’était Asher.

Et me voici donc présente à cette soirée, habillée de circonstance puisque n’ayant guère le choix cette fois-ci. Si je n’avais pas un budget semblable aux autres invités pour me parer d’une robe haute couture et luxueuse, on ne pouvait pas me dire que je ne savais pas me mettre en beauté, avec ma robe-bustier noire. En retrait, le long de la rambarde, dos à l’océan, je scrutais la foule. J’avais déjà repéré ma cible de la soirée, l’analysant du regard, guettant la bonne occasion pour passer à l’offensive qui, je l’espérait, n’allait plus tarder à venir…



(Hrp : Ca me gêne pas si je reste toute seule au prochain tour, j'ai encore matière à développer pour me lancer, comme je vois que vous êtes tous occupés ^^)

_________________
BURN BABY, BURN

« Cette insupportable colère qui étouffe le chagrin au point que le souvenir de l’être aimé n’est plus qu’un poison dans tes veines, et un jour tu te surprend à souhaiter que la personne aimée n’aie jamais existé pour être libéré de ta peine. »
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Jeu 26 Juin - 18:30

« Tout dépend de la pertinence de leurs propos et de leur esprit. Ces derniers sont bien loin d’avoir tous le même intérêt. »

"-Je partage votre avis."

Comme elle avait dit tout dépend de l'intention de ce qu'on dit, surtout si on s'adresse à une Ancienne. Le comportement du Primogène en compagnie des deux Toréador était fort compréhensif. Jared eu ce sourire en coin suite à la réponse de la mage.

- Jeune homme, si vous évoquez les miens en ces termes, c’est que vous n’avez malheureusement pas eu l’occasion de rencontrer suffisamment de Sorciers. »

La Rose se rendit vite compte qu'il venait de faire une fausse note.

"- Excusez moi , j'avais oublié de compléter ma phrase. Même si je ne parle pas beaucoup avec vos congénères, parmi les centaines que j'ai vus aucuns n'avaient d'aussi bon goûts que vous à part votre bel accompagnateur."

Jared fit un clin d'oeil séducteur au jeune homme qui se situait à côté de la Sorcière.

"-Bien que plusieurs d'entre eux étaient élégamment habillés quand mes yeux se sont posées sur eux, votre style prédomine la majorité. Vous voyez... Je suis quelqu'un qui aime voir du nouveau et on ne voit pas toutes les nuits des gens comme "vous deux". Croyez moi je respecte pleinement votre clan, d'autre part pour la connaissance illimitée que vous possédez et pour d'autres raisons que je ne peux guère dire pour l'instant. Encore une fois je m'excuse si cette phrase vous à offensés."

Le ton de sa voix changea légèrement vers le ton de la courtoisie. Jared savait que critiquer le clan d'un Primogène était un sacrilège, certes, la phrase qu'il avait lancée au début était très maladroite de ça part, mais comme le disaient les philosophes "il faut faire des erreurs pour avancer". Jared croisa ses jambes et retrouva son joli sourire en confessant son très beau faux pas. Lui qui normalement pèse ses mots, il suffit d'un moment d'inattention pour offenser une célébrité. L'autre Toréador en était stupéfait.

« L’insouciance de la jeunesse… Vos aînés autour de nous ne parlent pourtant que de moi et de ma présence ici. Ils s’interrogent… sur la raison de la présence de l’Ancienne du clan des Mages, Helena Hawke, Seigneur de Californie et Primogène de Los Angeles, du moins, pour les plus avertis quant à mes titres. – un sourire ponctua sa phrase avant qu’elle ne poursuive – Je m’étonne que cela ait échappé à deux jeunes gens tels que vous. »

Un grand sourire sortit de la bouche de Jared avant de répondre.

"-Mais quand ai-je dit que je ne connaissait pas la grande Primogène des Tremeres! Comme vous l'avez dit, mes aînés ne parlent que de vous; mais je ne pensais pas vous voir ici. Et je fait parti "des plus avertis" mais malheureusement la dernière fois que j'ai vu une photo de vous c'était il y a une décennie, Monsieur le Primogène n'a fait que confirmer mes doutes."

Oublier l'un des contacts que sa Dame lui avait conseillée? Jamais! Mais jamais de la vie, Jared ne perdit point son sang froid. Il adorait les personnes ayant du répondant, disons juste que le doute c'était installé dès qu'il vu la mage.

-Son sourire redevint un autre sourire en coin- "- Mais on va pas se mentir, les jeunes d'aujourd'hui sont moins instruit qu'avant. Ne vous méprenez pas, je n'essai pas de m'exclure de ce groupe mais je suis juste d'accord sur votre point de vue sur la jeune génération.

El tiempo es la clave de todo."


Et comme le disait sa mère "Faute avouée faute à moitié pardonnée".
L'autre Toréador n'osait même plus lever les yeux vers eux, Jared le regarda d'un air d'agacement.


« Toutes mes excuses, Madame, mais je ne voudrais guère vous importuner plus longtemps. Je vous laisse profiter de la soirée comme bon vous semble et vous présente tout mes respects.

Mon dieu... Ce Toréador plus vieux que Jared n'avait peut-être pas ce qu'il fallait dans le pantalon pour rester parmi eux. La Sentinelle soupira voyant le coup de faiblesse de l'autre Rose. La Primogène répondit d'un "- Faites donc cela. ». Il regarda l'autre Rose quitter la table.

"-Mon dieu..."

« Dîtes-moi, jeune homme, vous qui évoquiez la pénibilité quant à discuter de banalités avec la jeune génération, saurez-vous ne pas tomber dans ce piège et me distraire l’esprit le temps que votre estimé Primogène ne se libère ? »

Jared eu encore une fois le sourire aux lèvres, un moment clé se présentait à lui. Soudain son téléphone sonna.

"-Veuillez m'excuser."

La Sentinelle jeta un coup d'oeil à son portable et il remarqua qu'il avait reçu un message de la part de son patron "Le Prévôt" alias le Primogène des Rois.

"Désolé, mais je ne pourrais pas assister à la soirée j'ai une réunion, amuse toi bien."

Quel dommage, lui qui se fessait un plaisir de le présenter à la mage pour se racheter de sa maladresse.

"-Quel dommage... Et moi qui me faisais une joie de vous présenter mon patron le cher Prévôt." -Il releva la tête vers les deux Tremeres-

__________________________________________________________________________________________


Apparition PNJ
20 min avant


Amy D. Colmer



Avançant d'une démarche féline ver l'hélicoptère qu'elle avait reçu comme récompense en prime de sa promotion. Elle monta d'un geste vif et rapide, la Toréador refusa catégoriquement de porter un casque par peur de se décoiffer; après quinze minutes de débats sur la sécurité, etc, l'engin prit son envole. Amy admirait Los Angeles par la fenêtre se focalisant sur chaque détails de la ville, elle jeta ensuite un coup d'oeil sur son téléphone portable pour y voir l'heure; un claquement de langue se fit entendre.

"- Vous pouvez accélérer s'il vous plaît?"

"- Je fais de mon mieux Madame."

"-Ou sinon laisser moi piloter l'hélicoptère, j'en suis parfaitement capable!"

La Rose détestait arriver en retard mais cela augmentait l'effet de surprise destiner à son infant, une invitation du Primogène des Roses ne se refusait pas, même si on était Archonte. C'était l'occasion rêvée pour l'annoncer à son infant et ainsi rendre sa réputation plus solide à l'égard de ses pairs. L'impatience commençait à monter, on pouvait le constater au bruit de ses ongles tapoter de plus en plus vite l'écran de son téléphone, le regard guettant la mer par la fenêtre pour repérer le yatch.

"-LÁ!"

"-OUI, OUI, J'AI VU TENEZ VOUS TRANQUILLE JE VOUS PRIES!"

L'hélicoptère se rapprocha du yatch, l'excitation de revoir son Infant lui fit monter d'avantage son impatience. Le sourire au lèvres elle chuchota "Je suis là". L'engin se trouvait à 4 mètres de hauteur du point d'atterrissage, ayant assez attendue elle ôta ses talons aiguille, ouvra la porte de l'hélico et avant de sauter elle cria.

"-Nous repartirons dans cinq heures!"

Puis elle sauta avec la grâce d'une danseuse étoile, focalisant son poids sur l'endroit où elle allait atterrir. Elle tomba à genoux, ce fut un atterrissage des plus spectaculaires. En se relevant et en remettant ses chaussures elle constata qu'elle se trouvait près de la pointe du yatch et qu'il y avait deux personnes devant elle. La Rosa détacha sa veste qui ressemblait à une robe de soirée
Spoiler:
 
mais cette dernière lâcha une grande masse de tissue qui formait sa vraie et belle tenue.

Par la suite Amy pu reconnaître la silhouette d'Ismahel mais pas celle de la jeune blonde, hésitant à aller les saluer elle pensa que sa priorité était celle de son Infant car elle aurait après tout le temps pour discuter avec un vielle ami. D'un pas souple et rapide elle entra dans la grande salle, la scrutant dans les moindres recoins pour trouver Jared.

Soudain elle vit un jeune Toréador quitter une table d'un air confus, curieuse elle observa les autres personnes qui étaient présentes à cette table, ses yeux s'écarquillèrent voyant son Infant discuter avec Helena (une vielle "amie" de Londres). Elle s'avança vers eux mais avant elle adressa quelques mots au jeune Toréador au regard humilié.


"-Vous ferez mieux la prochaine fois"

L'Archonte continua son chemin et dès qu'elle se trouva derrière lui, son ange fit tomber une photo d'elle avec derrière des noms qu'elle avait marqués. D'une belle grâce elle prit la photo à terre et elle lui chuchota à l'oreille.

"-Tu as fait tomber ça"

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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Lun 7 Juil - 11:18



Si Jared espérait séduire l’accompagnateur d’Helena, c’était visiblement raté, celui restant imperturbable à son charme. Aaah, les jeunes, qu’ils étaient agaçants… Il ne savait donc pas se tenir, croyait-il que le moment était bien venu pour jouer les séducteurs juste sous son nez et à l’intention de son accompagnateur ? Aux yeux de l’Ancienne, le jeunot enchainait les faux pas, et la suite allait visiblement lui donner raison.

« Mais quand ai-je dit que je ne connaissait pas la grande Primogène des Tremeres! Comme vous l'avez dit, mes aînés ne parlent que de vous; mais je ne pensais pas vous voir ici. Et je fait parti "des plus avertis" mais malheureusement la dernière fois que j'ai vu une photo de vous c'était il y a une décennie, Monsieur le Primogène n'a fait que confirmer mes doutes.

- Si vous ne parvenez pas à vous imprégnez d’un visage plus longtemps, cela finira par vous faire fortement défaut... Son éternel sourire en coin se fit plus moqueur Vous n’avez même pas l’excuse de pouvoir me dire que j’ai changé, puisque ce n’est plus le cas depuis presque quatre siècles. »

Avec notre Tremere, il n’y avait pas de « Faute avouée faute à moitié pardonnée. », il n’y avait pas de faux pas ou de mais qui tienne, il n’y avait que la compétence ou l’incompétence. Lucian était compétant par exemple, et donc utile, du moins pour l’instant. Mais à sa décharge, il fallait reconnaître qu’il était plus âgé que Jared, et donc plus rôdé face à ce genre d’entretien. Jared semblait toutefois avoir plus de cran que son collègue qui quitta la table, mais en était-ce réellement ou était-ce juste de l’inconscience ou bien une certaine vanité toute Toreador ?

Bibibiiiip !

…. Comment ça, bibibiiiip ? Plaît-il ? Helena était bien loin d’avoir le discours archaïque de certains Anciens qui continuaient à se montrer réticent envers le progrès, mais tout de même. Était-ce trop demander que de mettre son téléphone sur vibreur ? Vieux jeu qu’elle était, elle n’appréciait pas voir une conversation ainsi interrompue. Encore, s’il avait laissé son portable de côté, elle aurait pu ne pas lui en tenir rigueur. Et si, pour une raison ou une autre, il se devait de rester joignable à tous moment, par devoir ou contrainte, alors pourquoi venir passer du bon temps ici ? Ce jeune homme manquait de sérieux à son goût, mais aussi de respect…


« Ne prenez pas cette peine, enfant. »

Sur ces mots, elle se leva, Lucian la suivant dans le même mouvement et lui présentant son bras qu’elle pris. Si elle avait toujours cette voix et ce ton suave, la nuance étai bien là : de « Jeune homme », on en était passé à « Enfant », signe évident des fautes qu’ils avaient accumulé à ses yeux et qui marquaient maintenant son désintérêt pour lui. Les jeunes avaient tellement vite fait de dégringoler dans son estime…

« Je saurais parfaitement trouver le Prévôt de cette ville si besoin. Sans doute aura-t-il meilleure mémoire que vous. Sur ce, nous prenons congé. »

Mais alors qu’elle allait s’éloigner, un visage qu’elle connaissait bien les avait rejoint. Amy Colmer, récemment nommée Archonte, qu’elle avait connu il y a bien longtemps.

« Dame Colmer, quelle surprise de vous retrouvez à Los Angeles après toutes ces années… J’aurais pensé que vos nouvelles fonctions ne vous donneraient guère le temps d’être ici. Toutes mes félicitations, d’ailleurs. Comment vous portez-vous ? »

Le niveau venait d’être rehaussé d’un sacré cran, avec la venue d’Amy, peut-être suffisamment pour qu’elle s’attarde encore un peu ? Bien que ne l’appréciant que peu, c’était toujours intéressant d’être vue à ce genre de soirée en compagnie d’un Archonte. Cela laissait penser que vous aviez des contacts pour le moins intéressants. D’ailleurs, dans le cas de la Tremere, c’était justement le cas, mais pourquoi se priver de le faire voir clairement à tous sur ce yacht ?


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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Mer 23 Juil - 11:20

Une personne ouvra une porte-fenêtre menant vers l'extérieur du yatch, ce qui laissa un courant d'air entrer dans la salle. Monsieur Le Vent vînt percuté légèrement le cuir chevelu du jeune mage et fit tomber une petite mèche sur son front. Ce genre de petit détail que seul Jared détestait, ce genre de situation imprévisible, son expression révéla un peu de dégoût en regardant le fil de cheveux sur cette "feuille blanche" élégamment habillée. Le clin d'oeil disparut aussi vite que le vent est venu, la Rose donne une autre signification au clin d'oeil après la séduction; la flatterie. De toute façon le mage resta indifférent face à cette marque de respect esthétique que donne n'importe quel Toréador.

- Si vous ne parvenez pas à vous imprégnez d’un visage plus longtemps, cela finira par vous faire fortement défaut... – Son éternel sourire en coin se fit plus moqueur – Vous n’avez même pas l’excuse de pouvoir me dire que j’ai changé, puisque ce n’est plus le cas depuis presque quatre siècles. »

-J'en doute pas une seconde - avoua la Rose-, Je n'y voit aucun intérêt de vous dire cela. D'ailleurs n'est ce pas l'un des attributs de notre secret collectif -dit-il en secouant la main-.


Vous espériez une excuse? La réponse de la mage lui parût assez "bête" pour être poli. A quoi bon dire quelque chose qui ne peut être fait et savoir qu'il ne sera jamais fait; même en étant dans l'ironie la réponse lui paraissait innécessaire. Le conversation virait au sérieux, serait ce temps de se mettre sur la défensive? Non, pas encore. Mieux vaut pas jouer carte sur table pour le moment.

« Ne prenez pas cette peine, enfant. »

Pendant le court laps de temps, Jared eu une petite pensée voyant que son dernier geste avait un peu offensé la Primogène. "Vous qui prenez le travail au sérieux, comment pouvez vous agir de tel façon face à ce dernier geste". Entant que Sentinelle il devait par obligation être joignable à "tout moment" et les Elyseums comme les Salons ne sont que du travail en plus et pas des lieux de détente. Et d'ailleurs, depuis quand voir ses semblables se détruire verbalement pour le pouvoir est-ce relaxant; c'est e-x-a-l-e-t-a-n-t d'abord (et hilarant en prime).

Il assiste aux Elyseums par auto-obligation que chaque Toréador a. C'est a prendre comme un manque de respect si vous le voulez mais pour lui c'est être responsable dans n'importe quelle circonstance, en plus c'est l'une des qualités requises pour être Sentinelle et intrégrer l'équipe du Prévôt.

«Enfant.»

La Rose rigola de l'intérieur pour ne pas mettre de l'huile sur le feu. Il y avait deux significations (qui le rend indifférent) pour ce dernier, la première c'est que quand vous avait la moitié d'un siècle bah vous êtes considérez comme un enfant ou du moins un "grand garçon". La deuxième et la plus marrante c'est que cette Usurpatrice n'a pas la patience nécessaire pour tolérer les plus jeunes et observer leur potentiel. Rome ne c'est pas fait en un jour. Jared se demandait s'il elle pourrait ressortir ce mot dans deux-cents ans; enfin... si elle sera encore de ce monde.

La "jeune" Rose garda toujours son sourire mais ....


« Je saurais parfaitement trouver le Prévôt de cette ville si besoin. Sans doute aura-t-il meilleure mémoire que vous. Sur ce, nous prenons congé. »

Cette présence... Une entité particulière, dégageant élégance et méfiance. Elle était là, juste à ses côtés. Jared avait totalement ignoré les dernière paroles de la Primogène, le magnétisme de la Toréador le laissa muet. Voyant quelle c'était abaissée pour prendre la photo, Jared sans hésiter lui prit la main pour la remettre debout et lui déposa un baiser sur sa main.

Elle lui adressa quelque mot et la voix de la Primogène ce fit entendre.


« Dame Colmer, quelle surprise de vous retrouvez à Los Angeles après toutes ces années… J’aurais pensé que vos nouvelles fonctions ne vous donneraient guère le temps d’être ici. Toutes mes félicitations, d’ailleurs. Comment vous portez-vous ? »

Malgré le ton aimable de la Sorcière, le léger méprit se voyait un peu. Hein? De nouvelles fonctions?

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Enfin le voilà... Sentir la présence de son Infant qu'elle n'avait plus vu depuis une décennie la réjouissait amplement. Voyant la Primogène partir Amy savait que son Infant avait fait une... "petite" boulette. Un sourire en coin fessa son apparition sur visage. N'importe quel Nouveau-Né ferait pareil que son Jared et encore ça aurait pu aller plus loin. Salir la réputation de sa Dame? J'en doute, qui oserait remettre en question l'éducation d'une Archonte? Elle savait que Jared aurait peut-être une autre occasion de faire une bonne impression au près de le mage, car l'erreur fait progresser mais bon... Au moins il a pu la rencontrer c'est déjà ça.

« Dame Colmer, quelle surprise de vous retrouvez à Los Angeles après toutes ces années… J’aurais pensé que vos nouvelles fonctions ne vous donneraient guère le temps d’être ici. Toutes mes félicitations, d’ailleurs. Comment vous portez-vous ? »

-Ma chère Hawke, c'est un plaisir de vous voir aussi. En effet, mais j'ai eu droit à un très petit congé de la part de Madame Guil du à l'invitation de ce cher Lucilius. Merci beaucoup, je me réjouit amplement d'être ici mais ce ne sera qu'un court moment -elle se tourna vers Jared-Je suis aussi heureuse que vous soyez venu Monsieur Hanker. -Jared lui offrit son bras et cette dernière le pris aussi et se retourna vers la mage- Et vous, comment allez vous et comment ce porte votre fondation?

Répliqua l'Archonte. La Toréador savait qu'elle n'avait pas une place dans "le coeur" de la Sorcière mais cela l'importait peu. Elle même n'apprécie que peu sa présence, c'est marrant vu que dès que vous obtenez un joli titre, tous les Anciens et même Ancilla viennent vous voir; pour de divers motifs en plus. Mais dans un Elyseum même si ce n'est qu'un endroit neutre il y a toujours la guerre de celui qui  qui possède pardon qui a le plus de contacts "influant"; bienvenue dans la Camarilla.
En attendent la réponse de la mage, Amy envoya quelque pensées à son Infant par télépathie, pour le moment il ne maîtrisait pas encore cet attribut. Mais ce n'est qu'une question de temps.

Ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas.

L'Artiste était une Dame assez indulgente avec Jared même si quelque fois elle lui remettait les idées en place quand il le fallait. Et elle était la seule à connaître ses capacités mieux que personne, celui ou celle qui disait qu'il était incompétent ne l'était que plus encore.
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Sam 9 Aoû - 21:47

Des lupins aux abords de Griffith Park, voilà qui rappelait au Toréador le pourquoi de la sécurité des villes. L'accent chaud pénétrait jusqu'au cœur de son être. Quand la voix de son amie disparue, il garda cette chaleur un instant en lui, laissant le silence porter l'hispanique douceur sur chaque parcelle de son corps. Ses mots avaient parfaitement saisi ce qui était à l'origine de sa joie, de son calme. Là, à quelques kilomètres, sur la terre ferme résidait ce qui aurait pu faire battre son cœur mort. 
Son Infant, son Aimée. Si près et pourtant inaccessible cette nuit. Les quelques nœuds qui les séparaient, étaient un océan, un océan de devoir et d'obligations. Il aurait préféré dès son retour se jeter auprès d'elle mais son rang et son titre l'obligeait à ce genre de session mondaine. Il était en cette ville, le premier de la Rose. 

En regardant autour de lui, profitant des relents marins du Pacifique et embrassés de la voix cubaine, il ne put s'empêcher à déplorer la piètre qualité de sa réception. Oh les gens s'extasiaient mais comment leur en vouloir eux qui n'avaient jamais connu la magnificence des réceptions Byzantines des Infants de Michael, Patriarche. Constantinople, ville chérie, ville-capitale de la Rose pendant de si long siècles sous le règne de l'Archange. Là, on savait recevoir. 
O tempora, O mores... 


Un rubis. Un rubis est venu bouleverser mon existence. Tu connais mes grandiloquents discours contre la procréation, à quel point il est mauvais de créer l'existence dans un monde aussi sombre. Hélas, même les plus beaux discours ne peuvent rien contre les inclinations du cœur et de l'âme. Par amour, j'ai créé une des plus belles enfants qui se puisse exister. 
Ne ris pas, je parle bien d'amour. Ce n'est pas une de ces conquêtes dont j'ai l'habitude. Cette fois-ci, j'ai senti mon cœur battre. Battre plus fort qu'il ne l'avait jamais fait.

Chaque mot en cette chaude langue d'Espagne était vrai et mesuré. Aucune poche de sang n'aurait pu comprendre le cœur de cette conversation. Cela n'était que le discours d'un jeune père aux yeux d'un enfant de seth. L'art de protéger la Mascarade en toute circonstance était devenu une habitude pour le Toréador. 

Je te la présenterai. Mais regarde, on dirait que j'ai un invité qui malgré son retard, a trouvé une solution pour venir. 

Un hélicoptère survolait le yacht et était à présent quelques mètres de la zone atterrissage, une femme en sauta. Amy Colmer... Archonte Toréador de son Excellence Lucinde. Si elle osait un tel saut, c'est qu'elle n'avait aucune peur pour la Mascarade. Un risque tout de même. Ismahel prit un air renfrogné. Déjà que son Infant avait osé user de Présence pour s'attirer les regards des humains alors que l'usage de sang était interdit en Elyseum, Madame Colmer allait un peu loin. Espérons que son Infant  n'avait pas commis d'erreur avec la Régent Tremere. 

Tu n'auras qu'à venir à mon Havre à Mulolhand Drive, nous pourrons parler sincèrement en paix. Rejoignons les autres, si tu veux bien, je me dois d'aller saluer la gymnaste d'une telle entrée en matière... 

Proposant son bras à son amie, il s'avança de la table d'où venait de se lever l'Ancienne Tremere. Aïe... Il avait fait un faux pas. Faux pas rattrapé par l'arrivée propice de sa Dame. Dame qui connaissait de toute évidence l'Ancienne Sorcière. Le monde caïnite était si petit...
Ismahel s'arrêta un instant pour souffler quelques petites remarques en espagnol dans le creux de l'oreille de Silver. Des remarques insignifiantes portant sur le manque de goût de l'époque même pour les plus "avertis". Il utilisait cette pause en particulier pour garder à l’œil la jeune humaine du FBI qu'il avait invité. Elle traquait un caïnite et en guise de bonne foi, il avait fait venir le "vil salopard" (selon les termes de l'agent fédéral) qui avait mis fin à l'idylle de la belle brune. Rendre service à une traqueuse de vampire du FBI était toujours utile... La brunette semblait fixer sa cible tel un aigle tournoyant au dessus d'une brebis. 
Puis il reprit son avancé et arriva sa compagne du soir au bras entre les Tremere et les Toréadors. 

Déposant un baiser à quelques millimètres du dos de la main de l'archonte : 
Je suis le plus ravi des hommes de voir que Madame Guil vous a laissé prendre congé le temps de voir un vieil ami. 
Hoc si laborare est orare, sine amici nulla vita*. 
Je vois que vous avez repris votre infant sous votre aile, j'espère que vous ne le ramenez pas avec vous, il a tant à apprendre de la Rose d'Amérique. 
Puis par télépathie : Je ne relèverai pas votre usage de l'Auspex que vous venez de faire alors que nous sommes en Elyseum, mais faîtes attention ma chère, je ne peux pas être trop indulgent. Je suis Maître des Harpies en cette cité.

Une petite réprimande que son amie londonienne ferait bien de garder à l'esprit car autant archonte qu'elle était, elle était à Los Angeles, cité camariste où les Traditions étaient respectées. Et c'est dans cette cité que son infant s'était installé. Elle devait cependant être rassurée de savoir que son précieux infant était sous l'aile du Primogène, mais nulle tendresse pour ce dernier, il devrait travailler dur pour être à la hauteur de la perfection attendue en cette ville de Los Angeles. Mais il en était forcément capable, c'était un Toréador.

Il se tourna ensuite vers les Sorciers. 

Madame, Monsieur, accepteriez-vous que je vous séparasse de nos actuels convives pour vous mener au cœur de l'exposition. Je suis sur que des esprits aussi subtils avec un goût aussi raffiné que les vôtres sauront apprécier tout le calme et la tranquillité de ces œuvres.

En écartant les Tremere dans le sous-bassement du yacht, ils pourraient parler sans être dérangés par des humains ou de trop collant convives comme ceux qui semblaient déjà se presser à son encontre. 
Silver, tendre amie, souhaitez-vous vous joindre à nous ? Les baies vitrés de la cale donnent une vision sublime des fonds marins.

* : Mais si travailler c'est prier, sans amis pas de vie.

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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Dim 10 Aoû - 9:48



A peine l’avait-il déçu que le jeune Jared n’existait déjà plus aux yeux de l’Ancienne. Avoir des pions, c’était bien, mais en avoir qui aient un peu de plomb dans la tête, c’était autre chose. Ce jeune homme manquait d’éducation selon ses critères, et il y avait de quoi pour que sa Sire ait honte d’une telle négligence, mais visiblement ce n’était pas le cas. De toute manière, il suffisait de voir le maître pour comprendre d’où venaient les défauts de l’élève : cette chère Amy ne semblait pas avoir changer ses mauvaises habitudes et attirait bien trop l’attention des mortels. Encore un détail qui ne permettrait pas aux Toreadors de se retrouver dans ses petits papiers facilement. Mais ces deux Roses-là n’étaient pas une réelle représentation des Roses de Los Angeles, et peut-être que ces dernières sauraient lui faire oublier cette accroche peu flatteuse pour leur clan.

« […] Et vous, comment allez vous et comment se porte votre fondation?

- Merveilleusement, l’une comme l’autre. J’espère que vous apprécierez l’exposition du Primogène des Roses, je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller l’admirer, mais on n’a cessé de m’en vanter les qualités depuis le début de cette soirée. »

Elle ne comptait pas s’éterniser plus que de raison en leur présence, être vue lui suffisait, mais avec l’arrivée de l’Archonte, il lui fallait bien s’attarder quelque peu et faire la discussion un minimum par politesse. Heureusement, le Primogène des Roses semblait de ceux qui tiennent leurs promesses, car elle le voyait finalement revenir vers eux, toujours accompagné de la beauté sauvage à ses côtés.

« Madame, Monsieur, accepteriez-vous que je vous séparasse de nos actuels convives pour vous mener au cœur de l'exposition. Je suis sur que des esprits aussi subtils avec un goût aussi raffiné que les vôtres sauront apprécier tout le calme et la tranquillité de ces œuvres. »

Comme l’avait escompté l’Ancienne, le Primogène avait belle et bien envoyé son invitation pour un autre motif que la bienséance ou la simple curiosité : il y allait avoir discussion privée, et c’était bien pour cela qu’Helena avait répondu présente. Il était temps de voir de quel bois était fait ce Toreador et s’ils pourraient s’allier au moins un temps. Ou du moins, sans se précipiter non plus, se faire chacun une idée de la personne qu’ils avaient en face. La voix douce mais subtilement changeante de la Tremere manifesta une pointe de chaleur qui lui avait fait défaut lorsqu’elle s’était adressée à sa vieille connaissance londonienne.

« Bien entendu, et qui de plus avisé que vous pour nous la faire découvrir ? D’autant que je ne voudrais pas monopoliser tout votre précieux temps à cette soirée, Dame Colmer. »

Wilson manifesta ses propres salutations après les siennes, mettant finalement fin à leur échange avec Amy et Jared. L’Ancilla se faisait plutôt discret, un observateur et un légèrement un faire-valoir sur les bords en cette soirée, mais c’était là ce qui lui était demandé : observer, étudier, retenir les détails, et faire son rapport à la fin. C’était là un petit test pour lui, mais il n’était pas dit qu’elle ne finisse pas par le renvoyer en fonction des sujets qu’aborderait le Primogène. Se laissant guider par ce dernier vers le sous-bassement du yacht, Helena lui laissait le choix du moment et la manière dont il s’engagerait dans le vif du sujet. Autant par curiosité que par esprit d’analyse…


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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Dim 10 Aoû - 12:24

Alors que je guettais le dénommé Ian Winston, je sentis moi-même le poids d’un regard se poser sur moi. Cherchant d’où provenait ce dernier, je surpris le regard de l’homme, ou plutôt de la créature douteuse qui m’avait invité à cette soirée : Ismahel Lucilius. En le voyant ainsi, une idée me traversa : et si les informations que j’avais reçu ne provenaient pas d’Asher, mais de lui ? Quand on y pensait, c’était également une possibilité, quoique ses raisons d’agir ainsi envers moi se révélaient encore plus opaques que celles qu’auraient pu avoir Asher ou Lowell à mon égard, puisque l’échange que nous avions une fois remontait à un certain temps et qu’il n’avait pas été aussi loin qu’avec Lowell, ou plus encore, que celui avec Asher. Quand je disais que je n’allais pas terminer la semaine sans me retrouver avec un troisième vampire dans les pattes… J’aurais espéré que cela ne reste qu’une image, plutôt que cela devienne concret.

Mais peu importe, l’artiste s’éloignait déjà et de mon côté, je n’avais guère l’envie de lui faire la conversation comme la dernière fois. J’avais bien mieux à faire pour rentabiliser mon temps libre. Ce salopard de Ian enflammait la piste de danse comme si de rien n’était, comme s’il pouvait se targuer d’avoir la conscience tranquille. Si certains individus avaient le crime attaché à leur peau et en suintait de tous leurs pores, d’autres comme ce Winston ne payaient absolument pas de mine. Un mignon faisant tourner la tête des femmes, un coureur de jupon excentrique peut-être, mais il n’avait pas la tête d’un assassin. Comme on dit, il ne faut pas se fier à l’habit du moine. Ceux qui ne laissaient rien supposer de leur noirceur étaient souvent les pires des cas. Passé ce temps d’observation et la venue d’une musique plus douce, convenable pour un slow, je décidais de passer à la phase d’approche.

Franchissant la distance qui nous séparait d’un pas assuré, je m’immisçais entre lui et une espèce de pouf saucissonnée dans une robe bien trop près du corps pour qu’elle en soit égégante. Ce qui eut l’effet de faire rire le vaurien que je visais, qui me proposa alors une danse.


- Allons, n’allez pas vous battre pour moi, demoiselles, même si je dois reconnaître que c’est aussi flatteur que plaisant…

Qu’il posa les mains sur moi me dégouta un bref instant, mais ma haine écrasa bien vite ce sentiment et pour ce que j’avais en tête, je pouvais bien le supporter quelques minutes. Je lui offris un sourire charmeur, bien qu’une pique pour remettre en place son orgueil de mâle aurait été infiniment plus jouissif.

- Ne faîtes pas ces manières voyons, vous devez bien en avoir l’habitude…

Il ne répondit que par un rire, semblant parfaitement à son aise lors de cette soirée où il butinait de femmes en femmes. Avant moi-même, je l’avais vu passer au bras de bien une demie douzaine d’entres elles sur la piste et en un temps reccord. Peu à peu, je le sentais se rapprocher, envahir mon espace, se faire plus tactile. Il fallait dire que malgré ma répugnance, je faisais le nécessaire pour rendre ce slow plus sensuel, à dessin. Avoir ma vengeance ici se révélerait impossible, je ne le savais que trop… Ici, entre humains et vampires, et isolée sur un bateau loin de la terre ferme, c’était infaisable. Aussi souhaitais-je obtenir autre chose de lui, mais encore fallait-il qu’il parle sans détours. Autrement, ma colère l’emporterait bien, et je me retrouverai sans aucun doute à faire un geste qui ne pourrait laisser indifférente cette foule où nous nous trouvions. Il fallait que je l’attire autre part.

- Que diriez-vous de nous éloigner pour profiter de l’exposition ? Il y a des merveilles, ici et là, qui vaillent la peine d’être connues plus en profondeur…

Qu’il était prévisible… Je le voyais venir, avec ses gros sabots, mais au moins n’avais-je pas eu de soucis pour retenir son attention. Je le laissais me guider, voyant que nous nous approchions vers l’entrée de la partie basse du yacht. Ici, l’ambiance était plus feutrée, les gens moins nombreux…

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BURN BABY, BURN

« Cette insupportable colère qui étouffe le chagrin au point que le souvenir de l’être aimé n’est plus qu’un poison dans tes veines, et un jour tu te surprend à souhaiter que la personne aimée n’aie jamais existé pour être libéré de ta peine. »
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Silver
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Dim 10 Aoû - 13:15


Redorer l'écrin


Feat Ismahel Lucilius, Jared B. Hanker, Helena Hawke + Libre ⊹

La louve ne comprend plus les subtiles jeux liés à l'amour. Le peu de souvenirs qu'elle possède sur cette émotion ne lui sont qu'amertume et déception. Alors, dans son immortalité, la cubaine a préféré ne pas s'attacher plus que de raison à un être quel qu'il soit. L'amitié est acceptable, mais non les sentiments. Et pourtant, malgré les multiples promesses faitent durant sa non-vie, il lui afallu d'une rencontre, d'un lien de sang pour basculer dans les abîmes de l'oublie toutes les bonnes résolutions de la louve. Le rire de l'ancienne n'est là que pour cacher une certaine nervosité et aussi, il faut bien l'avouer face aux changements conséquents de ce vieil ami. Lui qui a toujours prôné un refus catégorique pour infanter, le voilà devenu faible devant cette envie pour quoi ? Une raison à la fois compréhensible, mais aussi égoïste. Supprimer le sort mortel à une nouvelle rose s'épanouissant quelque part sur la terre ferme.

L'espagnole observe alors, le regard emplit de certitude et de vérité du Primogène qui ne peut lui cacher les remous de son âme. Comment pourrait-on le cacher à une vampire à l'instinct animal plus développer encore qu'on ne pourrait le croire. L'exile dans lequel elle s'est noyée n'a fait que renforcer son côté observateur qui parfois peut aller jusqu'à la dangerosité d'un prédateur observant durant des jours sa proie.

- Ah... L'amour, l'acte le plus compréhensible, mais le plus égoïste aussi. Tu as enlevé au Temps, la compagnie de l'une de ces enfants, mais tu lui a aussi permis d'en profiter plus longuement. Elle doit être unique pour avoir su te conquérir mon ami. [En Espagnole]

L'accent chaleureux de la vampire allié à son sourire auraient pu dégeler n'importe quel coeur de glace. Malgré son rang et son appartenance, Silver est le genre de vampire que l'on peut parfois confondre avec une Toreador ou encore une Ventrue. Après tout, son éducation humaine a été ainsi faite, de convenance, de règle et d'étiquette. Des chaînes dans lesquels ne se bercent pas inutilement les Gangrels, malgré les risques physiques lié à sa race, Silver ne regrette aucunement d'avoir demandé l'étreinte à son Sire qui aujourd'hui parcourt le monde encore ou bien se cache son ancienneté ayant marqué sa peau de stigmate Gangrel.

- Je te la présenterai. Mais regarde, on dirait que j'ai un invité qui malgré son retard, a trouvé une solution pour venir.

Silver se retourne pour regarder ce qui se passe. L'action de la vampire la désintéresse, mais son culot l'énerve. Certains n'ont aucune conscience de la portée de leur geste. C'est affligeant et terriblement ennuyeux. En tant que Gangrel, Silver se considère bien plus respectueuse de la mascarade qu'une Toreador qui se pense sûrement parfaite et sans défaut. Pour la louve, ce n'est qu'une enfant encore dans sa période de rébellion ni plus ni moins.

La louve d'argent suit donc son vieil ami jusqu'à une table ne prêtant que peu attention aux dires et inclinant simplement la tête pour saluer ce petit monde. Pourquoi entrer dans une conversation qui en soi ne la regarde même pas. C'est une affaire de beau monde enchaîné et non d'une louve libre qui est passé sur le yatch pour présenter ces respects à un ami de longue date.

- Silver, tendre amie, souhaitez-vous vous joindre à nous ? Les baies vitrés de la cale donnent une vision sublime des fonds marins.

Le sourire de Silver se dessine lentement tandis que son regard d'ambre se pose sur le visage du Primogène. C'est dans un accent teinté d'une chaleur qui est à présent inconnu des enfants de la nuit qu'elle répond.

- Bien entendu, je suis autant venue te saluer qu'observer les trésors que tu caches mon ami.

Sur ces mots, la jeune femme se laissa entraîner par Ismahel. La démarche de la louve n'a rien de brusque et de sauvage, mais empli de grâce irréel qui peut néanmoins subjugué. Pour un caïnite, son regard de louve peut donner un indice sur la nature de cette dernière, mais sa manière de parler et de se conduire conduisent à d'autres natures que celui de Gangrel. C'est justement cette différence qui a plu au sire de Silver, cette beauté sauvage teinté d'un savoir-vivre et de convenance qui ne l'enchaîne pas à un mode de vie snob et tellement peu naturel. Silver a su impressionné et intéressé un vieux loup qui n'a connu que la liberté des pleines.

En compagnie d'Ismahel, la louve ne peut s'empêcher de ressentir une certaine tension. La curiosité se fait alors, sentir dans son être enflammé son désir de connaître la suite de l'affaire.



© Grey WIND.

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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Jeu 14 Aoû - 10:20

De l'audace, de l'audace; en toute occasion de l'audace.
Edmun Spenser

- Merveilleusement, l’une comme l’autre. J’espère que vous apprécierez l’exposition du Primogène des Roses, je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller l’admirer, mais on n’a cessé de m’en vanter les qualités depuis le début de cette soirée. »

-J'en doute pas une seconde, cette exposition est même passée de bouche à oreille jusqu'à Paris.

Laissant la discussion ici en toute amabilité avec un léger sourire, un sourire moins imposant que celui de son Infant.

L'archonte se tourna à nouveau vers Jared en lui adressant un beau sourire, l'Auspex qu'elle avait utilisée avait un certain but préméditée. Jared resta un peu déçu non par parce qu'elle avait violée une règle d'Elyseum mais parce qu'elle a dû en venir là pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas le droit d'utiliser le sang en Elyseum en prime à une soirée de son Primogène. Quand Amy est arrivée elle voyait encore des traces de la Présence de son Infant, cette fameuse petite odeur de cannelle correspondante parfaitement à Jared; c'était sûrement un petit caprice typique du clan Toréador. Après ce petit rappel elle sentie déjà la présence d'Ismahel venir veux et accompagné d'ailleurs.

Elle savait aussi que son joli saut l'avait irrité, en effet elle n'avait pas peur pour la Mascarade; elle mérite bien son titre de dégénérée. Certes un risque, mais tout à fait prémédité avec soin. Voyons, nous sommes à Los Angeles, cité camariste et respectant les Traditions mais par dessus tout la ville de l'illusion par excellence(grâce à Hollywood). Les "quelques" mortels qui ont pu voir ceci ont sûrement pensés qu'elle était cascadeuse et qu'elle fessait soit une performance pour la soirée soit elle voulait juste frimer.

Maintenant, la question est pourquoi a t-elle sautée? Malheureusement cette question restera sans réponse si vous ne la connaissez pas. Chacune de ses actions est préalablement réfléchit et prit en considération, d'autre part elle aurait put s'abstenir d'un tel saut mais quand on arrive en retard on choisit le chemin le plus court.


Je suis le plus ravi des hommes de voir que Madame Guil vous a laissé prendre congé le temps de voir un vieil ami.
Hoc si laborare est orare, sine amici nulla vita*.
Je vois que vous avez repris votre infant sous votre aile, j'espère que vous ne le ramenez pas avec vous, il a tant à apprendre de la Rose d'Amérique.


-Je suis si heureuse de vous revoir cher ami, encore merci pour l'invitation.
« Bis repetita placent* » En effet, mais il n'a pas encore besoin de retourner à Paris vu qu'il est entre de bonne mains.
-dit-elle en offrant un chaleureux sourire au Toréador- Je vois que vous êtes accompagné d'une belle personne. -elle se tourna vers la Gangrel- Bonsoir, je me présente, Amy Colmer.

Cette louve dégageait la splendeur de son clan malgré l'indifférence qu'elle présentait.

Puis par télépathie : Je ne relèverai pas votre usage de l'Auspex que vous venez de faire alors que nous sommes en Elyseum, mais faîtes attention ma chère, je ne peux pas être trop indulgent. Je suis Maître des Harpies en cette cité.

Cette fois ci elle ne répondit pas par télépathie, mais par un contact visuel suivi d'un sourire; à ne pas prendre cela comme un manque de respect mais comme une excuse.

J'en suis consciente, je vous pries d'acceptez mes excuses.

Bien qu'elle venait d'enfreindre une règle cela ne reste qu'un geste très rare (voire jamais) de sa part, mais d'une autre manière justifié. N'est-ce pas beau? Une Dame qui prend des risques pour rappeler à son Infant des choses qu'il devait savoir depuis belle lurette. Peut-être que le Primogène s'en était rendu compte, il sait très bien qu'elle n'agit jamais sans réfléchir.

Madame, Monsieur, accepteriez-vous que je vous séparasse de nos actuels convives pour vous mener au cœur de l'exposition. Je suis sur que des esprits aussi subtils avec un goût aussi raffiné que les vôtres sauront apprécier tout le calme et la tranquillité de ces œuvres.


Il voulait sûrement les libérer pour parler affaires ou autre, mais qu'importe, Amy aura après tout le temps pour parler avec son vieil ami.

« Bien entendu, et qui de plus avisé que vous pour nous la faire découvrir ? D’autant que je ne voudrais pas monopoliser tout votre précieux temps à cette soirée, Dame Colmer. »

Elle put observer dans son ton qu'elle n'était pas la seule à apprécier le Primogène, mais qu'importe, cela montrait clairement son envie de discuter avec lui.

-Quant à nous, nous prenons congé, je doit encore saluer quelques personnes et après nous irons admirer votre précieuse exposition; et même discuter quand vous serez plus disponible. A toute à l'heure.

Sur ce elle partie avec son Infant dans les autres salles du yatch.

_________________________________________________________

Madame Guil? Jared resta presque bouche bée, sa Dame venait d'être archonte, voilà ce qui expliquait sa longue absence. Un mélange de fierté et de honte entra en lui, à présent il ne pouvait plus commettre d'erreur et il devait montrer un comportement exemplaire.


-Je suis si heureuse de vous revoir cher ami, encore merci pour l'invitation.
« Bis repetita placent* » En effet, mais il n'a pas encore besoin de retourner à Paris vu qu'il est entre de bonne mains.-dit-elle en offrant un chaleureux sourire  au Toréador-


-Bonsoir, lança la jeune Rose d'une voix calme et chaleureuse à l'Artiste.

Tiens? Ils se connaissent, bon signe ou pas il va devoir travailler dur pour se faire remarquer dans cette cité. Jared n'attend pas un traitement de faveur de la part du Primogène. Le néonate semble pourtant bien préparer, déjà qu'il sera présent à "La Art Show" un très grand salon regroupant l'art sous tout ses angles à Los Angeles.

-Je vois que vous êtes accompagné d'une belle personne. -elle se tourna vers la Gangrel- Bonsoir, je me présente, Amy Colmer.

Son regard se posa ensuite sur la Gangrel qu'il vu il y a une demie heure. Il avança vers elle et déposa un baisé à un centimètre du dos de sa main.


-Et moi Jared Hanker, ravis de vous rencontrer.

Il put observer un contact visuel entre sa Dame et le Toréador. Ceci l'alarma un peu, il se rendit compte d'une terrible faute d'inattention. Les disciplines était formellement interdites en Elyseum, le plus surprenant c'est qu'aucunes Harpies ne la rappelé à l'ordre, mais sa Dame c'est donnée la peine de le lui rappeler. En cinq décennies il avait commit pour la première fois une erreur dans un Elyseum.

Par sa faute ce Lucilius a du lui faire une petite réprimade. Jared resta discret à ce moment là et le restera pour le reste de la soirée. Une fois libéré des Sorciers il s'enfonça avec elle dans les vastes salles du yatch, saluant divers personnes en passant par Madame Delzara Di'Trada; la célèbre femme d'affaire Giovanni de Los Angeles et Sir Poldon, une vielle connaissance de Nathanael Pearson. Amy reçu pas mal de félicitations de la part des caïnites à bord, mais il y avait aussi des gens qui chuchotait derrière son dos. Pour l'archonte ceci la laissait complètement indifférente.

*=Les choses répétées, redemandées, plaisent.
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Jeu 4 Sep - 11:56

Paris, neuf jours plus tôt

Allez, que le caprice emporte
Chaque âme selon son désir,
Et que, close après, la porte
Ne se rouvre plus qu'au plaisir.

Le tonnerre s'abattit avec satisfaction sur le jeune éphèbe présenté par Mme de Guille. Une belle interprétation du Caligula de Nerval en effet mais tout de même. Shakespeare aurait dit qu'il y avait là beaucoup de bruits pour rien.

Bravo ! Bravo ! Splendide ! Quel émoi !

Rechercher si vulgairement les faveurs de la Justicar était d'un ennui... 
Assis à une table, Ismahel observait la foule camariste sous le Louvre. Amis et traîtres voilà tout ce qu'ils étaient. Paris-Nécropolis. Une population vampirique à l'excès qui ne recherche que le pouvoir par simple auto-satisfaction. Masturbation égoïste de la pensée et du paraître. Voilà ce qu'était Paris. Paris la capitale du Clan, Paris la belle, l'égocentrique. Ville de tout ce que le Clan faisait d'admirable et de répréhensible. 
Dans son coin, le caïnite de Los Angeles observait ses frères et sœurs échanger des politesses avec Ventrue, Tremere et aux Malkavian. 
Nous n'étions qu'à l'entrée et déjà la valse de la politique battait son plein. Les requins à l'affût de sang tournoyaient tels des vautours dans la voûte brûlante du ciel. Mais ici et maintenant, ces vautours ne tournoyaient qu'en attendant le véritable astre céleste de la soirée : le Prince de Paris et Roy de France. L'infant de la Belle Hélène. Le dandy romantique à la voix d'argent et l'esprit de cristal. 
Oh, il en avait des surnoms celui par la bouche duquel, en un mot expiré, la fortune ou la honte d'une lignée entière pouvait être scellée. 
Lui, Ismahel Lucilius Gaebius attendait son entrevue aux yeux de tous avec son Altesse Sérénissime. Il était déjà 22h et il savait qu'il avait encore au moins deux à trois heures à attendre car le Prince par son retard consciemment orchestré, voulait être vu par chaque membre de sa cour. Il devait être le dernier à entrer en scène. Tel était la scène mainte fois répétée. Car en Elyseum, comme dans la vie d'un camariste, tout n'est que mise en scène et répétition. 
Cette Camarilla dont l'objectif était aussi saint que louable commençait à fatiguer le Toréador. Depuis Constantinople, il y a plus de cinq siècles de cela, rien n'avait changé. Ou peut-être les mœurs s'étaient entérinées au point de devenir des traditions, des principes. 
Il soupira et se leva en direction de la piste de danse où virevoltaient déjà nombres de ses congénères. Requin malgré lui, il se lança dans la danse. 
Mademoiselle Flavia Cristalli, jeune ancilla du Clan de la Lune, l'observait depuis de longues minutes. Que pouvait bien désirer celle qui avait l'oreille de Madame de Guille. L'oreille et la couche auraient dit de mauvaises langues. Vérité ou mensonges, les vipères avides de ragots du Clan de la Rose vendaient l'une comme l'autre au même prix. 
Il s'avança donc en direction de la jeune femme, la salua et prit sa main pour l'emmener valser. 
Yeux dans les yeux, il devina l'envie et l'excitation de la jeune caïnite. Quel secret pouvait-elle avoir tant envie de lui révéler. 
Ses lèvres bleues s'ouvrirent doucement cherchant la nuque d'Ismahel, cherchant son attention. Le contact de cette femme si proche de son corps n'aurait habituellement rien produit chez lui mais en ces nuits, alors que le lien avec son Infant était encore si fort, il éprouvait de la révulsion à coller sa peau contre celle d'une autre. 

Amy Colmer est devenue le chien de chasse de ma maîtresse. Les requins enfantent les limiers ahah.

Puis se retirant alors que la valse prenait fin, la Malkavian vola un baiser au Toréador avec un sourire mutin. 
Quel pouvait bien être l'intérêt de la jeune femme de lui dévoiler la nomination de l'Ancienne Toréador ? Jalousie ou stratégie politique ? 
Ayant connu Amy, le choix de la Malkavian n'était donc pas dénué d'intelligence. Ismahel était peu connu à la Cour de Paris et pourtant une jeune femme du clan des lunatiques savait avec quel membres de la société de la Rose Ismahel avait pu passer ses nuits Parisiennes du temps de sa résidence dans la ville. 
Cela était inquiétant... 
Une nouvelle menace ou une main tendue ? 
Peu sur, il repartit tranquillement s'asseoir en saluant Madame de Guille. Pierre Gedoux, sa goule, lui apporte un verre de sang citronné sur le dessous de verre est collé un papier. Aqua Vitae
Eau-de-Vie ou Eau de la Vie ? 
Madame Guille ou Madame Guil s'amuse avec lui, pourquoi ? 

L'eau, les requins enfantant des limiers. Sub aqua, vita exeat
Goutte d'or miellée de son prolifique esprit... Le voilà inspiré, inspiré plus qu'il ne l'avait été depuis des décennies. Il avait besoin de peindre, de sculpter, de composer, de chanter. Oui, l'eau de la vie ! L'eau crée la vie et la vie est faîte de sang. Le sang attire, le sang est la vie ! Ils sont les requins de ce bassin vivifiant qu'est l'Humanité. 
Sitôt l'entretien avec le prince terminé il se mettrait au travail ! 

[...]

Le Prince partit laissant Ismahel dans une joie et trouble enlacés. Prias avait répondu à l'appel. Il aurait le soutien de Chicago... 
Mais sous quelle forme, une créature aussi vieille et puissante que la Belle aiderait un si jeune toréador tel que lui ? 
Il n'arrivait plus à réfléchir correctement car chaque parcelle de son corps et de son âme ne désirait qu'une chose : créer ! 

Los Angeles, en direction du cœur de l'exposition

Ils avançaient donc en direction du trésor au fond du vaisseau. Trois Anciens, trois êtres qui avaient connu le monde avant l'apogée occidentale, qui avaient traversé les étendues des villes et des eaux avant que la technologie ne se tourna vers les étoiles. 
Ils s'enfonçaient dans les soutes peu bruyantes au centre de l'exposition.
Déjà apparaissaient les premières encres et croquis décrivant avec profonde sensibilité les fonds imperceptibles de l'océan, bouillie primaire de vie. 
Ici, il avait reçu l'autorisation par son Altesse Régente et par le Gardien, que l'Auspex pourrait être utilisé afin de profiter au mieux des œuvres du Toréador. 

Cette nuit est de bon Augure, nous pouvons avec satiété profiter du silence mouvant de l'océan contre la coque et les vitrages du bâtiment.

L'Art Toréador par la Peinture de l'âme et la Main de l'artisan était capable de merveilles en un temps record. Capable d’insuffler ses sentiments et son aura dans l'oeuvre. Et ici, dans les sous-bassement de ce yacht moderne, dans la cabine de métal de ce grossier et populeux rafiot ; ici bas, au cœur de la machinerie infernale de modernité, ici enfin se trouvait un trésor. Tableaux, esquisses et sculptures se mêlaient en un enchevêtrement d’œuvres et de tapisseries. Tous disposaient en cercles concentriques où l'on pouvait se perdre à observer les créations de l'artistes et les profondeurs abyssales de la baie de Los Angeles à travers les vitres hyper-sécurisées de la cale. On pouvait ainsi apercevoir valser à la lumière douce des lampes et des projecteurs, divers poissons et habitants marins tout en se perdant dans les détails troublant des peintures profondément sombres qui distillaient des scènes aussi étranges que surprenantes. Des scènes qui avaient marqué l'Artiste à Paris. Ainsi, des requins aux étonnants airs de bull-dog attendaient pour le massacre à venir autour de pauvres bans de poissons pilotes. Autant d'humains traqués par la foule d'un Elyseum de prédateurs. Autant de vies qui n'attendaient qu'un instant, un seul, pour se noyer dans le sang de l'existence. 

Il n'y a ici que nous, Madame. Je me permets donc de saluer comme il se doit le Seigneur de la Côte Ouest. Le départ de Messire Orphée pour Londres est réellement affligeant pour toute la société de la Tour d'Argent. Mais je me réjouis à terme que l'Enfant ait laissé la place à une Reine telle que vous. Vous pardonnerez, je l'espère le jeune néonate qui vous a fait l'affront de sa conversation. Notre clan accouche, paraît-il, des génies mais chaque génie est un enfant dans l'âme...

Il fit une pause en passant du regard ses différentes œuvres. Son regard termina sa course sur Silver.
Plongeant son regard dans celui de Silver, il sourit en regardant un imposant calmar saisir dans ses élégantes tentacules un poisson, le broyant et se préparant à le digérer. Tout dans la nature est sang, mort et vie. La prédation connaissait aussi bien les deux caïnites qu'ils ne la connaissaient.

Puis reprenant à l'égard de la Tremere : 
Avez-vous eu le temps de rencontrer Monsieur le Régent Pearson ? Je crois que cela ne fait que peu de temps que vous êtes en notre Cité.

Être au courant, tout savoir. La connaissant n'est Le Pouvoir mais elle est un outil essentiel dans un monde de politique et de fausses politesses comme celui de la Camarilla. Les Nosferatu  en avaient fait leur arme mais les Tremere étaient sans le moindre doute au moins aussi bien informés que les Rats. Un Clan aussi organisé ne lancerait pas un Seigneur dans une ville sans qu'il ne connaisse toutes les ficelles à tirer dans la population. Heureusement pour Ismahel, il avait été absence lors de la prise de fonction de l'Ancienne aussi pouvait espérer être un de ceux dont elle devait en connaitre le moins. Mais il devait se préparer à ce qu'elle lise en lui comme dans un livre ouvert. D'ailleurs c'est ce qu'il lui offrait par ses œuvres. Il lui offrait son ressenti, son intimité. Audace ? Vanité ? Promesse d'alliance ? Peut-être un peu de tout cela et en même temps rien du tout. Il offrait ce qu'il voulait qu'elle voit. Elle se comprendrait. Si elle voulait en connaître plus alors à l'anglaise de se faire connaître d'abord. Par galanterie et respect, il avait le premier pas. 

Monsieur Cosimo de la Fondation de Paris vous loue ses hommages et vous souhaites ses hommages. Vous serez ravi d'apprendre que l'illustre Régent et mon humble personne avons décroché un arrêt de l'embargo sur la Magie dans les murs de Paris.
Il s'arrêta un instant pour profiter de la glaciale beauté du regard de la Tremere puis plonger le sien dans ceux de la sculpture torturée d'une murène en face d'eux.

Alors qu'Ismahel s'apprêtait à reprendre, il ressenti une présence. Son Auspex parfaitement ouvert afin de profiter au mieux du lieu, il avait aperçu l'existence de deux individus qui semblaient fort aise de trouver dans l'exposition un lieu à l'abri des regards...

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Debbie Cauldwell
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Sam 6 Sep - 14:15

Le bruit de mes talons se répercutait faiblement sur les parois de la cale. Si mon coupable semblait absolument charmé par les œuvres exposées, à la limite de l’extase, je les regardais sans réellement les voir pour ma part. Je ne savais réellement m’émouvoir ou m’attarder devant ce genre de chose, et la distraction n’avait pas sa place en l’instant présent. Les critiques artistiques dont me faisait part Winston ne me parvenaient pas non plus. De toute manière, il n’attendait même pas que je lui réponde : son agaçant babillage et le seul son de sa propre voix lui suffisait. Pendant ce temps, alors qu’il continuait son monologue, je l’observais. J’observais cet homme, cette chose d’apparence si jeune en me demandant combien d’années cachait-il sous le tapis. Cinquante de plus ? Un siècle ? Peut-être deux, ou pire encore, d’avantage ? Et pourtant il ne semblait pas si différent sur le plan mental que l’aurait été un homme de son âge et dans la même situation. Je sentais sa vanité, son assurance et sa superficialité, mais aussi un certain machisme. Je l’aurais connu dans la vie de tous les jours, je ne l’aurais que peu apprécié certainement. Et brusquement, je le stoppais dans son monologue d’une voix glacée :

- J’ai du mal à croire qu’un sombre crétin arrogant comme vous ait pu assassiner mon fiancé…

Il s’arrêta net dans son discours, auquel suivit un long moment de silence, comme s’il peinait à croire ou comprendre ce qu’il venait d’entendre. Dos à moi, face à l’une des œuvres qu’il vantait tant il y a encore une minute à peine, il se retourna lentement avec une expression incrédule sur la visage. Masque à mes yeux, voilà ce qu’il en était. Il avait trop tardé à se tourner vers moi.

- Je… vous demande pardon ? Mais qu’êtes-vous en train de fabuler ?

- Je me demande bien comment vous vous y êtes pris… Comme une bête, ou bien avez-vous pris le temps de lui dire deux mots avant ?

Personne n’était assez proche pour surprendre notre conversation. Du moins, j’en étais certaine en ce qui concernait les humains. Je commençais à peine sur ma lancée, et je n’étais pas prête de m’arrêter.

- Ecoutez… J’ai bien senti que vous teniez tout particulièrement à me parler en privé, et peut-être… plus si affinités. Mais je ne vous suis pas très bien. Je vais vous laissez d’ailleurs, vous ne sembler guère réceptive à ce que je vous dis depuis tout à l’heure.

Partir ? Oh mais non ! Je n’allais pas le lâcher ainsi… Tel un félin, je me rapprochais de lui pour lui murmurer à l’oreille.

- Vous jouez les êtres civilisés, mais je sais ce que vous êtes, vous autres. Des bêtes auxquelles on devrait donner la chasse. Ce ne serait que justice, vu ce que vous faites aux êtres humains, n’est-ce pas… vampire ?

Il se détacha brusquement de moi. Il était devenu encore plus livide qu’il ne l’était déjà de base, ce que je n’aurais pas cru possible. Mes paroles avaient fait mouche semble-t-il.

- Mais enfin, qui êtes-vous ?!

Je ne répondis pas, me contentant d’un sourire mauvais qui faisait écho à mon regard froid. Winston tentait comme de nier, de trouver des mots ou des excuses pour retourner la situation à son avantage après avoir été pris de court, mais la culpabilité transparaissait sans peine dans son regard et son attitude. Je n’avais guère eu besoin de pousser d’avantage, la surprise et mes mots auxquels il ne s’attendait absolument pas l’avait désarmé. Envolé, son assurance de petit poseur ! Il ne semblait pas savoir faire.

- Je n’ai jamais voulu…

Le début d’une phrase qu’il ne fallait jamais prononcer si l’on voulait convaincre de son innocence. Il allait mourir, je l’avais décidé. Pas ce soir non, pas au bord d’un yacht sur lequel j’avais été invitée et qui devait grouiller de sangsues. Cela aurait été trop risqué, et je savais pertinemment que je n’avais pas les moyens de tuer cette créature ce soir. Mais son heure viendrait de mes mains. J’y veillerai. Je n’avais pas été détruite en perdant Stephen, pas comme aurait pu l’être d’autres femmes. Mais une part de moi-même s’était indéniablement obscurcie…

Soudain, je croisais à nouveau un regard en particulier : Lucilius, encore une fois, en compagnie de deux femmes. Je ne croyais pas au hasard, et cette deuxième fois était celle de trop. Souhaitait-il me garder à l’œil, voir ce que j’avais l’intention de faire ? Ou guettait-il la réaction de Winston également ? Qu’il regarde donc… Qu’il lise ma rancœur qui se ferait bientôt justice, cette promesse de mort à l’encontre de Winston, ma froide détermination et ce que je savais. J’en avais terminé pour ce soir, et mes pas me menèrent sur le pont, abandonnant là l’assassin de Stephen… jusqu’à notre prochaine rencontre.


Edit HRP:
 

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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Mar 9 Sep - 11:30


L'infant n'avait pu tenir en place lorsque la nouvelle était tombée. Elle s'est précipitée laissant Billy derrière elle. Malgré tous les vœux que pouvaient porter le monde, Raven n'aurait pu répondre favorablement aux attentes de l'anarch. La vampire ne pouvait aimer qu'Ismahel qui lui a apporté ce dont elle a toujours rêvé. Un rêve d'enfant s'éveillait au milieu d'un univers qui effrayait par certains points, mais Raven sait qu'elle s'en accommodera pour le bien être de son sire et elle. Malgré les inconvénients que portaient la non-vie que cela soit par la bête qui guide vers la colère ou bien ces jeux stupides de respects et de complots, la jeune femme sait qu'elle pourra y faire face. Sa vie a été un combat continuel, elle s'est armé affinant ses armes à mesure du temps. L'infant se sait guerrière de la vie, elle a vu la lumière que porte les êtres en eux tout comme les ténèbres teintés d'un rouge lugubre. Le fou rencontre le sage. Le bien et le mal se croisent et s'unissent par moment. Mais, elle sait qu'elle pourra se battre avec la plus belle lame qu'elle détient au creux d'elle. Grâce à ce sang qui palpite dans ses veines, celui de son sire. A mesure qu'elle progresse dans le yacht aux côtés de Vladimir qui n'a cessé de se confondre en excuse pour avoir laissé sa dame se faire enlever sous son regard impuissant. Raven ne lui en tient pas rigueur et cela ne pourrait être le cas d'ailleurs. Vladimir aurait pu faire quelque chose vivant et non mort. C'était une nécessité et puis, Raven se trouvait très bien, pas de blessure hormis la vision horrible qu'a laissé les actes immoraux du Sabbat dans sa mémoire, pire encore, elle se souvient à quel point la bête dansait dans ses entrailles à la vue du sang et de la peur qui décorait l'air tel un parfum subtil.

Les élans du cœur sont quelque chose d'incompréhensible pour un être que l'on dit dépourvu de coeur. Mais, les émotions sont toujours présentes, elles se font discrète, parfois les immortels les font taire peut-être parce qu'ils savent que les passions sont si puissantes que cela en devient incontrôlable. Raven est comme son sire, elle parvient à garder cette contenance étonnante, alors que son être tout entier la brûle de par le rapprochement qui s'amenuisent entre Ismahel et elle. L'infant le ressent, il n'est pas loin, son instinct le lui crie et la bête danse qui surprend la vampire. Vladimir est à ces côtés et malgré les humains qui l'entourent, Raven se voit muni d'une grande force pour ne pas succomber à l'appel du sang. Sa goule a su satisfaire sa faim. En avançant, le regard perdu vers les horizons, Raven ne remarque pas que certains l'observent. Certains connaisseurs dans la mode remarque aisément la griffe de Genji Takahashi, un virtuose de la mode au Japon. La tenue que porte l'infant est un cadeau de ce dernier pour avoir succombé à la beauté occidentale et au style que porte si bien la vampire. Steampunk gothique. C'est une mode qui se fait de plus en plus présente, mais timide dans certain pays. Pas pour Raven qui ose le porter avec une élégance bien à elle.

Soudain, la vampire bouscule une jeune femme (Debbie Cauldwell) et elle la regarde d'un air désolé.

- Oh, je suis désolée, veuillez m'excuser, je ne faisais pas attention...

Raven lui sourit aimablement tandis que sa goule ne la quittait pas. Il restait impressionnant, un géant nordique qui pouvait stopper tout avancée déplacée envers sa dame. L'infant alla sur l'estrade où reposait un piano déserté, elle se dirigea vers le DJ avec un sourire murmurant quelque mot à son oreille. Ce dernier se laisse charmer. C'est fou que cela peut être facile lorsqu'on devient vampire n'est-ce pas ? Raven s'installe tandis que le son de la musique diminuait laissant place à la mélodie jouée au piano par l'infant d'Ismahel.



~River flows in you~
Yiruma


Il n'y avait pas meilleure solution pour attirer son sire. Bien qu'il soit en compagnie de femmes sublimes, Raven avait assez confiance en l'amour d'Ismahel à son égard. C'est déroutant peut-être étonnant de constater le sentiment qui est né entre les deux vampires. L'humaine qu'elle fut avant l'étreinte s'est vu charmé par le vampire, chose en soit tout à fait normale, mais à son étreinte les choses se sont confirmées pour devenir quelque chose de vrai.

Raven a l'attention de l'assistance dont certain dansait dans un slow doux et tout aussi aimant que la mélodie que jouait l'infant. Une rose qui s'est épanouie et qui a appris d'elle-même de jouer autant le piano que le violon. On lui a dit que lorsqu'on le désirait, on pouvait absolument tout faire et plus encore lorsqu'on aimait cela. Soulever les montagnes, c'était un credo d'une famille d'accueil dans laquelle a vécu Raven. Elle sourit et contient ses larmes pour qu'aucun bris ne soit commis.



~Solitary Ground~
Epica


La mélodie a changé. Si Ismahel n'a pas reconnue son infant, sa voix le fera. L'a-t-il déjà entendu chanter ? Raven ne le pense pas, tout avait été si rapide entre eux qu'ils ont profité des instants passés ensemble. L'étreinte fut rapide et la séparation plus encore. L'éternité est à eux désormais. Quelque nuit plus tôt, Raven avait partagé sa peur avec Lucien, ne plus revoir son sire était une crainte qui l'avait hanté, mais qui à présent disparaissait. L'infant peut dès à présent poursuivre le but qu'elle s'était fixée lorsque son sire était parti.

Le regard de l'infant croise enfin le regard de son sire et un sourire naquit sur ses lèvres. Lorsque la chanson s'acheva, les applaudissements fusèrent, mais Raven saluait simplement descendant de la scène aidé par la main tendue par sa goule. Elle remercia les gens venant la félicité tout en avançant prétextant devoir saluer par politesse l'organisateur de la soirée qui n'était autre que l'amour de sa non-vie. Cela peut paraître niais et stupide, c'est bien le cas. Les passions des roses sont puissantes et celle de l'infant bien plus encore. Lorsqu'elle se trouve enfin devant Ismahel, ce dernier a pu lire le bonheur et le soulagement dans le regard de son infant. Elle regarda chaque personne présente au côté de son sire.

- Mademoiselle Hawke, cette robe vous va à ravir, elle rehausse votre magnifique chevelure d'or.

Elle se tourne vers Jared et sa sire sans quitter son sourire.

- Monsieur Hanker, mademoiselle Colmer, c'est un plaisir de pouvoir vous rencontrer. Permettez-moi d'ajouter madame que vous êtes fort ravissante.

L'infant se tourne vers Silver.

- Bonsoir mademoiselle, pardonnez-moi, mais je crains ne point vous connaître. Je présume que vous êtes une amie proche d'Ismahel.

Cela peut paraître surprenant, mais Raven avait demandé à Tysha la moindre informations concernant les personnes fréquentant l'Elyseum autant les plus influentes que les personnes du clan de la rose. Ce fut un travail titanesque, mais Raven a déjà connu pire heureusement.

- Pardonnez-moi, je ne suis pas présenté, je suis Raven Cooper, la protégée de monsieur Ismahel Lucilius.

Il était aisé de lire entre les lignes que la demoiselle n'était autre que l'infant du Primogène du clan de toreador et la seule selon Tysha.

- C'est un réel plaisir de vous revoir parmi nous Ismahel.

Il n'y aura pas d'effusion, en tout cas, tout de suite. Il fallait garder une ligne de conduite irréprochable si l'on suit les enseignements de Tysha qui venait de les rejoindre, léger sourire aux lèvres, bien heureuse de revoir l'infant de son sire retrouver un véritable sourire. Vladimir était derrière elle, droit et silencieux, le visage impassible, mais le cœur lui exaltait de voir Raven heureuse.


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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Mar 9 Sep - 21:21



Trois Anciens côte à côte. Voilà matière à attirer la curiosité ou les craintes de certains, mais personne n’eut l’audace de les suivre alors qu’ils cheminaient vers l’exposition. Pas même un humain non plus, et pourtant le trio qu’ils formaient et l’aura particulière qui émanaient d’eux auraient bien pu y parvenir.

« Cette nuit est de bon Augure, nous pouvons avec satiété profiter du silence mouvant de l'océan contre la coque et les vitrages du bâtiment. »

Le sous-entendu était plus qu’évident pour l’Ancienne habituée aux nombreux jeux de mots de la mascarade dont il était parfois bien utile d’user et d’abuser. Curieuse de ce que lui réservaient ces œuvres, elle les regarda comme seuls peuvent le faire les vampires. Ce n’était pas seulement les œuvres d’art, tout ici avait été pensé pour éblouir et sublimer, de la disposition à l’éclairage, mais également du lieu de l’exposition, ici dans cette sale aux vitres laissant le plaisir d’apprécier les fonds marins. Si la Tremere n’était pas une artiste ni une grande admiratrice d’art, elle savait tout au moins en apprécier la valeur. Peintures, sculptures, tapisseries et bien d’autres dégageaient des couleurs et des formes sans pareils, incroyable résultat du talent Toreador, mais pas seulement. Elle étaient magnifiées par le chatoiement de leurs auras, lueurs qui pouvaient en dire tant…

« Et je vous salue de même, Primogène des Roses et Maître des Harpies. Le jeune Orphée a admirablement bien tenu son rôle, mais si j’en crois les nouvelles qui me sont parvenues de cette ville, il était nécessaire que j’y porte une attention plus particulière. Quant au jeune Hanker, il a le mérite de m’avoir permis de revoir brièvement Dame Colmer… »

Surtout qu’en vérité, le Nouveau-Né avait réussi à l’agacer suffisamment pour qu’elle le considère indigne d’intérêt et l’indiffère tout simplement. Sans doute sa vieille rivalité avec Amy y était aussi légèrement pour quelque chose, mais pas seulement.

« Je l’ai rencontré en effet, lui et d’autres… Deux jours après mon arrivée, à dire vrai. Je souhaitais d’abord faire une certaine mise au point à la Fondation avant de me présenter à lui. Cela fera bientôt une semaine que je suis ici. Quant à vous je crois savoir que vous aviez quitté Los Angeles dans un but bien précis. Votre voyage s’est-il révélé fructueux ? »

Le savoir, c’est le pouvoir. Ce même savoir pouvait revêtir différentes formes et se présenter autrement que sous celles qu’avaient appris par cœur l’Ancienne dans sa jeunesse, comme lorsqu’elle s’était plongée avec une passion dévorante dans les sciences. Ici, il était plutôt question de savoir politique et plus ou moins personnel. La Rose s'était particulièrement dévoilée en cette soirée, à un tel point qu’il était juste impossible de ne pas le remarquer, chaque œuvre présente parlant d’elle-même et contant sa propre histoire. Ouvert à une entente, il l’était incontestablement, mais restait encore à déterminer le fond et la forme.

« Monsieur Cosimo de la Fondation de Paris vous loue ses hommages et vous souhaites ses hommages. Vous serez ravi d'apprendre que l'illustre Régent et mon humble personne avons décroché un arrêt de l'embargo sur la Magie dans les murs de Paris.

- Vraiment… ? Eh bien je dois dire que vous ne me manquez pas de surprise pour avoir réussi un tel tour de force. Puis-je vous demander comment y êtes-vous parvenus ? »

Décidément, la Rose semblait tenir tout particulièrement à gagner son estime et son amitié. Pourquoi une telle envie alors que les Sorciers étaient toujours plus ou moins boudés des autres clans ? Qu’un esprit vif reconnaisse ainsi que le Clan des Mages n’était pas à traiter avec négligence était agréable, mais l’Ancienne avait l’habitude de se battre pour établir, ou imposer, des relations pas forcément amicales mais avantageuses. Cette absence d’obstacles avec le Toreador l’intriguait. Pourtant elle ne sentait ni ne voyait trace de duplicité dans l’intention audacieuse du Primogène.

Mais leur conversation n’eut pas l’occasion d’aller plus loin, troublée par la présence de deux opportuns qu’avaient également remarqué l’Ancienne. Un vampire, et une humaine. Leurs propos parvenaient sans doute à échapper à des oreilles mortelles, mais sûrement pas à celles d’Anciens. Ainsi donc, la Mascarade se trouvait finalement brisée en cette soirée… ? Mais aucun d’eux n’eut l’occasion d’intervenir ou d’en apprendre d’avantage, déjà l’humaine s’éclipsait après avoir regardé dans leur direction une toute dernière fois. Le vampire resté planté là, un jeune très certainement, ne semblait pas savoir s’il devait partir aux trousses de l’humaine ou continuer à se laisser happer par les œuvres d’art qui l’entouraient. Lorsqu’il prit conscience de trois regards d’anciens immortels tournés vers lui, cela ne sembla guère arranger son dilemme, mais il finit par sortir vers l’extérieur, peut-être pour rattraper l’humaine.


« Voilà qui est fâcheux… »

De la musique, un air bien différent ce qui se jouait depuis le début de la soirée, commença à retentir sur le pont. Une musique, puis ensuite une voix qui semblait avoir comme une emprise particulière sur son interlocuteur. A cette voix, et au changement subtile dans l’ambiance , Helena sut que leur discussion serait probablement remise à plus tard. Accordant ce délai à Ismahel, elle suivit le mouvement dehors, près de la scène où une jeune femme à la chevelure sanguine chantait sur scène. Alors qu’Helena usa plus spécifiquement de son don d’Augure, couplé à celui de la Thaumaturgie, tout devint plus clair : un lien unissait les deux vampires. Un lien particulier. Son Infante, mais pas seulement. Il y avait bien plus qu’un simple lien de Sire à Infant entre eux, même un aveugle l’aurait compris. L’Ancienne accueillit le compliment d’un léger hochement de tête ainsi que de son habituel et léger sourire. Ravissante, quoique légèrement maladroite, mais elle semblait déjà avoir plus de bonne volonté que impertinent Jared qu’elle avait rencontré plus tôt.

« Pardonnez-moi, je ne suis pas présenté, je suis Raven Cooper, la protégée de monsieur Ismahel Lucilius.

- C’est un plaisir que de vous rencontrer, ravissante jeune femme. »


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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Mer 10 Sep - 17:19

Comme il pouvait s'y attendre l'Ancienne avait pris ses marques dans sa fondation et avait rencontré le Prince "et d'autres". Ces autres qui pouvaient-ils bien être ? Le gardien probablement, un membre du primogénat ou peut-être une de ses harpies ? Elle avait consciemment été vague sur ce point. 
Il en prit note. 
Elle savait bien entendu qu'il avait quitté Los Angeles, il le lui avait confirmé en parlant de Paris. Il fallait dire que depuis les premiers mots de leur échange, il avait laissé derrière chaque phrase de nombreuses informations qu'il offrait volontiers à une personne de la qualité de la Sorcière. 
Le Sabbat s'était renforcé, Seattle s'était embrasée, le Texas avait connu une recrudessance de sabbatiques et le diabolique Phosphoros/Philippe le poursuivant jusqu'à la Nouvelle Orléans, avait détruit les restes de la Camarilla dans le Vieux Carré. 
Le temps n'était pas à la guerre civile politique. Certes les Sorciers étaient haïs par de nombreux caïnites suffisamment ancien pour se rappeler le sens du surnom Usurpateur. Certes les Roses jalousaient traditionnellement la place chaque nuit plus forte de ce Clan à la droite des Ventrues. Mais Ismahel lui n'avait jamais eu de grief particulier à l'égard de ce Clan d'occultistes, de mages et de diabolistes (oui il avait connaissance de la méthode de transformation vampirique artificielle à laquelle avait recouru ces mages d'Hermès il y a de ça presque mille ans. 
Le Toréador est plus enclin à traiter avec ces sorciers qu'avec les impulsifs membres du clan dit "de la sagesse". 

Le voyage a apporté tant et plus. Je vous avoue que je ne me suis pas rendu à Paris dans le seul et illustre but de faire autoriser l'usage de magie par son Altesse Sérénissime François Villon. Mais ce " tour de force " devait permettre d'accorder à notre Praxis des soutiens qui, quoique lointains, lui seront essentiels dans le Jyhad que nous menons. 

Il comptait en effet s'attirer ainsi les faveurs du puissant clan des Sorciers en la personne de la Seigneur de la Côte Ouest. Le Clan Toréador n'était pas réputé pour ses capacités militaires, ne disposant ni de puissants sortilèges ou d'accès à d'importantes troupes armées. Face à ce qui semblait être un vampire immensément ancien, la praxis et la vendetta personnelle d'Ismahel nécessitaient toute deux un allié aux ressources étendues. 

Il ne put s'étendre plus avant car d'un œil en coin, il observait la jeune agent du FBI qu'il avait invité. Elle était en compagnie de M. Winston . Leur conversation semblait prendre un tournent fort défavorable pour le vampire. Le Primogène ne cilla pas et observa. 
Il avait besoin d'être sur, il devait savoir ce que la jeune enquêtrice savait des caïnites. 
Il ne fut pas surpris et encore moins déçu de découvrir qu'elle avait percé la mascarade. Bien utilisée, elle serait un agent efficace dans les mains du Primogène. 
La voyant partir, il lui lança un sourire. Puis usant de télépathie, il contacta une goule qui s'occupait du service. Il lui ordonna d'accompagner jusqu'à la sortie et de lui donner l'adresse suivante en lui souhaitant bonne chance : 72 West 7th Street (Downtown).
C'était évidemment l'adresse de ce Iann Winston qui avait osé laisser se briser si facilement la mascarade. Et puis, soyons honnête, ce soir Monsieur Lucilius était curieux de voir quel effet aurait son cadeau. Aurait-il une allié supplémentaire dans la cité des anges ? 

" Voilà qui est fâcheux..."
" Oui, extrêmement fâcheux. J'ai envoyé un agent s'occuper du problème et..."

Il se tut soudain. Son esprit fut violemment frappé par ce qui venait à l'instant de se passer qu'il était incapable de faire quoique ce soit. Une musique venait du pont. 
Tentant sans doute à grand mal, de dissimuler sa crispation, il replaça ses boutons de manchettes. Et d'une main tendue chaleureusement vers l'escalier, il invita ses invitées à quitter l'exposition pour suivre le spectacle nouveau qui se produisait sur le pont. 
Il se combattait de toutes ses forces pour ne pas courir quatre par quatre les marches de l'escalier, à jeter par dessus bord ceux qui lui auraient barré la route vers la scène, à pleurer et se déchirer en cris. 
Il se retenait de tout son être à paraître calme et enjoué mais chaque parcelle cachée de son âme et de son corps hurlait de souffrance tant il ne pouvait attendre quelques secondes de plus pour en avoir le cœur net. Il devait voir qui jouait, qui jouait si magnifiquement, qui... qui chantait.
Là, plus de doute possible, cette voix... ou bien. Ou bien c'était une mauvaise, une très mauvaise blague... Non il devait le voir de ses yeux.
Il pressa quelque peu le pas sans s'en rendre compte. Et enfin, il la vit. 

Les larmes coulaient au fond de son être mais à l'extérieur rien ne transparaissait. Uniquement un sourire. Il ne fit aucun signe à Raven pour se démarquer, il savait qu'elle l'avait vu. Il savait qu'elle ressentait sa présence, son regard aimant. 
Son regard ne pouvait pas échapper à son amie de longue date. Silver qui lui avait demandé ce qui le mettait dans une telle humeur dès qu'elle l'avait revu, avait sous ses yeux celle qui embrasait la non-vie d'Ismahel par le plus grand des brasiers que son cœur avait jusque là pu connaître. 

Ismahel jeta un regard apaisé à Vladimir, ainsi son fidèle serviteur, sa puissance goule, son ami, avait su garder sauve la chose qui comptait le plus aux yeux de son maître. Il n'avait jamais douté un instant de la vieille goule, il lui avait confié sa jeune infant en toute confiance. Et ce soir il constatait que sa confiance avait été placé dignement en la personne du russe. 
Elle arriva alors au niveau des Anciens, digne et polie. Pas d'éclats sentimentaux, pas d'effusions mal venues, la fierté s'empara encore plus du Primogène. Raven, âgée de moins d'un an vampirique, avait avec brio su s'acclimater et ce bien mieux que certains néonates plus âgé. 
Tysha avait su informer à la perfection la jeune caïnite, cela était judicieux et même essentiel. Et le fait que son aimée ait pu apprendre toutes ces informations ne fit qu'accroître ce sentiment de fierté. 
Elle avait les armes pour naviguer sur cet océan politique qu'était la camarilla. 
Il aurait aimé mieux accompagner les premiers pas de son infant dans cet univers lassant et qui devait pour elle être fort déplaisant. Elle était une artiste pas une de ces capitalistes de Ventrue, ces politicards nés, des requins se gorgeant tant de sang que de pouvoir.  
Non, il était sur que cet aspect de son immortalité ne devait pas ravir Raven, elle qui était si libre, avait du difficilement accepter les carcans de la Camarilla. Mais telle était la Sainte Justice et les Sacro-saintes Traditions, Dura lex sed lex...

Il s'approcha d'elle et saisissant sa main, il y déposa un doux baiser. Parfaitement intentionnellement, ses lèvres effleurèrent la peau de marbre de Raven. Puis se redressant et plongeant dans son regard :

- C'est la plus agréable des surprises et le plus merveilleux des accueils que vous me faîtes tendre amie. Votre voix a sublimé mon ouïe autant que le talent de Takahashi-sama a su sublimer ma vue en vous parant de la sorte. 

Peu de mots, des mots si formels. Mais nous étions en Elyseum et elle l'avait très bien perçu. De toute façon, ils avaient dorénavant l'éternité pour s'aimer.

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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Mer 10 Sep - 17:56


Versailles -15 jours plutôt.

Madame Guil était à sa droite prêt de Sieur Andrèle, les chuchotements s'étaient estompés quand Madame Guil se leva. Tous les regards braqués sur elle, se demandent la raison de cet Elyseum d'urgence. Un de leurs frères venait de disparaître, c'était d'ailleurs la tradition chez les Archontes. La Justicar arpenta lentement et d'un pas souple la pièce au décor post-baroque, un style qu'on chérit encore dans la ville des Lumières.

Comme vous le savez probablement, Monsieur St Maure nous a quitté. -pause- Cette tradition causera toujours des tords dans notre Sainte Camarilla mais apportera une nouvelle force pour défendre nos couleurs. C'était un de nos frères les plus aguerrit, un Archonte des plus nobles que le clan de la Rose a put avoir en son sein. Mais à présent je tiens à vous annoncer une importante nouvelle - se tourne vers Amy- désormais, Dame Colmer L'Armistice de la Sainte Camarilla prendra le poste vacant de Sieur St Maure avec en prime le rang d'Archonte de la E Division. Ils l'ont vue et jugée, elle est digne d'être de ce rang.

Amy se leva calmement le sourire aux lèvres, une nouvelle occupation désormais. Cela était fort amusant. Voilà un nouvel outil qui contrôlera d'autres outils, une belle ironie. Encore un nouveau masque.

Les Masques se brisent.


Je remercie son Excellence Madame Guil pour m'avoir attribuée ce nouveau titre, je vous servirais avec l'honneur et le talent tel que vous connaissez. Entant que nouvelle Archonte je prête allégeance au sermon qui met imposée. Jurant que tous nos ennemis du Sabbat seront brûlés dans les flammes de l'Enfer infernale.

Des applaudissement, des regards émus et malsains remplissaient la pièce.

Les Masques tombent.

Encore un autre joli titre, elle en était passionnée de ses actes et de ses pairs. La Mort Ultime n'était pas encore venue, peut-être qu'elle ne viendra jamais. Les émotions de ses congénères remplissaient Amy d'une flatteuse fierté, mais cela l'importe peu finalement. L'envie du renouveau artistique avait reprit le dessus sur elle; éblouissant quiconque se trouvait sur son chemin. Elle se fessait des ennemis et des alliés, sans ennemis tout cela n'aurait plus d'intérêt; voilà pourquoi nous nous battons.

Les Masques renaissent.

Son Altesse Villon alla présenter ses félicitations à l'Ancienne, il croyait  en son fort potentiel, en sa détermination et cela depuis son étreinte. Son audace ne fessait que briller en ces lieux. Un atout de taille, malgré cette belle bonté il fallait être méfiant avec elle. A son corps défendant son profond amour pour Londres, Paris reste son refuge le plus important; autant tactique que sentimentale. Elle languissait tant son Infant qui avait quitté la ville pour le Nouveau Monde. Il avait encore tant de choses à apprendre.



Yatch

Pendant la petite balade dans l'Elyseum, les deux Toréador recevaient des félicitations de toutes parts, encore des alliés, encore des ennemis. Ce petit jeu amusait beaucoup l'Ancienne, Jared y prenait un peu de goût mais il se tenait à l'écart des conflits. Le Nouveau Né observait ces jeunes/vieux gens, tant de faux sourires et de pensées perverses au Pouvoir, il ne voyait que manigance et vanité. Il ne profitait pas de ce spectacle, ça le dégoûtait littéralement, pourtant ils travaillent tous pour une bonne cause.
S'en était tellement triste qu'il en riait, Ksenia en éclaterait de rire d'ailleurs.

Les masques tombent avec lui et cela depuis le commencement. La cité des Anges est désormais un parfait terrain d'apprentissage pour l'Infant, n'est ce pas dangereux? Et bien non, au contraire! Les dés sont déjà lancés sur l'échiquier de la bataille.

Que le meilleur gagne.

L'épisode de l'Usurpatrice, pardon excusez moi pour ce langage...était déjà si loin de son esprit. Le cerveau ne se souvient que de ce qui a une vraie importance, la nature est faite ainsi. Soudain un mouvement de masse entraîna les Roses vers une musique accompagnée d'une voix qui n'est pas du commun des mortels. Une jeune femme aux cheveux de feu, une très jeune Rose et très talentueuse en prime. Le créateur devait en être fière, c'est une perle rare à protéger à tout prix.

La présence des deux Primogènes se fit sentir, la neonate arrêta de jouer et alla à leur rencontre pareil qu'Amy et Jared.


- Monsieur Hanker, mademoiselle Colmer, c'est un plaisir de pouvoir vous rencontrer. Permettez-moi d'ajouter madame que vous êtes fort ravissante.

Que c'est mignon, les petites gaffes des plus jeunes ont toujours attendrie l'Ancienne. Si jeune, si innocente mais très mature pour cet âge.

- Pardonnez-moi, je ne suis pas présenté, je suis Raven Cooper, la protégée de monsieur Ismahel Lucilius.

Voilà l'Infante du Primogène, il avait prit la bonne candidate. Jared regarda durant un brève instant Ismahel et Amy.

-C'est aussi un plaisir de pouvoir rencontrer l'Infante du Primogène, belle demoiselle.

Jared, souriant, déposa un baiser à quelques millimètres du dos de la main de Raven.

-De même.
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MessageSujet: Re: Redorer l'écrin de la Rose d'Or [libre]   Ven 12 Sep - 14:30


Les œuvres sont belles, elles savent attiser l'ambre de la Louve. La jeune femme sourit ne se mêlant que peu des bris apporter par la toréador. La gangrel est neutre et elle se soucie peu de ce que les autres font. La louve s'est convenablement présenté à eux ne mentionnant que le nom qui fut sien dès que la non-vie l'a adopté. C'est leur décision et non la sienne. Silver observe la beauté et s'y perd jusqu'à penser à son sire qui aurait aimé ce qui comble les yeux de son infant en ce moment. Cependant, l'ouïe de l'ancienne vient à être comblé par une mélodie changeant grandement de la musique qui se jouait plus tôt. Femme ouverte, la louve comprend que c'est un message qui doit atteindre une personne en particulier. Peu de temps après Ismahel les invita à poursuivre sur le pont pour se rapprocher de celui ou celle qui fait naître la mélodie.

Ismahel semble bien pressé aux yeux de la Louve malgré la retenue dont il fait preuve. Silver doute tout en l'observant et lorsqu'ils atteignent le pont observant celle qui a su charmer des toréador ainsi que son ami. Silver n'a pas besoin de don pour savoir pourquoi son ami semble en émoi. La gangrel s'est peut-être fermé aux émotions et à l'amour qui est devenue proche d'une phobie qui la rend froide voir même impassible lorsqu'on lui témoigne de l'intérêt. Seul, Ismahel pourrait nettement lui permettre de s'ouvrir. Silver a confiance au toréador le sachant différent et loin d'être moqueur dans ces propos.

La Louve observe avec intérêt appréciant la voix. La jeune vampire approche tenant des mots maladroits pour certain, mais elle fait honneur à son sire qu'elle semble elle-même plus que ravie de revoir son sire, plus même. Éternelle observatrice, la Louve se tait et se contente de hocher la tête.

- Ravie de rencontrer la protégée de mon vieil ami.

Elle tourne son visage vers le Primogène esquissant un petit sourire amusé.

- Maintenant, je sais pourquoi.

C'est une conversation qu'ils ont eue plutôt. Le regard d'ambre plonge dans ceux de l'infant amoureuse. Oui, il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour le comprendre. Silver lève les yeux observant le DJ se remettre sur ces platines pour amuser les invités comblant le vide laissé par la jeune nouveau née.

La gangrel ne dit rien. L'amour est un sentiment qu'elle a banni pour en avoir que trop souffert, mais cet idiot de prince des loups à faire renaître quelque chose de mystérieux. La réponse est là, mais ignorer par l'ancienne.

Que fait-elle ici ? Elle a fait ces salutations à son ami, mais là voilà qu'elle se sent de trop.

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