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 Un Jeudi Soir [open]

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MessageSujet: Un Jeudi Soir [open]   Ven 17 Jan - 20:23

Jeudi, 23h. Alexis, accoudé au balcon du premier étage, tenant négligemment son cocktail à la menthe d’une main, observe la clientèle qui se trémousse sur son dance floor au rythme de la sélection électro du DJ. C’est une soirée « chic », le dress code est plus exigeant que d’habitude, et Paul a bien fait son travail de sélection à l’entrée. Pas de jeans, pas de basket en vue, comme il le voulait. Ses invités tardifs passeront ainsi beaucoup plus inaperçus.
Alexis prend le temps de repérer ses employées pour la nuit, pour s’assurer qu’elles font bien leur travail et surtout qu’elles le font dans les meilleurs conditions possibles. Elles sont toutes là, postées à divers endroits du dance floor, ombres affriolantes d’une nuit, plus agiles et plus gracieuses que les autres danseurs. Ce ne sont pas des strip teaseuses, loin de là. Elles ne sont là que pour danser, s’amuser, et s’assurer que les clients fassent de même. Ralph pendant ce temps sert verre sur verre tout en faisant son petit one man show pour épater ces dames.

23h13. Alexis boit quelques gorgées d’alcool. Plus qu'une heure et quarante sept minutes, selon les informations de Ricky. Alexis est, pour une fois, légèrement nerveux. Si les négociations se passent bien, il augmentera sa clientèle, le territoire sur lequel il opère, son revenu, et surtout ses contacts. Ce ne sera pas une augmentation faramineuse, il ne veut en aucun cas attirer trop d'attention. Mais un accord avec Eduardo Ajenjo pour le contrôle du quartier lui permettrait de virer les dealers à la petite semaine qui lui détournent sa clientèle.
En attendant, il doit se détendre. Il se retourne, un sourire aux lèvres, et va rejoindre le petit groupe de connaissances - et de clients extrêmement bien placés dans la société - dans l’alcôve du carré VIP qui leur est réservée.

- Champagne! annonce-t-il en s'asseyant avant de prendre la bouteille qui trône dans son seau de glace et de l'ouvrir sous les rires et les applaudissements approbateurs de ses invités.

Il sert tout le monde, avant d'écouter d'une oreille distraite une charmante demoiselle nommée Heather, assistante de production d'une boîte indépendant visiblement en train de monter dans le dur milieu du cinéma.

- Evidemment, je ne vais pas rester là toute ma vie! La boîte est sympa, bien sûr, mais je suis en train de faire mes armes et quand je serai prête, Hollywood me tend les bras. N'est-ce pas Monsieur Alex?

Vingt minutes plus tard, il est en train de regarder sa montre. L'attente lui paraît interminable et ces conversations maintes fois répétées l'ennuient. Il s'excuse et va refaire un tour de ronde.
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Lenneth Mahler
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MessageSujet: Re: Un Jeudi Soir [open]   Dim 19 Jan - 12:20

Il régnait une musique, cette lune m'inspirait une sonate douloureusement impossible à entendre. Je voulais danser, je voulais tourner, exprimer ce qu'il restait d'humain en ce corps de porcelaine. Quelle plaie d'effleurer seulement les rêves, quelle sensation médiocre d'impuissance. J'étais frustrée de cette situation, j'étais en manque de note et Der Freischutz de Weber peinait à me consoler. On me reprochait si souvent de ne pas plonger au coeur du son moderne. Je connaissais de réputation cela, un bruit violent, une tempête sans harmonie qui ne fait que balayer les pistes de danse à l'écoute d'ignare, de mortels imbéciles. Telle est l'image que je me faisais, jamais en ma noble cour des ombres je n'avais été détrompée sur la question. La plupart était bien sur exalté par la musique de mes anciennes idoles, peu surement avaient en tête de s'opposer à mes préférences. Un excellent ménagement pour garder mes faveurs, je devais bien l'admettre. Mais j'étais mère de contradiction et si un élément me portait à penser que j'étais hors du temps, cela me chiffonnait. C'était une faiblesse d'être hors du temps, comment encore penser à régner dans l'ombre au sein d'un monde étranger. Tout lasombra, tout caïnite devait avoir ce soucis à coeur. Ne jamais être hors du temps... Au Sabbat je savais par expérience que le clan des Démons n'avait aucun problème à ce sujet. Heureusement les Gardiens veillaient à pailler cette faiblesse. Car si l'évolution ne gênait guère nos amis, il s'agissait du moyen de survie préférée des vermines Tremere, ces cafards.

Trêve de pensée, il me fallait agir, avec l'assistance de mon bienveillant monsieur Quinzel je me devais de reprendre pied en ce siècle nouveau.


"De la musique votre excellence ? Ma foi je pense que le mieux est de vous émerger avec la masse du peuple, baigner ainsi dans le son de ce temps..."


"M'accompagnerez vous en cette rude épreuve mon cher chevalier ? Me protégerez vous de la folie ambiante, comblerez vous mon ennuie causez par le manque de note ?"

"A vos désirs, ma reine blanche."

Quel instant chevaleresque, Amadeo avait toujours ce sens si particulier de noblesse. Même s'il n'excellait guère en compétence martiale, il demeurait un valet si précieux, mon petit Paladin. Je devais alors me laisser guider par son expérience de la modernité. Lui qui était si jeune par rapport à mon être, lui qui n'était pas née avec Mozart en idole.

A la visite de ce soir, j'avais prévue ma robe blanche, celle qui me donnait l'air d'une poupée. Comme la saison l'exigeait j'étais recouverte d'un lourd manteau d'hiver blanc, à capuche bordée par une épaisse fourrure blanche. Mon chevalier est comme à son habitude vêtu d'un classique costume trois pièce, manufacture britannique, classique mais couteux. Quelle appréhension avant d'entrer dans cet univers de bruit, quelle peur de me sentir horrifiée ainsi. Prise par la main, moi fébrile j'avançais vers l'entrée de cet empire. Une boite de nuit, voila comme l'humanité appelait ce lieux. Un nom qui me plaisait, moi qui semblait impressionnée par le décor extérieur, par la foule qui se pressait pour entrer. Comme une célébrité je passais devant le peuple, un brin de domination suffisait. Avec démarche, j'attirais forcément le regard, j'étais la reine blanche d'un temps poussiéreux, je m’apprêtais à rencontrer le présent.

A peine quelque pas en ce lieu et je pu découvrir la musique de ce monde. Il y-avait de la puissance, il y-avait du rythme, de la férocité. Les notes avaient laissées leurs places à la violence des instruments, c'était une musique qui appelait au carnage. Manger les autres pour survivre, danser, danser jusqu'a ce qu'un seulement ne demeure sur la piste.


"La mélodie est simple, la brutalité est omniprésente, j'aime cette musique Amadéo... Aucune poésie, aucun style... Juste la violence inspirée pour les masses, regardez les se battre, regardez les rugir sur la piste. Des animaux prêt à se dévorer entre eux, prêt à nous servir, prêt à se battre pour nous. J'aime cette musique Amadéo. Elle veut le carnage."

Monsieur Quinzel souriait, moi je restais admirative devant ces personnes qui dansaient. Encore plus mon inaction attirait les regards, je n'avais cure de ces êtres. Intriguée par ma personne, cette jeune princesse perdue, j'étais la louve blanche dans la bergerie.

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L'enfer Blanc
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MessageSujet: Re: Un Jeudi Soir [open]   Dim 19 Jan - 20:40

Alexis se fait resservir un verre, non alcoolisé cette fois ci. Nul besoin de se soûler après tout. Accoudé sur la rambarde, il laisse ses yeux et ses pensées vagabonder. Au bar, Ralph est en pleine discussion avec un jeune homme qui a l’air effondré. Alexis esquisse un sourire. C’est sa compassion et son empathie qui font de Ralph un bon barman. Il faudra qu'il pense à l'augmenter bientôt.
Paul, avec son mètre 95 et ses 110 kilos de muscles, remplit bien son rôle lui aussi. Sa seule approche suffit généralement à calmer les âmes les plus fougueuses et, quand ça ne suffit pas, il est passé maître dans l’art de virer les éléments perturbateurs le plus proprement et rapidement possible. Alexis réussit à capter son regard, et un bref signe de tête lui fait savoir qu'il n'y a rien à signaler pour l'instant. Il remercie son gardien d'un hochement de tête et d'un verre levé.

Quelques instants plus tard, son regard se pose sur une personne, et il ne peut le détourner. Blanche de la tête aux pieds, et surtout, immobile. Comme suspendue dans le temps... Une poupée d'un autre monde au milieu de son dance floor. Alexis s'attend à ce qu'elle soit submergée par des vagues de mâles en chaleur qui viennent se frotter à elle dans l'espoir d'un peu d'attention, mais il n'en est rien. Elle attire les regards de presque tout le monde, et réussit également à attirer le respect. Plus Alexis la regarde, et plus il est intrigué et mal à l'aise. Il cligne des yeux, détourne le regard, presque honteux d'avoir imité le comportement de la masse.  Il sort son téléphone et envoie un message à Ralph.
Un verre de champagne pour Blanche Neige et son chasseur.
Son chasseur, c'est l'homme qui semble l'accompagner et qui ne fait lui non plus aucun effort pour se fondre dans la masse. Les sourcils d'Alexis se froncent alors que son mauvais pressentiment grandit.

Ralph, jeune homme à la trentaine dynamique, au regard clair et franc, reçoit le message du patron et cherche des yeux la Blanche Neige dont il parle.
Ah, trouvée, pense-t-il. Monsieur Alex ne peut parler que de la fort joli poupée immobile... Et Blanche Neige n'est pas du tout approprié. Tout le monde sait que Blanche Neige a les cheveux noirs comme l'ébène, etc, etc. Bref. Ralph ouvre son cabinet à bouteilles hors de prix et choisit le meilleur champagne. Il a le nez pour ce genre de choses. Une poupée comme ça ne boit que le meilleur, il en est sûr. Deux verres remplis en main, il sort de derrière son comptoir (il faudra qu'il parle à Monsieur Alex d'embaucher une aide pour ce genre de choses) et approche la Reine des Glaces (ça lui va beaucoup mieux) en se frayant un chemin dans la foule avec un sourire.

"Madame," il lui tend un verre, "Monsieur" il tend le deuxième au 'chasseur' (il n'a pas trouvé de surnom pour celui-là, et se penche à l'oreille de la dame pour éviter de hurler, et lui dit : "Avec les compliments de la maison. Peut être voudriez vous un espace privé à l'étage?"

Parce que oui, Ralph comprend vite. Si le patron dit champagne, dans ce cas précis, ça veut dire 'fais les sortir de mon dance floor, ils ont l'air importants'. Ou quelque chose du genre.
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MessageSujet: Re: Un Jeudi Soir [open]   Mer 29 Jan - 17:36

Loin de la contemplation musicale mes sens étaient émoustillés par le festin qui dansait devant mes yeux. De voir les corps en mouvement, cela rajoutait à la poésie un appétit certain. On ne savait que choisir à picorer sur cette piste. Un véritable délit de chair me tentait, tant que ma langue ne put s’empêcher de rouler sur ma lèvre inférieure. Je demeurais bien sur bien sage, il ne s'agissait point d'un comportement bestial de prédateur, mais plutôt d'une faim raffinée. Qu'importait le son et l'obscurité, j'arrivais encore à apprécier la merveilleuse circulation sanguine. Comme bien souvent on pouvait comparer la chose a un marché... Que je détestais ce sens primaire à la délectation du choix crucial. Aucune idée n'était arrêtée... Tout pouvait encore naître en terme de probabilité d'orientation de cette nuit. Comme l'arrivé d'un jeune serveur me démontra ce fait. Il relevait du commun cette jeune pousse, une herbe à sa maturité, au milieu d'un champ. Une plante qui arrachée n'entacherait pas l'équilibre du champ.

Je m'emportais certainement niveau appétit, ayant déjà consommé un repas cette nuit je me devais au moins faire preuve d'un minimum de modération. Comme une image lisse mon regard se porta vers l'élément perturbateur de mes contemplations. Moi qui voulait du sang, je recevais des bulles, moi et monsieur Quinzel. On offrait aussi au serviteur, la jeunesse m'étonnait. Faisant un effort de présentation je pris le verre, esquissant un léger sourire d’intérêt. Quel aura de froideur je pouvais créer en quelques secondes. Malgré le son et la tempête de lumière, quel moment d'outre tombe j'offrais en échange d'une coupe. Au départ mon silence pouvait trahir mon statut d'étrangère, mais cela faisait des siècles que j'officiais dans le nouveau monde. Alors dans un américain parfait, je répondis à mon interlocuteur, sans hausser nullement ma voix, comme si cette dernière était portée par les ombres même.

" Avec plaisir, néanmoins j'escomptais la compagnie de quelques personnes afin de tromper un ennui certain. Vous comprendrez monsieur Quinzel ici présent ne saurait tromper cette lassitude..."

Je laissais le reste à monsieur Quinzel, lui qui était si brillant dans ce genre de tache. Moi jouant la jeune fille perdue et fragile, lui qui représentait le cadre suffisant à ma crédibilité. Devançant ces messieurs, je put entendre l'improvisation de mon Amadéo. A quoi allions nous jouer ce soir... Quasiment seul avec le serveur mon serviteur d'ébène, mon MAD donna ces quelques mots.

"Veuillez ne pas vous formaliser de la légèreté de ton de miss Mahler. Riche héritière, depuis la mort tragique de ses parents elle semble un peu perdue. Dans ces moments on se raccroche à tout remède. Sans doute votre employeur peut nous aider à cette recherche."

Oh le coup des parents riches décédés... Heureusement parler de drogue à demi-mot, ça c'était exhaltant. J'avais déjà eu quelques informations sur les transactions souterraines de cette ville. Il y-avait les tenants de la Camarilla, le clan d'Emiya et le Primogene des Sceptres, mais pourquoi pas évoluer et miser sur de plus petits partenaires. Nous avions besoin de jeunes pousses intéressantes. Moi je me laissais guider, comme une princesse intouchable, j'attendais le tapis rouge vers ce carré VIP. Monsieur Quinzel avait fait du bon travail.

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