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 Sean Andrews, Andy, O'Conwell (En cours)

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MessageSujet: Sean Andrews, Andy, O'Conwell (En cours)   Jeu 9 Jan - 13:31



Présentation de  


Sean Andrew O’Conwell
VOILA QUI JE SUIS DANS CE NOUVEAU MONDE





Nom : O’Conwell
Prénom : Sean Andrews
Surnom : Andy pour les intimes, Le Commandant
Date et lieu de naissance : Boston 1909
Date et lieu d'étreinte : 28 Avril 1937 Guernica
Age + Statut d'âge : Vieux Nouveau-né, 76 ans en tant que Cainite, 104 au total
Génération 10
Faction Aubains, proche des Anarchs
Clan Brujah Anti-Tribu
Poste
Disciplines Puissance * Présence ** Célérité ** Auspex ** Protéisme *




    Feat. Charlie Hunnan


Les apparences sont trompeuses
A QUOI JE RESSEMBLE RÉELLEMENT ?



La première chose que l’on remarque lorsqu’on voit Sean pour la première fois, c’est sa taille et sa carrure. Plafonnant au mètre quatre-vingt-quinze et bâti comme une armoire à glace, le Brujah ne passe pas inaperçu. Des années de sport dans un milieu aisé suivies par des années de luttes et de combat acharné dans divers organismes paramilitaires ont sculptés son corps en une arme mortelle. Son corps musclé est couvert de cicatrices, de vieilles blessures à l’arme blanche comme de cratères de balles. Le corps de Sean est celui d’un survivant, d’un battant ayant continué sa lutte au-delà de toute raison.

Pour accompagner cette carrure effrayante, Sean s’était, au cours de ses dernières années de vie, laissé pousser ses cheveux blonds qui lui tombent maintenant sur les épaules en boucles sauvages. Une barbe de trois jours parsème sa mâchoire anguleuse et renforce le creux de ses pommettes saillantes sous ses yeux perçant d’un bleu ciel étonnant.

Malgré cette apparence intimidante, Sean garde des caractéristiques physiques très douces et délicates. Ses grandes mains se terminent en long doigts fins et fermes, cornés aux extrémités par des années de pratique de guitare.

Enfin, il se dégage de lui une aura particulière, un charisme et une intelligence naturelle qui font que des inconnus sont prêts à le suivre s’il le leur demandait. Une impression de force écrasante et intimidante qui se dégage de lui. Sean est de ce qui n’a pas besoin de lever la voix pour se faire entendre et écouter. Un simple murmure rauque  de sa voix cassée suffit à attirer l’attention de son entourage et ses auditeurs restent généralement suspendus à ses lèvres.

Détail important, le sang de Sean ne permet pas de créer de lien du sang. Toute personne buvant de son sang en recevra les bénéfices sans souffrir de l’asservissement émotionnel qui caractérise les liens du sang.




A la découverte de votre esprit
QUEL GENRE DE PERSONNE JE SUIS ?



Sean est un révolutionnaire anarchiste dans l’âme, un homme vivant selon un code personnel et humaniste de conduite. Il diffère de la majorité des anarchistes de l’époque moderne car il comprend et accepte que l’anarchie ne soit pas le triomphe de la volonté mais du devoir. Du devoir envers soit même et envers sa communauté. Sean ne fait pas ce qu’il veut, il fait ce qu’il doit. Mais lui seul peut et a le droit de décider dans quel but il doit agir et quel est son devoir envers cet objectif.

Intelligent et intellectuel, Sean aime occuper son esprit. En fait il ne supporte pas l’inactivité. Adepte de la méthode mnémotechnique de Loci, il possède une mémoire phénoménale qui lui permet d’enregistrer et stocker de nombreuses informations qu’il peut par la suite consulter à loisir et ainsi s’occuper l’esprit de manière constructive. Eduqué et lettré, Sean recherche en permanence de nouvelles connaissances et de nouveaux savoirs. Il occupe régulièrement ses nuits, lorsqu’il ne participe pas aux différents combats de sa non-vie, à étudier les sciences, les mathématiques, la philosophie et la littérature. Sur ce point, il est très semblables aux anciens de son clan mais contrairement à eux, il ne reste pas rêveur des vieilles utopies et préfèrent les actions concrète envers son idéal qu’aux simples remémorations de ce qui était et de ce qui devrait être.

Anarchiste, le Brujah prône le partage et la mise en commun des biens et des connaissances. Il passe de nombreuses nuits à partager ses nombreuses expériences et connaissances avec les anarchs et les caïnites qui ont gagné sa confiance et son affection. S’il n’est pas quelqu’un disposé à la haine, il montre cependant un mépris de l’autorité et du statu quo qui enrage les Princes et Archevêques les plus patients. Sean suit ses propres règles et ne fera pas de compromis pour préserver la fierté et l’égo d’un vampire au pouvoir. Si ses règles entrent en conflit avec celles de la société, tant pis pour la société. Au-delà de ça, il ne cherche pas particulièrement le conflit avec ceux qui ne partagent pas son opinion mais si conflit il doit y avoir, il n’hésitera pas un instant avant de prendre les armes.

Malheureusement pour lui, la malédiction de son clan ne l’aide pas à garder son calme. S’il est difficile à provoquer en temps normal, il peut faire preuve d’une rare violence et d’une rare agressivité lorsque les bons, ou mauvais tout dépend du point de vue, mots sont employés. Ses cordes sensibles sont plus rares que chez de nombreux Brujah, mais elles sont d’autant plus sensibles.

Enfin, en plus de défendre la liberté, Sean protège également l’humanité. S’il n’a aucun scrupule à tuer truands et criminels dangereux, comme les dealers, les seigneurs du crime et tout individu dangereux pour l’humanité, il se refusera à blesser les innocents. L’humanité fait partie du sommet de sa liste de priorité et la défense des opprimés et des faibles est pour lui une cause aussi importante que celle de la liberté. Il est d’ailleurs incapable de se nourrir sur ces humains qu’il protège.





My life before and after...
MA VIE  DE 1909 A 1938




1909-1924 L’enfance.


C’est en 1909, que Sean Andrews O’Conwell naquit à Boston. Premier enfant de Peter Bartholomew O’Conwell et de Moïra O’Conwell, Sean était, dès sa naissance, destiné à succéder à son père à la tête de son empire naissant. Petit-fils d’un trafiquant d’arme irlandais ayant immigré aux Etats-Unis pour faire fortune, il revenait à Sean d’ajouter légitimité et statut social à sa famille, son père ayant fait la fortune de sa famille en commerçant avec les syndicats criminels, les révolutionnaires irlandais et certaines forces fédérales.

Dès les premiers jours de sa vie, Sean montra un remarquable esprit d’indépendance et une grande curiosité précoce. Cherchant dès son plus jeune âge à vivre et expérimenter loin des jupons des adultes, Sean échappait souvent à la vigilance des gouvernantes dont il était la charge pour découvrir la maison familiale. Vif d’esprit, il lâcha son premier mot à six mois et si ce dernier était probablement quelque chose du genre « Maman » ou « Papa », la famille se plaisait à plaisanter en prétendant dans le cercle privé que « Problèmes » était son premier mot intelligible.

Son caractère s’affirma également très trop. Fier, entêté et contestataire, il refusait l’autorité absolue de son père et la bafouait délibérément lorsque celle-ci s’exprimait avec trop de ferveur. S’il ne comprenait pas pourquoi tel ou tel obligation sociale était en place, il refusait obstinément de la respecter. Bien qu’il fût trop jeune pour le comprendre, le statu quo était déjà son plus grand ennemi.

Sean avait trois ans lorsque son petit frère, Thomas Adam, vit le jour. Et si Sean se montra un grand frère affectueux envers le nouveau venu, il fût clair dès le début que leur relation serait tendue. Car si le caractère de Sean forçait le respect, il n’était pas ce que son père cherchait dans un héritier au contraire de son frère qui s’avéra être plus malléable aux enseignements paternels. Avec le temps, cette différence devint une rivalité entre les deux frères, puis une rancœur amère qui les divisa définitivement.

Sean était un enfant doué, talentueux et passionné. Bien qu’hyperactif, particulièrement impulsif et parfois même violent, il parvint avec l’aide de sa mère à canaliser ses émotions en une pléthore d’activités mentales et physiques. Sean était incapable de rester sans rien faire et ce fut un trait qui le suivit toute sa vie. Le monde allait trop lentement pour lui et il se sentait, et était, obligé de rester en action et de se consacrer à autant d’activités que son temps le lui permettait pour ne pas devenir morose ou agressif.

Le premier réel changement d’environnement que connu Sean eu lieu alors qu’il n’avait que cinq ans. Les affaires de son père marchant bien, la famille quitta leur petite maison de banlieue pour s’installer dans un manoir colonial à la périphérie de la ville. Ce déménagement et ses conséquences marquèrent profondément le jeune enfant qui se vit arracher à son mode de vie habituel. Cela dit, cette transition fut adoucie par l’arrivée d’un nouvel enfant dans la famille.

Molly O’Conwell fut la première sœur de Sean et la seule de ses frères et sœurs avec laquelle il tissa une réelle relation de fratrie. Dès le début, le frère et la sœur montrèrent une complicité qui s’était révélée absente de sa relation avec Thomas. Le bébé préférant être amusé par son grand frère que les autres membres de sa famille, et ne passant de bonne nuit qu’à proximité de son lit. Le frère et la sœur étaient inséparables. Ce fut avec l’aide de Sean que Molly apprit à marcher, ce fut à Sean qu’elle adressa son premier mot et c’était Sean qu’elle s’efforçait de suivre partout.

Cependant, à six ans, Sean fut confronté à un nouveau changement, un changement bien plus difficile à vivre. Il fut envoyé en pension. Son père, désireux de voir son fils évoluer parmi les enfants de la haute société et d’apporter le statut social dont la famille avait cruellement besoin, l’envoya à Saint Peter’s Catholic School for boys, pensionnat catholique aux frais exorbitants mais prisés par les riches américains de la côte est pour l’éducation qu’il fournissait aux jeunes garçons.

Réellement confronté à des garçons de son âge, pour la première fois de sa vie, Sean reçut un véritable choc en constatant les différences entre eux. S’il avait auparavant trouvé que le monde allait lentement lorsqu’il était chez lui, il lui semblait à présent qu’il était incapable de bouger. Il faisait à présent face à son premier contact avec les enfants de la haute société, sa première lutte des classes, et ses origines l’exclurent rapidement des cercles sociaux existants depuis avant la naissance de ses camarades de classe.

A ses yeux ces héritiers étaient aussi stupides que prétentieux et arrogants. Leurs idées étaient aberrantes et leurs capacités indignes du statut qui les attendait. Sean n’était maintenant plus en révolte contre une autorité familiale, à six ans seulement il se sentit révolté par le système et la société. Il entra fréquemment en conflit avec ses camarades d’école, souvent de façon violente et fut toujours discipliné pour sa conduite, mais rien n’y faisait il recommençait. Il fut souvent discipliné pour son insubordination vis-à-vis des autorités scolaires et religieuses de l’établissement, encore une fois en vain. Chaque punition, chaque discipline ne faisait que renforcer sa conviction que le système dans lequel il était plongé était gangréné et pourri. Avant même d’atteindre l’adolescence, le jeune enfant était un rebelle.

Heureusement pour lui, l’école offrait de nombreuses activités obligatoires. Se targuant d’offrir une éducation complète, autant intellectuelle que physique ou sociale, l’école proposait à ses élèves de rejoindre très tôt différents clubs où la participation influençait les résultats scolaires. Sean rejoignit donc le club d’échec pour garder son esprit stimulé et le club de boxe anglaise pour évacuer la frustration qu’il ressentait dans cet environnement fermé et réactionnaire.

Seuls ses résultats brillants autant dans les classes traditionnelles que dans les clubs lui permirent de rester dans cette école d’élite. Et si son intellect et ses dons lui permirent de gagner le respect de tous, ses idées différentes en firent à jamais un paria.

Les années passèrent et Sean fut rejoint par son frère. Ce dernier fut d’abord stigmatisé par la réputation de son aîné, mais il était clair aux yeux de tous que s’il n’avait ni l’intellect ni les talents de son frère, il était aussi beaucoup plus conformiste et parvint à s’intégrer à la vie sociale de l’école. A cause de ça, la rivalité entre les deux frères ne fit qu’empirer et ils passèrent le plus clair de leur temps à s’éviter.


1924-1930 La révolte sociale


Les troubles de l’adolescence furent remarqués tardivement chez Sean. Probablement parce que le sentiment de révolte commença très tôt chez lui, il est difficile de dire exactement quand la colère de Sean passa d’engagement enfantin naïf à celui de colère hormonale. Peut-être ne fut-elle aucun des deux.

16 Octobre 1924

Monsieur O’Conwell,
Je vous envoie cette lettre aujourd’hui afin de vous faire part du comportement inacceptable dont votre fils aîné, Sean Andrews O’Conwell, a fait preuve ces dernières semaines. Depuis son retour chez nous, votre fils a fait preuve d’une insubordination redoublée aux règles de notre établissement. Cela a commencé par son habituel refus d’assister aux messes du vendredi et du dimanche. Maintenant cependant son comportement est bien plus offensant et grave. Il y a deux semaines, le 3 Octobre, j’ai surpris votre fils arpentant les couloirs de l’établissement équipé d’un harmonica avec lequel il jouait l’Internationale communiste. Je n’ai pas à vous rappeler des dangers que représentent l’idéal communiste pour notre société et je peux vous assurer qu’il a été sévèrement puni pour cet acte honteux. Cependant j’ai peur que cela n’ait pas suffit. La semaine dernière seulement, le 11 Octobre, l’ensemble des crucifix des dortoirs ont disparus et ne furent retrouvés qu’hier, dissimulés par votre fils. Encore une fois Sean Andrews a été sévèrement puni pour cet acte blasphématoire. Cela dit, je vous recommande de prendre des mesures disciplinaires à son égard car étant son père, la honte qu’il jette sur votre famille est votre responsabilité.
En vous transmettant mes amitiés les plus sincères,
Père Gabriel Thompson, Abbé de l’église Saint-Pierre et directeur de la Saint-Peter Catholic School for Boys.
PS- Votre Cadet se porte à merveille et est un exemple à suivre pour ses camarades.


23 Novembre 1924

Monsieur O’Conwell,
Je vous écris pour vous faire part une nouvelle fois de l’attitude de votre aîné, Sean Andrews, à l’égard de la discipline et des règles de notre établissement. Votre fils a en effet reconnu avoir quitté l’enceinte de l’établissement les nuits du 1 au 2 Novembre, du 6 au 7 Novembre et bien d’autres encore. La raison qu’il a donné, après interrogatoire, était son désir de retrouver la compagnie d’une damoiselle résident non loin et non pas comme il le prétendait au début, un simple désir d’air frais. Je connais les passions des jeunes hommes de cet âge et bien que je doive souvent le lui rappeler, notre établissement a des règles strictes sur l’abstinence, la chasteté, les plaisirs charnels et la maîtrise de soi. Qualités dont votre fils semble manquer cruellement. Ses résultats académiques et périscolaires restent cependant excellents et sont la seule raison pour laquelle je continue de me battre à guider votre fils sur le droit chemin. Soyez cependant prévenus que ma patience et celle de mes collègues d’enseignement a ses limites que votre fils ne devrait pas franchir.
En espérant avoir bientôt une solution aux problèmes causés par votre fils,
Père Gabriel Thompson, Abbé de l’église Saint-Pierre et directeur de la Saint-Peter Catholic School for Boys.


17 Janvier 1925

Monsieur Conwell,
C’est avec grand désarroi que je vous écris cette lettre. En effet, j’ai le regret de vous annoncer que votre fils a disparu de l’établissement. Il n’a pas été observé depuis hier soir et aucun de ses camarades ne l’a vu partir.
Si vous avez la moindre nouvelle sur l’emplacement de votre fils, je vous en prie de nous tenir au courant. Nous nous inquiétons grandement pour lui.
Père Gabriel Thompson, Abbé de l’église Saint-Pierre et directeur de la Saint-Peter Catholic School for Boys.


23 Janvier 1925

Maman,
Salut maman ! Je sais que tu dois être surprise que je t’appelle maman et pas mère comme ton mari veut que je le fasse mais ici personne ne dit mère ou père quand ils s’adressent à leurs parents. Juste maman ou papa. Où c’est ici ? Je suis à la Nouvelle-Orléans en fait. Je me suis dit que j’avais besoin de vacances et d’un changement d’air donc j’ai pris le bus avec l’argent de poche de Thomas. Il ne s’en sert jamais donc bon, il n’a pas de raison de se plaindre.
C’est vraiment impressionnant comme endroit ici. Je me suis trouvé un petit logement à la lisière de la ville et je sors chaque soir pour vivre cette ville. Ton mari dit toujours que le nord est la vie du pays et le sud sa lie, je dis qu’il devrait venir voir à quoi ça ressemble avant de parler. Les gens sont incroyablement vivants ici. Ils ne se contentent pas de vivre comme toi ou moi, ils vivent vraiment, s’expriment, pleurent et rient.
En parlant de gens vivants, j’ai rencontré quelqu’un que j’aimerais pouvoir te présenter un jour. Pas une petite amie non, juste un ami que je me suis fait ici. Il s’appelle Robert Johnson, un joueur de guitare. Tu devrais l’entendre jouer, je sais que chaque fois que je le fais j’ai l’impression que mon corps vibre avec ses cordes.
Je lui ai demandé s’il pouvait m’apprendre à jouer de la guitare et il a accepté, j’ai utilisé une partie de l’argent de Thomas pour m’acheter ma propre guitare. Demain normalement il doit me présenter un bluesman du nom de Tommy Johnson, j’ai entendu dire que c’était le meilleur.
J’espère te voir bientôt. Bisous,
Sean.


25 Janvier 1925

Maman,
J’ai rencontré Tommy Johnson hier et Robert ne m’avait pas menti. Il est vraiment le meilleur bluesman que j’ai jamais entendu. Après son passage sur scène dans le bar où on était, il a accepté de nous donner des leçons et conseils, disant que le blues était la musique de vieilles âmes et qu’il trouverait amusant d’entendre un blanc en jouer. C’était une plaisanterie, enfin je crois. On doit normalement faire une session de « Jam » avec lui demain soir, j’ai hâte.
Bisous,
Sean.
PS-La voisine de Robert est vraiment mignonne, il doit me la présenter. J’aime beaucoup cette ville tu sais ?

1 Mars 1925

Maman,
Désolé du délai depuis ma dernière lettre. Je suppose que tu as du t’inquiéter (tu le fais tout le temps mais je suppose que je t’ai donné raison de le faire cette fois) mais j’étais tellement occupé par cette ville que j’ai perdu la notion du temps. J’ai passé beaucoup de temps avec Robert et Camille. Camille c’est la voisine de Robert. Ils sont tellement intéressant tous les deux. Tu sais ce qu’on dit des noirs comme quoi ils sont inférieurs aux blancs ? Enfin bref toutes les conneries fascistes de ton mari. Et bien pas du tout ! Je trouve que Robert et Camille, sans parler de Tommy bien sûr, sont bien plus intelligents et intéressants que tous mes camarades de classe réunis.

Camille est serveuse dans un café du quartier français. Tu savais que pratiquement tous les habitants de la Nouvelle-Orléans parlent français et anglais ? Camille m’apprend d’ailleurs le français, c’est vraiment une langue bizarre. Elle dit qu’elle a de la chance d’être serveuse. Moi je trouve ça révoltant qu’elle ne puisse pas avoir de plus grandes perspectives d’avenir tout simplement parce qu’elle est noire. Comme quoi les conneries de ton mari ne le font pas seulement passer pour un fasciste, elles ruinent aussi la vie des gens honnêtes.

La ségrégation raciale est partout ici, pire qu’à Boston ou New York. L’autre jour je me suis fait insulter dans le bus parce que j’ai laissé ma place à une vieille noire. Et je ne te dis pas ce qui se passe quand je me promène avec Camille. Ça dérange pas trop dans le quartier, les gens me connaissent et connaissent Robert et Camille. Mais dans que j’en sors ça devient terrible. On ne peut pas marcher main dans la main sinon Camille se fait insulter et traiter de prostituée et moi on me traite de Jizzman en disant que c’était honteux ce que je faisais.

Ça me fait vraiment mal au cœur quand j’y pense.

Sur une note plus joyeuse, Tommy Johnson a été très impressionné par mes performances de guitariste. Il trouve que j’ai un véritable talent si après moins d’un mois je parviens à jouer du blues comme j’en joue. Après il dit aussi que la qualité d’un bluesman vient des cicatrices sur son cœur et du feu dans son âme, alors je sais pas trop si c’est sur ma technique ou sur ma passion qu’il me complimente. Mais il me complimente et ça c’est déjà bien.

Je t’écris bientôt promis !
Sean.

Rapport de Police du 16 Avril 1925
Département de police de la Nouvelle-Orléans, Commissaire Harold Van Guys.

Suite à une demande jointe du département de police de New York et du département de police de Boston, nous avons appréhendé l’individu connu sous le nom de Sean Andrew O’Conwell pour le renvoyer à New York. Le jeune homme serait un élève ayant fugué et aucune procédure pénale n’est donc entreprise. Le département de police de New York nous a notifié que le jeune homme a été ramené à son pensionnat et nous transmettons ses effets personnels au département de police de Boston afin qu’il les remette à sa famille.

A noter comme incident que l’individu a résisté à son interpellation et a donc dut être raisonné. Son amante Camille Delson a également dut être raisonnée, montrant la même résistance que l’individu à son interpellation.

17 Avril 1925

Monsieur O’Conwell,
J’ai le plaisir de vous informer que votre fils nous a bien été remis hier soir par le département de police de Boston. J’ai cependant le regret de vous informer que c’est là le dernier écart de conduite que nous tolérerons de sa part. La prochaine fois nous nous verrons forcés de sévir et de le renvoyer de chez nous. Nous tenons à notre réputation.
Très sincèrement,
Père Gabriel Thompson, Abbé de l’église Saint-Pierre et directeur de la Saint-Peter Catholic School for Boys.


15 Septembre 1925

Monsieur O’Conwell,
Je vous écris pour vous informer du renvoi de votre fils, Sean Andrews O’Conwell, de notre établissement. En effet, comme stipulé dans le dernier courrier que je vous ai adressé, votre fils en était à sa dernière chance. La raison de ce renvoi est celle qui suit. Hier matin, votre fils a avoué avoir commis un sacrilège en retournant les crucifix des salles de l’établissement et y avoir gravé le sceau de l’anarchie. Il a également avoué avoir gravé ce même sceau sur les tableaux noirs de l’établissement, les bureaux, les portes et plusieurs fenêtres.

Nous vous transmettons avec votre fils la facture pour remplacer toutes les pièces qu’il a ainsi vandalisées.
Père Gabriel Thompson, Abbé de l’église Saint-Pierre et directeur de la Saint-Peter Catholic School for Boys.


Journal de Sean Andrew, 15 Octobre 1925.
J’ai quitté le domicile familial après mon renvoi de l’école. Je n’ai prit le temps que d’embrasser ma mère et ma sœur avant de partir, ne prenant même pas la peine de défaire ma valise. J’ai été un temps tenté de retourner à la Nouvelle-Orléans avant de me rendre compte que mon géniteur m’en empêcherait et me ramènerait de force au domicile. J’ai prit la décision de partir pour l’Irlande au final et d’y aider les révolutionnaire dans leur lutte contre l’oppression britannique. J’ai quand même réussi à récupérer ma guitare que ma mère avait protégée du courroux de mon géniteur (merci maman) et la vieille carabine winchester de ce dernier. Je me suis dit que les deux pouvaient me servir.

J’ai traversé l’atlantique dans un vieux rafiot à destination de Lorient en France. C’est là que je suis bien content d’avoir appris le français auprès de Camille, même si ce n’était que pour une courte période. Camille me manque atrocement, son sourire, sa voix rocailleuse, son parfum. Sa façon de me faire l’amour dans le lit. Camille fut la première que j’ai jamais aimée et je crains qu’elle ne soit la dernière. Si je survis suffisamment longtemps aux conflits d’Irlande pour que mon géniteur perde ma trace, je retournerais la voir. Peu m’importe que le mariage mixte ne soit pas légal, nous nous débrouillerons sans.

Je suis arrivé à Lorient il y a deux semaines. C’est là que je me suis rendu compte à quel point mon français avait des lacunes. Heureusement les douanes n’ont pas fouillé mon bagage dans lequel était rangée ma carabine démontée. Je suis resté une semaine en France avant d’arriver en Normandie et prendre un nouveau navire en direction de Dublin. J’ai rapidement trouvé les révolutionnaires grâce au réseau commercial de mon géniteur, et après avoir entendu mon histoire, dans laquelle j’ai omis de mentionner l’épisode Camille, je sais qu’ils restent très catholiques, ils ont accepté de me tester. Enfin ils n’ont pas dit qu’il s’agissait d’un test mais j’ai bien compris les non-dits.

J’ai appris qu’ils se faisaient appeler l’IRA, pour Irish Republican Army et qu’ils avaient besoin de toute l’aide qui pouvait s’offrir à eux.


19 Mai 1928
Cela fait maintenant plusieurs années que j’ai rejoint l’IRA et je dois avouer avoir pris leur cause à cœur. Je me suis rendu compte que les seuls moments où je parvenais à oublier Camille était lorsque je préparais des attaques contre les britanniques. La concentration requise pour préparer les explosifs, choisir leurs emplacements et les cibles et préparer les minuteurs me permet de faire fit de ma vie passée.

Cela-dit, je dois avouer un certain mécontentement. Par bien des aspects, les membres de l’IRA ne sont que des criminels et des terroristes. Certes ils se battent pour une cause et sont prêts à sacrifier leur vie pour leur liberté. Mais je reste insatisfait. L’omniprésence de la religion m’offusque et me rappelle mon séjour à l’école saint Pierre. Et mes nouvelles découvertes littéraires et philosophiques me font aspirer à quelque chose d’autre.

3 Août 1930
Cette fois, j’ai commis l’irréparable. Lors d’un raid contre des maisons de sympathisants au régime britannique, les choses ont dérapées. J’étais contre cette idée bien sûr, les civils restent des civils et ne devraient pas être mêlés aux histoires de guerre. Mais tous ne partagent pas mon opinion.

C’est justement à cause de ça que j’ai dérapé, ou bien que je suis resté sincère à mes opinions et mon idéal. Alors que Owen et Lars ont alignés les membres de la famille du bout de leur fusil, Gwain a pris leur fille aînée à part. Je sentais ce qui allait se passer et je ne voulais pas le laisser faire. J’ai essayé de l’en empêcher mais les tensions étaient fortes et nous étions tous nerveux. Je ne sais pas trop comment le coup est parti, mais j’ai tué Gwain. La détonation a paniqué Owen et Lars qui ont ouvert le feu sur le reste de la famille.

Ce fut un véritable massacre.

J’ai ouvert le feu sur Owen et Lars en essayant de sauver la fille et je les ai tués. Ils n’ont pas vraiment compris ce qui s’est passé et moi non plus d’ailleurs. Comment est-ce que j’en suis arrivé là ?

Au moment où j’écris ces lignes, je suis dans un paquebot de marchandise en direction de l’Espagne. Y a du grabuge là-bas, peut-être que je pourrais aider contre le fascisme.



1937 Guerre Espagnole et Etreinte.

Journal de guerre du Commandant O’Conwell, 23 Août 1936, Manao.

J’ai commencé ce journal car je me suis rendu compte de l’horreur de cette guerre et des risques que j’avais, si mon corps venait à y survivre, de voir disparaître tout ce qui faisait de moi un individu libre et authentique. Après mon départ d’Irlande, j’ai rejoint une cellule Anarchiste à Madrid et si la langue fut d’abord une barrière à la communication, la passion commune que je partage avec ces frères et sœurs internationaux aura servi de média le temps pour moi d’apprendre la langue de Castille.

Au-delà de cette passion pour la liberté, l’égalité et la solidarité, un ensemble que, au-delà de l’idéal acrates, je suis venu à qualifier d’altermondialiste, c’est notre perception commune des besoins humains qui nous a unis. J’ai toujours eu conscience de ma supériorité intellectuelle et cognitive sur l’humain moyen, mais là où mon père et mon frère y voient un outil de domination et d’asservissement, j’ai décidé d’en faire un objet de partage et d’éducation mutuelle du genre humain. J’apprends tous les jours à quel point cette supériorité n’est rien comparée à la bonté inhérente au genre humain et qui est capable de se révéler une fois levés les carcans mentaux des éducations séculaires et fascistes.

Une fois que l’individu prend conscience de sa liberté d’être membre de la communauté, d’être libre et que cette liberté est méritée de manière égale par tous, alors je pense que ses instincts basiques de cruauté et domination finissent par s’étioler et disparaître pour donner lieu à un humain nouveau doté d’une conscience sociale et humaine supérieure.

C’est ce que j’ai remarqué en vivant parmi mes nouveaux frères et mes nouvelles sœurs. L’abus est inexistant, la domination et la cruauté des choses du passé. Certes nous sommes passionnés et ces passions mènent parfois au conflit, mais la conscience de l’autre et l’amour mutuel que nous nous portons empêche toute violence.

Les choses ont rapidement changées avec la montée en popularité du Général Francisco Franco et l’appui de l’église catholique pour sa cause. Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que l’Espagne est en pleine guerre civile et personne ne sait comment elle s’achèvera, ni si elle s’achèvera jamais. Mes frères et moi avons rejoint le camp républicain pour lutter contre le général. Je dois avouer ressentir une grande joie de voir tout un peuple se soulever face à la tyrannie militaire et de voir des hommes et des femmes, des humains de par le monde, venir nous rejoindre dans cette lutte.

La communauté que j’ai rejointe a été affectée aux brigades internationales et je fus placé à sa tête. J’ignore pourquoi mais mes frères et sœurs ont soutenu ce choix. Nous sommes directement entrés dans le conflit en participant à des escarmouches et avons rapidement acquis une réputation de vainqueurs et de survivants. La nuit dernière seulement je fus promu au grade officiel de Commandant.

Cela dit, mon enthousiasme c’est refroidi depuis les premiers jours. J’ai vu des amis mourir, des cadavres d’enfants tués par les franquistes et leurs alliés nazis. Et j’ai tué. Je n’avais plus tué depuis ma fuite d’Irlande et je savais que je tuerais à nouveau. Mais le choc et le dégoût que j’ai ressenti, je n’y étais pas prêt. J’ai tué des hommes, des soldats qui se battaient par conviction, par patriotisme ou parce qu’on le leur avait ordonné. Des criminels et des innocents inconscients de l’existence de choix. Des hommes résignés à mourir et des hommes aveuglés par leur fois en un idéal facile. Des pères et des frères et des fils. Des hommes qui méritaient certainement de mourir et des hommes qui méritaient de vivre.

Cette guerre vient à peine de commencer que déjà je la déteste. Mais je continue à me battre pour mes idées.


Journal de guerre du Commandant O’Conwell, 6 Septembre 1936, campagne d’Aragon.

Cela fait un mois et demi que nous combattons et je sens faiblir la ferveur de mes camarades. Nous allons de victoire en victoire mais chaque combat emporte son lot d’hommes et de femmes. Peu de pertes à chaque fois mais chaque humain périssant dans cette guerre est une victime de trop. Chaque victime de guerre qui combattait sous mes ordres et m’est insupportable.

Notre réputation attire de nouvelles recrues, séduites par nos idéaux et nos victoires. Nous étions une petite vingtaine au commencement, et sur cette vingtaine ne reste que treize personne. Mais j’ai maintenant pas moins de trente-quatre combattants sous mes ordres.

Hier, l’une de mes combattantes m’a demandé si elle pouvait m’emprunter mon livre de Proudhon. Je lui ai répondu qu’il était en français ce qui l’a fait réfléchir un instant avant qu’elle ne me demande de lui apprendre le français. Je me retrouve avec elle dans une situation similaire mais inversée à celle que je connu avec Camille. Sauf qu’aujourd’hui je suis le professeur et elle l’élève. Elle s’appelle Maria et vient de Galice.


Journal de guerre du Commandant O’Conwell, 9 Septembre 1936, campagne d’Aragon.

Des combattants ont adopté des couleurs à porter au combat. Des couleurs représentant leur identité, leur communauté et leur idéal. Elles sont discrètes mais visibles et définissent au final notre bataillon qui compte maintenant soixante combattants. Le rouge pour le sang versé dans notre combat, le blanc parce que nous nous battons pour la paix et la liberté et le noir parce que nous ne nous battons pour personne mais un idéal.

Un nom a également commencé à circuler dans la brigade. Dans le cœur des combattants nous ne sommes plus affiliés aux Brigades Internationales ou à d’autres organisations combattantes. Nous sommes les Enfants de la Liberté.

Sur une note plus personnelle, Maria est une élève assidue et travailleuse. Je parviens lui consacrer un temps quotidien entre mes obligations de commandement. Paolo et William, deux autres combattants sont venus me voir pour me demander de leur donner des cours aussi. J’ai accepté et leur consacre également du temps. Je suis profondément touché par leur confiance en moi.


Journal de guerre du Commandant O’Conwell, 15 Septembre 1936, campagne d’Aragon.

J’ai surpris mes combattants parler de moi la nuit dernière. Les sentinelles autour du feu avaient une conversation sur la brigade et étaient si prit par leurs discussion qu’ils ne m’ont ni vu ni entendu approcher. Parce que de plus en plus d’entre eux viennent me voir pour des conseils ou des cours, en langue ou en philosophie, les Enfants de la Liberté m’ont donné le surnom affectueux, je préfère le qualifier comme ça que de l’appeler un titre, de Mentor. Je ne suis pas un simple officier à leur tête, ni un professeur absolu dans son enseignement. Cette appellation m’émeut et je suis donc parti aussi discrètement que j’étais arrivé pour réfléchir.

Maria m’a trouvé ainsi, seul dans la nuit à réfléchir aux conséquences de mes actes. Je ne m’étais pas rendu compte que des larmes d’émotions me coulaient sur les joues et elle a tenté de me conforter avant que je ne lui explique que c’était de la joie qui me mettait dans cet état.

J’ai le plus grand respect pour elle et une affection naissante à son égard. Je sais et comprends pourquoi de tels émotions sont à éviter pour un officier envers son subordonné mais je sais également que ces sentiments ne m’empêcheront pas d’accomplir mon devoir envers les Enfants de la Liberté.

Nous avons passé le reste de la nuit à parler, de mon passé, de mes origines et de ma rébellion. De sa vie avant la guerre et les Enfants de la Liberté. De la manière que sa mère a de toujours mettre des fleurs d’oranger dans la lessive fraîche pour la parfumer. Des airs folkloriques que son père chantait le soir pour l’aider dormir quand elle était petite. De ses frères et de ses sœurs. Et de leur mort lorsque la grippe espagnole avait frappé, bien après la pandémie, son petit village natal.

Et comme ça je me trouvais à la réconfortait, elle qui était venue me voir parce qu’elle s’inquiétait pour moi, pleurait à chaudes larmes la mort de ses parents, dix ans auparavant.

Ce matin j’ai trouvé des fleurs d’oranger dans mon linge.


Journal de guerre du Commandant O’Conwell, 15 Octobre 1936, campagne de Castille.

J’ai l’impression d’être observé. En tant que commandant de la brigade je suis en permanence au centre de l’attention c’est vrai, mais cet observateur est différent. Plusieurs fois j’ai cru l’apercevoir, un homme grand qui me regard au coin d’un mur, toujours le même, et chaque fois que je cherche à le retrouver ou à l’interpeler, il disparait dans la nuit. Même si je sais que c’est à chaque fois le même, je n’ai jamais réussi à l’identifier et serait bien incapable de le décrire. Mais il se dégage une impression différente de lui, quelque chose de séduisant et sinistre à la fois. Je n’ai partagé ces observations avec personne, pas même Maria avec qui je passe le plus clair de mon temps, car je crains que mon esprit ne s’égard et j’avoue avoir peur de voir cette même idée traverser l’esprit de mes frères et sœurs.

Sur une notre moins personnelle, la brigade a croisé la route d’une caravane de gitans ce matin. Ces derniers allant dans la même direction que nous, je leur ai proposé de se joindre à nous le temps du voyage. Les tensions entre nos deux groupes ont rapidement montées et j’ai conscience qu’elles viennent plus d’une incompréhension que d’une réelle incompatibilité. J’ai tenté de d’apaiser les passions, mais je crains que mes combattants ne dorment avec leurs effets personnels à portée de main. Et que les gitans n’organisent de tours de garde.

Maria partage ouvertement ma compagnie maintenant. Nous avions un temps craint les réactions de nos camarades mais ces derniers ont montré des réactions allant de l’indifférence aux brimades de camaraderie qui nous ont rassurées. Personne ne trouve rien à redire à notre relation.


Journal de guerre du Commandant O’Conwell, 2 Janvier 1937, Guernica.

La brigade a été affectée à la garnison de la ville de Guernica. Notre réputation a fait de nous des candidats idéaux pour protéger cette ville d’importance capitale à la défense de Madrid. Je n’ai noté aucun conflit entre les Enfants de la Liberté et les autres brigades si ce n’est une certaine froideur entre moi et les officiers. Il faut croire que ma réputation et ma relation avec Maria gène les militaires de carrières mais ils n’ont aucune autorité sur moi, mon grade est supérieur au leur.

Mon observateur est toujours là à me suivre. La nuit dernière je l’ai surpris à la fenêtre de ma chambre, me regardant de l’extérieur avec un sourire sur ses lèvres. Je n’ai pas osé bouger de peur de réveiller Maria. Je ne savais pas ce qui aurait été pire, qu’elle se réveil et voit cet homme étrange, ou au contraire que je sois le seul à le voir.

Après un temps cependant, l’homme dut sentir mon regard car il disparut. Un instant il était devant moi, l’autre il tombait hors de ma vue. C’était impossible je sais car nous étions à plus de quinze mètres du sol. Mais c’est ce que je vis.


Journal de guerre du Commandant O’Conwell, 9 Mars 1937, Guernica.

J’ai maintenant la certitude que mon mystérieux observateur est bien réel. Nous étions en pleine bataille nocturne contre les forces alliées du général Franco et du Führer Adolf Hitler et j’occupais une petite crevasse entre deux murs pour abattre les ennemis qui entraient dans mon champ de vision. Ma carabine winchester me permettait une grande efficacité mais créait malheureusement un angle mort à ma gauche.

Je venais d’abattre un soldat allemand lorsque j’entendis une détonation toute proche sur ma gauche. Je me retournais alors que je sentis un liquide gicler contre mon visage pour voir un autre soldat allemand, à quelques mètres de mois à peine, avec la nuque brisée, la mâchoire tenue par l’homme mystérieux qui me suivait tout le temps. J’eu le temps de le voir m’adresser un sourire et qu’une blessure balistique lui perçait la main avant de le disparaître aussi soudainement qu’il était venu.

Je suis terrifié à l’idée qu’un individu aussi puissant me suive en permanence. Si un jour, ou un nuit car je ne le voyais que de nuit, l’envie lui prenait de me détruire, j’ignore bien ce que je pourrais faire pour lui survivre.


Journal de guerre du Commandant O’Conwell, 29 Avril 1937, Guernica.

Les bombes sont tombées avant-hier. Une nuée d’avions de la Luftwaffe a survolé la ville et bombardé Guernica. Il ne reste rien de cette ville dans laquelle j’aurais combattu plusieurs mois et je pense être le seul survivant. Même si je reste incertain que survivant soit bien le terme adéquat pour me décrire.

J’ai été pris sous les décombres de mon abri alors qu’une tombe frappa le toit de la bâtisse qui me servait de refuge. J’ai perdu connaissance pour me réveiller au coucher du soleil, entouré de flammes et de sang et d’odeur de chaire brûlée. Par manque de chance, un officier SS me faisait face alors que j’émergeais et me vit reprendre conscience.

Par esprit de défiance, je l’invectivais d’en finir avec moi et que s’il ne le faisait pas je trouverais un moyen de le tuer lui. Parce que je continuerais à me battre même avec mes bras cassés comme ils l’étaient. Alors que le nazi braqua son arme de poing sur mon visage, une folle lueur de cruauté et d’extase dans les yeux, je vis mon observateur surgir derrière lui et lui arracher la tête d’un geste du poignet.

Nous nous observâmes un temps avant qu’il ne prenne la parole et ne se présente. Il s’appelait Rafael et appartenait à un clan appelé Brujah. Je lui demandais alors ce qu’un sorcier me voulait bien. Il rit de cette interprétation espagnole de son clan et me dit qu’il était bien plus qu’un sorcier. Il me complimenta sur le fait qu’il était si difficile de me tuer et me dit qu’il m’observait depuis un certain temps déjà. Il me dit ensuite qu’il me jugeait digne de rejoindre son sang et son clan si j’acceptais le don qu’il me faisait. Lorsque je répliquais que j’allais bientôt mourir de toute façon, il sourit et me dit que la mort ne me garderait pas aujourd’hui. J’accepta son offre et il se jeta sur moi. Je perdis à nouveau connaissance.

Je me réveilla la nuit suivante, hier donc, sous les décombres où il m’avait laissé. Affamé mais en forme, mes membres brisés miraculeusement soignés, et Rafael devant moi. Il m’expliqua que j’étais à présent un vampire, un enfant de Caïn et m’aida à me nourrir des officiers SS qui patrouillaient encore la ville.

C’est là la dernière entrée que je ferais dans ce journal, car ce journal appartient à un humain, et je suis à présent un damné.


1937-1939 L’enseignement.


Journal de Rafael Limont, 3 Juin 1937, Marseille.

Sean et moi venons d’arriver à Marseille. La transition de mon infant depuis son état de mortel fut difficile autant pour lui qu’elle fut agaçante pour moi. Mais je comprends les passions des jeunes, notre clan est celui de la passion. La mienne a juste changée avec l’âge et le temps.

J’ai passé les premières nuits après son étreinte à lui enseigner les bases de sa condition de vampires, à maîtriser ce nouveau corps qu’était le sien. Sean est un infant intelligent, probablement le plus intelligent de mes infants, mais je sentis bien que quelque chose le perturbait. Lorsque je lui enseignais la chasse, il passait plus de temps à chercher les morts que les vivants. J’ai d’abord pensé qu’il éprouvait des remords et de la culpabilité à se nourrir des vivants, mais j’eu rapidement la certitude que ce n’était pas le cas. Je craignis un temps de le voir succomber à une psychose ou névrose qui affecte tant de nouveaux Caïnites, une forme d’obsession morbide. Mais encore une fois je me trompais.

La réponse m’est venue lorsque je l’ai surpris un soir à contempler une photographie, les merveilleuses inventions de ce siècle, représentant la jeune femme avec laquelle je le vis souvent passer du temps avant qu’il ne rejoigne la nuit. Je suis Brujah, je ne suis pas un Ventrue, un Tremere ou un Tzimisce, incapable de la moindre émotion humaine. Si la colère m’habite, la compassion le fait aussi et malgré mon siècle d’existence, je n’ai pas perdu ma capacité à aimer. Et c’est justement pour ça que je comprends ces émotions qui déchirent mon infant. Les chances que son aimée ai survécu sont infimes et si cela n’est pas impossible, ça n’en demeure pas moins hautement improbable.

J’ai donc prit la décision d’aider Sean à trouver le corps de cette Maria. Je mis un temps d’arrêt à son enseignement pour lui permettre de tourner cette page et de continuer à avancer dans sa non-vie. Nous passâmes la semaine qui suivit à chercher les décombres, nous nourrissant des malheureux soldats prussiens, allemands comme ils sont appelés maintenant, qui tombaient entre nos griffes.

J’avoue être positivement étonné par la réussite de mon choix concernant mon infant. Comme je l’ai déjà dit, Sean est un homme d’une grande intelligence, aux capacités tenant du génie et qui contrairement à beaucoup, parvient à les appliquer de manière concrète dans la non-vie de tous les jours. Je suis un Prométhéen, comme mon Sire l’était avant moi et son Sire avant lui et si mes infants ont le cœur d’un Prométhéen, je crains que seul Sean en possède l’esprit.

Après une semaine de recherches minutieuses mais vaines, je força mon infant à regarder la réalité en face. Nous n’avions trouvé nulle trace de son cadavre et il était impossible qu’elle soit parvenue à échapper aux forces de Franco et de Hitler. L’hypothèse la plus probable était qu’elle avait péri et que son corps avec été mutilé ou détruit au-delà de toute reconnaissance, soit par le feu, les bombes ou les prédateurs et le passage du temps.

Il était également temps pour nous de quitter la ville. Les ruines de Guernica ne nous offraient que peu de refuges et les soldats vainqueurs se faisaient trop rares pour nous sustenter discrètement.

Nous partîmes donc pour Marseille où je tenais ma résidence principale avec mes infants. Durant le voyage, j’enseignais à Sean les règles de la société Caïnite, celles de la Camarilla et son idéologie athée et capitaliste, et celles du Sabbat et de son puritanisme religieux. Bien qu’officiellement membre de la Camarilla, j’avoue éprouver une certaine répugnance et un certain malaise à son égard. Mais l’inhumanité du Sabbat me repousse tout autant. Je suis heureux de dire que Sean semble partager mes opinions.

En plus de lui faire son éducation civique, je profitais également du voyage pour lui enseigner les bases des disciplines. Comme je l’espérais, Sean se montra un élève assidu et rapide qui assimila rapidement celles de notre sang. Déjà il montrait des prédispositions vers d’autres disciplines, des prédispositions que je n’avais jamais vues chez un Brujah.

Nous sommes arrivés hier à Marseille. L’accueil de Sean par ses frères et sœur se passa comme je m’y attendais. Si d’un point de vue purement psychique et intellectuel, ses aîné l’acceptèrent sans sourciller avec une chaleur morale qui me touche profondément, l’affectif et les élans de leurs cœurs tendent plutôt dans la direction opposée. Mais je sais qu’avec le temps naîtra une véritable affection entre eux.


Journal de Rafael Limont, 9 Août 1937, Marseille.

L’enseignement politique et social de Sean c’est bien passé, bien que rapide, et j’estime Sean prêt à être présenté au Prince de la ville. Une ombre voile cependant mon esprit. Si par bien des égards, Sean est l’infant parfait dont tout sire pourrait rêver et le vampire éduqué qui ferait l’envie de tous, je m’inquiète pour lui.

Bien que passionné, j’ai remarqué que son feu s’était refroidi en un amas de braises. Depuis la perte de Maria, Sean était devenu froid et indifférent si bien que j’hésite à le présenter à quiconque. Pour rajouter à cela, ses relations avec mes autres infants ne se sont pas arrangées. Pire, elles tendent à s’empirer avec le temps et j’avoue arriver au bout  du rouleau. Je connais le potentiel de Sean, mais j’ignore comment soigner la blessure qui l’ampute de son feu sacré.

Cette absence de vigueur a entraîné chez lui une apathie et une absence d’autonomie et d’indépendance, ces qualités que j’avais chéries en lui, qui m’inquiète plus que toute autre chose.

Journal de Rafael Limont, 16 Août 1937, Marseille.

J’ai finalement décidé de ne pas présenter Sean au Prince. La blessure qu’il a subie était pire que je ne l’avais imaginé. Sa perte d’autonomie s’est dégradée en une perte d’initiative. Si je ne le savais pas isolé de toute influence, je pourrais le croire sous Domination. Mais quel genre de vampire pourrait bien influencer et dominer l’esprit inébranlable et inflexible du mortel que j’ai étreint ?

J’ai fait venir mon ami le Docteur Lagheim, de la clinique et de l’université de Vienne. Ce Malkavian, élève des psychologues Freud et Jung, est un bon ami à moi qui suit avec un intérêt dérangeant les progrès de la psychanalyse. Malgré l’aversion que j’ai pour cette nouvelle médecine, je pense que c’est là la seule chance pour Sean.

Malheureusement Lagheim ne m’aura pas été d’un grand secours. Il a analysé et étudié mon dernier infant et a conclu à une blessure psychique naturelle, ne relevant pas de ses capacités vampiriques. Il me faudra chercher ailleurs pour soigner mon infant.


Journal de Rafael Limont, 11 Décembre 1937, Marseille.

J’ai peut-être enfin trouvé la solution au problème de Sean même si je crains manquer de temps pour parvenir à la réaliser.

J’ai appris, par des sources que je ne mentionnerais pas par papier, qu’un Enfant de Saulot serait en train d’arpenter le sud de la France. Cet enfant aurait la particularité d’être de la famille des guérisseurs, ces caïnites suivant la voie appelée Obeah.

Il faut que je parvienne à entrer en contact avec lui.


Journal de Rafael Limont, 15 Mars 1938, Marseille.

J’ai enfin trouvé la trace de ce guérisseur miraculeux. Pendant tout ce temps, ce Salubri voyageait depuis la Côte d’Azur jusqu’à l’Allemagne, bravant l’autorité quasi-absolue des Tremere y résidant, pour aider les minorités opprimées.

J’ai envoyé mes agents les plus dignes de confiance pour contacter cet envoyé des cieux. Je n’ose y envoyer mes infants car leur aversion envers leur frère est telle qu’il risquerait de me trahir afin de lui nuire. Notre passion est ainsi, parfois la seule cause de notre chute.


Journal de Rafael Limont, 18 Avril 1938, Marseille.

J’ai réussi à entrer en contact avec ce Salubri. Son nom est Tsalel Asher ce qui, si mon hébreu est juste, signifie Ombre de Dieu. Entrer en contact avec lui fut difficile, mais je ne peux pas lui en vouloir. Les Salubri sont pourchassés par tous et se méfient des autres caïnites ne partageant pas leur sang, à raison. J’ai dût lui assurer de mes bonnes intentions et afin d’échapper à celles des usurpateurs, ai dût le rencontrer à plusieurs reprises loin de Marseille.

Il me semble un honnête homme, mais après c’est le cas de presque tous les enfants de Saulot, qui passe le plus clair de son temps à aider son prochain qu’il soit humain ou caïnite, dans les limites de la prudence.

Après toutes ces rencontres durant lesquelles j’ai pu gagner une partie de sa confiance et durant lesquelles je lui ai parlé du problème de mon infant, il a accepté de le voir et de le soigner si cela lui était possible. Il m’a cependant averti qu’il y aurait un prix à payer pour cela. J’ai été surpris de son avertissement mais il m’a assuré que ce prix aiderait grandement l’Europe dans les années à venir.


Journal de Rafael Limont, 3 Mai 1938, Marseille.

Tsalel Asher a soigné Sean et prit son due. Je suis cependant affligé d’en découvrir le coût. Je m’étais attendu à le voir réclamer une récompense, un objet précieux ou de l’argent ou une alliance. Mais je me trompais. Son prix était mon infant. Le soir même où Sean a été soigné, les deux vampires ont quitté Marseille ensemble.

Je suppose qu’il est préférable que Sean soit absent, mais guéri que présent et malade. Mais je ne peux m’empêcher de me sentir courroucé et peiné de ces conséquences. Je sais qu’aimer quelqu’un veut aussi dire savoir laisser cette personne partir et vivre sa vie mais je sens que le temps que j’aurais pu passer avec Sean m’a été dérobé et qu’au final il n’est mon infant que par le sang et non par l’enseignement.

J’espère simplement avoir l’occasion de croiser à nouveau la route de mon infant l’un de ces jours.


Dernière édition par Sean O'Conwell le Mer 26 Fév - 14:56, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Sean Andrews, Andy, O'Conwell (En cours)   Sam 18 Jan - 23:28



My life before and after... Partie 2
Ma non-vie, de mon départ de Marseille à




1939-1944 Le Golem.


Journal de Tsalel Asher, Munich, 12 Janvier 1939.

Cela fait maintenant un peu moins d’un an que je suis en compagnie du Brujah Sean Andrews O’Conwell. J’avoue être agréablement surpris par la personnalité de ce jeune caïnite qui sort des standards que j’avais trouvés chez les autres de son clan.

D’un naturel calme, bien que passionné, Sean est un compagnon intelligent et plein d’humanité. Bien que nous ayons nos différences d’opinions et de foi, dans ce dernier cas je dirais qu’il n’en a aucune mais cela ne l’empêche pas de respecter la mienne, nous parvenons à nous entendre. J’ai au début cru que je devrais le forcer à me suivre en arguant que la dette qu’il avait contracté envers moi devait être repayée, mais il n’en est rien.

Bien qu’anarchiste, Sean est avant tout un humaniste. Ou bien c’est justement parce qu’il est anarchiste qu’il est humaniste comme il le répète souvent. J’avoue que ses arguments sont bien construits et cohérents même si je préfère croire en l’existence de Hashem et en sa toute puissance. Au cours des années que j’ai passé à arpenter le monde, dans ce corps ou dans celui de mon sire et des sires avant lui, je n’ai que rarement croisé de caïnites qui ne montraient pas la moindre haine à l’égard de mon peuple ou de mon clan.

Nous avons toujours été pourchassés et persécuté, vivants ou non-vivants, mais depuis que j’ai Sean à mes côtés, j’avoue ressentir une certaine sécurité. Je ne pensais pas que cela puisse arriver mais j’ai une confiance absolue en lui. Plusieurs fois il m’a protégé de Tremere ayant trouvé ma trace et le nombre de cadavres en cendres dans notre sillage ne fait que monter, à mon plus grand regret.

Mon peuple mortel souffre énormément ici en Allemagne. Le troisième Reich est une abomination, issue de l’alliance impie des Tremere et Ventrue du pays. Chaque nuit je vois les visages de personnes souffrant la perte d’êtres aimés et je souffre avec eux et je vois Sean souffrir avec moi et eux.

Plusieurs fois je l’ai vu intervenir pour protéger une communauté des rafles SS qui emportent toujours plus d’humains ne correspondant pas à l’idéal nazi. J’ignore ce que les Tremere et Ventrue peuvent bien espérer gagner de ces atrocités et j’aimerais ne jamais le savoir, mais Sean ne partage pas mon opinion et passe de plus en plus de temps seul à enquêter.

J’essaie de le retenir car je crains que ses enquêtes n’attirent sur nous l’attention des clans maîtres de la région, mais je respecte son choix de faire justice tout comme il respecte ma foi.



Journal de Tsalel Asher, Munich, 22 Mars 1939.

Sean et moi avons élu domicile dans la Synagogue désertée de la ville. C’est là un endroit isolé et saint qui nous assure sécurité et discrétion. Nous avons été très surpris d’y trouver une petite communauté juive qui avait trouvé refuge dans ses sous-sols, cachés des agents nazis.

Je fais de mon mieux pour aider mes cousins mortels, soignant leurs maux et blessures à l’aide de mes disciplines, mais je ne peux pas les protéger des soldats qui les cherchent. C’est là le rôle que s’est octroyé Sean.

A trois reprises déjà, Sean a repoussé des assauts Nazis, le dernier incluant même l’un de ses frères de clan qui rencontra la mort ultime. Sean est peut-être jeune, trop jeune pour participer à de tels combats, mais son intelligence et ses dons naturels lui ont permis de prendre l’ascendant sur cet assaillant plus âgé.

Nous avons également été très surpris d’apprendre que la communauté juive que nous protégeons cache une Kabbale de Rabbins. Ces hommes de foi protègent également leur communauté à l’aide des secrets de leur ordre même si ces derniers s’avèrent peu efficaces contre les Caïnites. Je pense que cela doit avoir un lien avec les puissances respectives de nos sangs. Les Rabbins sacrifient en effet de leur sang dans leurs rituels et celui des caïnites est tout simplement trop puissant pour être ainsi affecté.



Journal de Tsalel Asher, Munich, 3 Avril 1939.

J’ai cette nuit apprit l’appellation que nous ont donné les juifs de cette communauté. En parlant avec l’un des jeunes juifs que je soignais d’une violente tuberculose, je l’ai entendu appeler Sean le Golem. J’ai souris en me rappelant cette légende de mon peuple et quand je lui ai demandé le nom qu’ils m’ont donné, il m’a répondu qu’ils m’appelaient Raphael, l’archange soigneur de Hashem.

Leur attention me touche mais je me suis vu dans l’obligation de les corriger. Nous ne sommes ni des anges, ni des dieux, ni les protecteurs destinés du peuple juif. Nous sommes des damnés qui avons choisi d’aider l’humanité au lieu de l’asservir.

Malgré cela, notre charge continue de nous appeler Golem et Raphael. De colère j’ai peut-être fait l’erreur de leur révéler mon troisième œil. Nous verrons si cela change grand-chose.



Journal de Tsalel Asher, Munich, 5 Avril 1939.

Cela fait trop longtemps que Sean et moi ne sommes sortis nous nourrir et la faim commence à nous tirailler. Je n’ai vraiment de crainte de perdre le contrôle car cela fait maintenant près d’un millénaire que mon âme arpente cette terre et j’ai depuis apprit à contrôler ma faim et ma bête, mais je crains que Sean ne puisse tenir longtemps avant de succomber.

Nous refusons tous deux de nous nourrir de nos protégés. Nous nourrir sur eux ne ferait que les affaiblir d’une part. Je ne peux de toute façon pas prendre leur sang de force et Sean se refuse à les blesser et agresser.

L’un des juifs que je protège m’a offert son sang hier mais j’ai dû décliner son offre car étant malade et affamé, cela ne ferait que le tuer. Je l’ai également fait car je sais que Sean a bien plus besoin que moi de sang pour alimenter son corps. Je prie pour qu’une solution apparaisse.



Journal de Tsalel Asher, Munich, 9 Avril 1939.

La solution que je cherchais à nos problèmes est enfin arrivée. Du moins de façon temporaire. Nous avons fait face à un nouvel assaut de forces nazis et ces derniers n’étant pas sous notre protection, Sean n’a pas hésité un instant avant de se nourrir d’eux. Je regrette que nous devions en arriver là mais c’était la seule solution pour éviter de devoir nous en prendre à nos protégés.

Sachant pertinemment que je suis incapable de me nourrir d’humains non consentants, Sean m’a offert de son sang. J’ai encore une fois dû refuser. Devant son incompréhension, je lui aie expliqué le principe du lien du sang. Il a été si choqué par mes propos qu’il a éloigné son poignet ouvert pour ne pas me tenter. Je savais qu’il avait bon fond.



Journal de Tsalel Asher, Munich, 1er Mai 1939.

Une solution plus permanente nous a été trouvée pour régler le problème de notre alimentation. Comme je l’ai déjà dit, la communauté juive sous notre protection abrite une Kabbale. Cette dernière possède bien plus de secrets que je l’avais d’abord cru. L’un des Rabbins est venu nous voir avec la solution que je détaillerais plus loin et nous avons accepté d’essayer.

A l’aide d’un rituel de cette Kabbale, Sean a réussi à me nourrir de son sang sans affecter mon esprit. La concoction qui en résulte est moins nourrissante que nous l’espérions mais elle me permet de tenir tout en gardant mon indépendance émotionnelle.



Journal de Tsalel Asher, Munich, 1er Septembre 1939.

La guerre que nous sentions tous venir a fini par arriver. Aujourd’hui, les forces nazis des Tremere et Ventru ont déclaré la guerre à la Pologne avec le soutien de l’URSS Brujah. J’ignore ce qui peut bien motiver ces trois clans à s’allier de la sorte, mais les ténèbres qui recouvrent leurs territoires respectifs s’étendent maintenant à travers l’Europe.

Cette invasion a poussé les Princes Toréador de France et ceux Ventru d’Angleterre à entrer en guerre contre leurs frères allemands. Malheureusement, je crains qu’ils n’aient trop longtemps sous-estimés les caïnites germains qui avec leurs alliés Lasombra d’Italie ne tarderont pas à répliquer. Le massacre qui suivra risque de détruire la société telle que nous la connaissons.

Sean a quitté ma compagnie hier. Ce départ nous attriste, moi et mes cousins juifs, mais il était nécessaire et mon ami Brujah a obtenu notre bénédiction. Le jeune caïnite a un destin plus grand et important que de protéger une petite communauté juive. Cela faisait longtemps que je sentais son sang bouillir à l’appel du combat qui est le siens. Sean dois se battre et protéger tout le monde, ou dépérir lentement. C’est une partie de ce qui le tuait lorsqu’il était avec son Sire, et s’il est aujourd’hui plus fort et plus apte à y résister, il n’a pas suffisamment muri pour y survivre.

Les Rabbins lui ont fait cadeau d’une amulette, le marquant comme Golem afin que chaque juif croisant sa route reconnaisse en lui un allié et un protecteur. Sean me manquera mais je pense que si nous survivons tous les deux aux nuits des prochaines années, alors nos routes se croiseront à nouveau. Les immortels ont tout le temps.



17 Septembre 1939, *********, Pologne.

Herr Kapitän,
Je vous transmets le rapport de l’unité SS recueilli auprès des survivants. Je vous laisse juge de leurs propos et de leur sort.
A 22h14, le Sergeant Heizen a placé ses hommes pour aligner les slaves et juifs capturés et jugés inaptes au travail. Alors qu’il allait donner l’ordre d’exécution des prisonniers, un homme est apparu et est intervenu. L’individu est décrit par les survivants comme ayant un physique Aryen et parlant un allemand parfait bien qu’aucun des survivants ne reconnus son accent.
L’individu s’est ensuite placé devant les captifs, les protégeant de son corps. Le Sergeant Heizen a ordonné à deux de ses hommes de maîtriser l’individu. Les deux hommes ne sont pas parvenus à y arriver. Perdant patience, ils l’ont roué de coups avec la crosse de leurs fusils. Encore une fois sans parvenir à le faire bouger. Devant sa réticence, le Sergeant a ouvert le feu de son arme de poing sur l’individu. C’est à partir de ce moment que les versions perdent de leur cohérence.
L’individu n’aurait pas bronché à l’impact, se contentant de regarder sa blessure avant d’en extraire la balle qui y était logée. Il aurait ensuite tué un par un les membres de l’unité, n’utilisant d’autre arme que ses poings, se déplaçant avec une rapidité, usant d’une force et faisant preuve d’une résistance inhumaine.
Les SS survivants ont étés incapables de donner plus de détails, soit par peur soit par traumatisme. Les corps ne montrent aucun usage d’arme quelconque mais sont néanmoins mutilés au-delà de toute humanité.
Lieutenant Hans Gerald.



3 Janvier 1941, ********** Allemagne

A l’attention de Lans Keider, Okkult Kraft Reich General.

Reich General, je me doute bien que vous n’avez pas l’habitude de recevoir ce genre d’instruction mais sachez qu’aucun écart à vos ordres ne sera toléré. Cette situation est de la plus haute gravité et requiert la plus grande attention.

Le porteur de cette lettre est votre nouveau chef. Vous prendrez vos ordres de lui et obéirez à chacun d’entre eux, aussi étranges qu’ils puissent paraître. La situation est grave est nos forces pourraient bien être neutralisées si nous n’y remédions pas.

Vous êtes en charge de l’enquête sur le Sujet 2. Le Sujet 2 s’est avéré plus retors et difficile à appréhender et surtout plus dangereux que nous le pensions initialement. Les méthodes traditionnelles de l’Okkult Kraft Abschnitt Drei sont insuffisantes pour remédier à cela. Pour ces raisons vous êtes maintenant sous les ordres de mon élève, Wilheim Menel.

Tout refus d’obtempérer sera puni de mort.

Mark Lutwig, Okkult Kraft Reich Marshal, Tremere Meister.



20 Mars 1940, *******, Allemagne.

Rapport d’enquête de Wilheim Menel, Apprenti Tremere du Septième Cercle.

Cela fait maintenant près de trois mois que le Sujet 2 échappe à notre vigilance et évite les pièges que je mets en place pour le capturer. Le Sujet 2 fait preuve d’une prudence rare chez les membres de son clan et ne frappe jamais nos opérations là où nous pensons qu’il le fera. Il ne semble pas avoir de logique particulière ou bien, chose peu probable pour un Brujah, sa logique échappe à notre entendement. Il parvient à nous atteindre à travers des faiblesses que nous ne savions pas avoir et à chaque fois nous inflige pertes et dégâts considérables.

Le coût pour nous de ses actions nous pousse à des actions plus extrêmes et plus drastiques. Suite à de nombreuses observations, il semblerait que le Sujet 2 prenne régulièrement refuge chez les communautés juives et tziganes pour échapper à notre vigilance. En réponse à cela, nous avons commencé à augmenter la fréquence des rafles SS pour détruire ses refuges et le pousser à des actions irréfléchies qui nous permettraient de le capturer.

Mais instructions de le capturer vivant rendent ma tâche plus difficile car la retenue demandée pour ne pas le tuer lui a permis de tuer mon infante Greta.



15 Juin 1940, ********* Pologne.

Rapport de Wilheim Menel, Apprenti Tremere du Septième Cercle.

Nous avons enfin capturé le Sujet 2. Comme nous le pensions, il s’agit bien d’un Brujah. Je dois avouer être surpris qu’après étude de son sang, nous avons découvert que ça ne faisait que trois ans qu’il avait été étreint. Le fait qu’un nouveau-né aussi jeune ait pu nous causer autant de problèmes et difficultés et source de grande honte pour moi et pour l’ensemble du clan. Mais les faits sont que le Sujet 2 est un individu plein de ressources.

Nous avons commencé à étudier son esprit et son sang pour comprendre d’où lui viennent ces capacités phénoménales.



19 Novembre 1940, ****** Pologne.

Après six mois de recherches et expériences difficiles, j’en arrive à la conclusion qu’un tel caïnite ne peut pas exister. Le Sujet 2 montre une intégrité et une force mentale bien trop grande et résiste à nos tentatives de domination. De même il semble immuniser aux pouvoirs de présence. J’ignore si sa seule force de volonté en est la cause, si sa haine à notre égard ou bien s’il possède d’une capacité mystique qui le protège et que nous n’aurions pas parvenu à extraire de lui mais les faits demeurent. Le sujet 2 n’est pas dominable ou conditionnable.

J’ai essayé d’imposer un lien du sang sur lui mais encore une fois sans effet. C’est bien là la première fois que j’observe un tel évènement, un caïnite absorbant le sang d’un autre caïnite juste avant de lui lâcher insultes et injures au visage.

Le Sujet 2 est un mystère.



Journal de Sean Andrews, Copenhague Danemark, 5 Février 1941.

Je suis parvenu à échapper aux Tremere qui me retenaient prisonnier dans leur camp de concentration. Les Usurpateurs n’ont pas trouvé le véritable mot de liberté égratigné sur mon cœur et qui m’a permis de résister à leurs tentatives de me soumettre. Je crains cependant que les nombreux mois d’expérimentation ont usé cette protection et que je devrais bientôt trouver un moyen de la renouveler.

J’ai trouvé refuge au Danemark, dans une communauté discrète de résistants anarchistes de la capitale. Les Danois n’ont pas le feu ni les moyens de lutter activement contre l’occupant Nazi mais la présence de leur résistance me réconforte et m’aide à récupérer de mes mois de captivité.

Autre consolation, avant mon évasion, je suis parvenu à tuer le Tremere en charge de mon enquête et de mon interrogation. Un vieux nouveau-né du nom de Wilheim Menel.



Journal de Sean Andrews, Copenhague Danemark, 9 Février 1941.

J’ai finalement réussi à trouver un refuge en attendant de reprendre des forces dans le sous-sol d’un club de jazz fermé par les Nazis. Ces fascistes n’ont aucun goût pour la bonne musique. Dans le sous-sol du club, appelé Sorte Blues, je suis tombé sur un jeune résistant en cavale baptisé Arne Haraldsen. J’ai d’abord pensé qu’Arne serait un problème, mais ce dernier n’est pas vraiment intéressé par mon histoire ou mes problèmes et montre un esprit de camaraderie que je croyais disparu depuis la guerre.

Il s’avère qu’Arne est également un anarchiste qui déjà avant la guerre luttait contre le système, se battant pour abolir la monarchie. Nous passons de longues heures chaque nuit à discuter de notre société idéale, sans pouvoir central, cette société qui fait ressortir le meilleur chez chacun.

Il n’y a pas grand-chose que nous puissions faire enfermés dans le club comme nous sommes, heureusement que les instruments et les distractions ne manquent pas. J’ai trouvé une C 1929 Gibson L-O en coulisses. J’ignore comment une telle perle est arrivée ici mais je suis heureux de l’avoir trouvé. Malgré ses 11 ans, la guitare est toujours en parfait état et les sons qu’elle produit soulignent l’atmosphère de nos nuits. Cela fait longtemps que je n’ai plus joué de blues mais je retrouve aisément les rythmes et harmoniques du style de la Nouvelle-Orléans. Arne semble impressionné par le blues et m’a demandé de le lui enseigner.

La présence d’instruments de musique n’est qu’une des bénédictions de notre situation. En effet, lorsqu’Arne est arrivé au Club il a apporté avec lui une petite radio portable lui permettant de communiquer avec d’autres résistants. Il n’en a pas fait la publicité mais j’ai pu reconnaître un modèle utilisé par la Military Intelligence 5 et occasionnellement accordé aux agents de la Military Intelligence 6 en Europe. Il est évident qu’Arne a été, à un moment ou un autre, en contact avec les services britanniques. Je suppose que lorsque je me serais remis de mon aventure avec les Tremeres d’Allemagne, je pourrais me servir du matériel d’Arne pour monter un réseau de résistance ici au Danemark.



Journal de Sean Andrews, Copenhague Danemark, 3 Mai 1941.

Arne et moi avons changé de stratégie. Ce changement est avant tout survenu grâce à mon rétablissement et ma certitude d’être libre de toute influence Tremere. Nous sommes maintenant passés à l’offensive, la stødende comme dit Arne. Avec le temps et les circonstances, nous sommes devenus proches et amis, suffisamment pour que je révèle au Danois ma véritable nature ainsi que la véritable nature de la guerre dans laquelle il s’est retrouvé embarqué. J’avais pensé l’effrayer mais la vérité est que la détermination d’Arne à faire triompher ses idéaux de liberté n’en a été que renforcée. J’ai été assez surpris lorsqu’il a refusé l’étreinte. Peu d’humains refusent la vie éternelle et les pouvoirs qui viennent avec mais Arne m’a fermement fait comprendre qu’il n’allait pas sacrifier sa nature et son identité à cette guerre.

Nous avons commencé à recruter de nouveaux membres à notre cause. Nous devons faire attention car si l’occupation Nazi en France et en Pologne est violente et oppressive, elle est beaucoup plus douce ici dans les pays du nord. En conséquence les danois sont moins prompts à se révolter et résister aux occupants. Heureusement nous pouvons toujours trouver des patriotes ou des socialistes pour refuser la domination hitlérienne sur leur pays ou leur continent. Des juifs, certains si ancrés au Danemark qu’ils n’ont plus rien de juif, nous ont même rejoints, préférant prendre les devants plutôt que de subir le sort de leurs cousins allemands français et polonais.

Leur proactivité fait chaud au cœur et notre réseau croit plus vite que nous ne l’espérions. Nous nous sommes baptisés les Beskyttere ou Protecteurs en danois et nous concentrons l’ensemble de nos actions à défendre les intérêts des minorités danoises. Nous nous savons encore trop faibles et réduits en effectifs pour agir directement contre les Nazis et je ne commettrais pas à nouveau mon erreur de Pologne.

Par sécurité, et aussi pour aider mon intégration avec les membres du mouvement, j’ai prit le nom de Jan Anders qui n’est au final qu’une traduction de ma véritable identité, mais une traduction qui semble être appréciée par mes camarades. Malgré moi cela-dit, d’anciens surnoms sont revenus car il semblerait que certains d’entre eux aient participé à la guerre d’Espagne. Pour ces vétérans je me suis donc toujours le kommandør ou le mentor. J’avais sincèrement espéré avoir laissé ces surnoms derrière moi, d’autant plus après Guernica.



Journal de Sean Andrews, Copenhague Danemark, 9 Juin 1941.

Je suis, ce soir, mitigé sur les évènements des derniers jours. D’un côté les Beskyttere se montrent chaque jour plus efficace et plus percutants dans leurs actions, de l’autre il semblerait que nous ayons attiré sur nous de nouvelles attentions. Nous avons reçu une visite au Blues Sorte, une visite pour le moins inattendue et inquiétante. Deux Brujah sont directement venus me voir, sachant déjà qui j’étais et ce que j’avais fait. Il est pour le moins déroutant de se retrouver dans une telle situation. Mais ce qui était le plus étonnant était que les deux caïnites appartenaient à l’intelligence militaire britannique, plus spécifiquement au MI6 et voulaient me recruter ainsi que mon réseau, pour aider dans la lutte contre le Nazisme.

Si d’un côté je reconnais la nécessité d’avoir du soutien et de l’aide pour lutter contre Hitler et ses maîtres Ventru et Tremere, de l’autre je répugne à m’associer à d’autres pions du même système qui a permis une telle situation.

Il faudra que je consulte Arne et les autres pour avoir leur opinion.









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MessageSujet: Re: Sean Andrews, Andy, O'Conwell (En cours)   Lun 21 Avr - 15:58

Voilà presque quatre mois que cette fiche est commencée, ça fait long...
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MessageSujet: Re: Sean Andrews, Andy, O'Conwell (En cours)   Dim 25 Mai - 15:57

Un mois de plus, tu ne donnes plus signe de vie, j'archive la fiche.
Préviens-moi si tu reviens.
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