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 Lenneth Mahler. [Terminé]

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Lenneth Mahler
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Feuille de disciplines
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MessageSujet: Lenneth Mahler. [Terminé]   Mer 16 Oct - 13:50



Présentation de  


Lenneth Mahler
VOILA QUI JE SUIS DANS CE NOUVEAU MONDE





Nom : Mahler
Prénom : Lenneth
Surnom : La reine blanche, Len (Pour les intimes).
Date et lieu de naissance : 4 avril 1764.
Date et lieu d'étreinte : 9 novembre 1786.
Age + Statut d'âge : 227 ans, Vieille Ancilla.
Génération VIII.
Faction Sabbat.
Clan Lasombra.
Poste Évêque.
Disciplines Obténébration : IV, Puissance : III, Domination : III, Occultation : II




    Feat. Natsya Zhidkova


Les apparences sont trompeuses
A QUOI JE RESSEMBLE RÉELLEMENT ?



Il y-a la fragilité, il y-a la promesse de la douceur. Comment, ce ne peut être une fleur du mal ? C’est l’apparition d’une sainte, c’est la vision d’un ange, donnez nous votre voix, prononcez votre jugement ? Je la regarde peindre le ciel, je l’entends chanter l’hymne des séraphins, elle me possède à chaque geste, elle m’enivre à chaque instant. De sa scène, impérieuse elle chante, impératrice elle commande. La décrire, c’est effleurer un mythe qui ronge mon existence, qui monopolise mes rêves. Elle est innocence, elle est culpabilité.

D’abord c’est sa peau, blanche, de porcelaine, on ose la toucher de peur d’écailler la reine. Il semblerait qu’une chute aurait raison de son corps, qu’une frappe briserait en morceau son être si chétif. Elle parait fragile, ses mouvements sont lents et calibrés, c’est une maladie, c’est une faiblesse. Si lente dans sa démarche, si faible dans ses gestes, elle a l’amour de ceux qui comprennent sa souffrance. Elle a le sang de ceux qui en font le don. Elle aime le rouge, c’est sa couleur préférée en peinture.


« Les sots… Je ne suis point fragile, je suis une force. »


Point d’exagération, son aura de charisme est naturelle, il lui suffit alors d’imposer son regard et le serviteur comprend. J’aimerais être ce serviteur, j’aimerais accompagner l’ange en sa cité. Mais elle ne m’a point choisi, aucun regard bleu azur cerné par des cils blancs en ma direction. Jamais je n’ai eu le droit à contempler son visage de poupée, ses lèvres rosées, ses pales joues, son visage si enfantin, si innocent. J’ai tant prié, j’ai tant espéré, pour ne recevoir qu’un de ces bleu regard. La reine, la princesse qui ne témoigne d’aucune émotion, qui ne laisse transparaitre aucune faiblesse de posture, de pensée. Je l’aime tant.

Et elle s’en va d’un empire forgé de ses mains. Elle a peint une ville en rouge, elle a aimé esquisser la souffrance, elle a aimée coloré la monotonie. Ses mains n’ont pas connus l’horreur du travail, ses mains froides et délicates utilisent le pinceau en maitre. On reconnait une princesse des villes, son élégance, mais aussi ce corps immaculé, épargnée par les affres de l’existence. Je crois qu’il s’agit d’une déesse, rare sont les femmes arborant le blanc aux cheveux. Elle joue de cette couleur, elle se drape de blanc. Toujours avec élégance, sans versé dans le luxe ostentatoire. Plutôt dans la légèreté, elle semble faire alors corps avec le vent, rendant alors toutes choses l’entourant comme hors du temps et de l’espace. Toutes les nuits j’attends de voir la Dame Blanche qui hante mes pensées et fait courir mon cœur.

C’est une jeune fille, taille et corpulence moyenne, il ne lui manque que les ailes à cet ange.


« Ils pensent que je suis un ange… Ils croient à mon innocence, mais je suis une amoureuse de la couleur rouge. »


A la découverte de votre esprit
QUEL GENRE DE PERSONNE JE SUIS ?



Connaissez-vous l’Enfer Blanc ? Ceci est un monde ouvert mais clos, un espace démesuré mais au final petit, atrocement minuscule. C’est un ciel blanc, un sol blanc, un vide blanc, un soleil blanc. On se perd sans labyrinthe, on se noie sans eau.  On meurt sans cause. C’est la solitude qui nous attaque, c’est le vent qui balaie nos cendres.  Il fut un temps ou la mort ne m’avait point étreint par la morsure, je suis morte et j’ai vu cela, cet enfer blanc.

L’absence nuit à mon propos, mon esprit s’égare trop souvent en considération qui échappe à la compréhension. Des détails qui capturent mon attention, qui monopolisent les sens. J’ai besoin de toucher pour effleurer le nœud du problème, j’ai besoin de sentir pour analyser, comprendre. On me croit bien souvent un peu folle ou distraite et on m’excuse trop souvent. Est-ce parce que je ressemble à un ange, cherche t’on en ma voix une quelconque forme de rédemption. Pathétique… Mon jeu d’ombre est bien trop parfait.

Je suis une douceur d’âme, à l’écoute et prévenante. Mon masque est blanc, mes intentions sont fausses. Je cache en mon cœur la noirceur du mépris, le rouge de ma soif. N’écoutez pas les saintes paroles d’une Evêque atrocement vilaine. Oui je suis une méchante petite fille… Je ne suis pas vraiment sage… Allez-vous me frapper ? Allez-vous me chahuter ? Je souris à cette pensée, car le voile de mystère s’efface et derrière l’apparence angélique, derrière la folie passagère. Vous trouvez ce qui fait de notre clan une force, ce qui fait de notre secte une source d’énergie, la vocation à manipuler ce monde.  Vous n’êtes que des pions en nos mains glacées. Considérer autrui, c’est d’abord voir à long terme ce que ce nouveau pion pourrait apporter à votre jeu.

Je souffre désespérément de trouver d’admirable compagnon de jeu. Mon coté puérile refait surface, je suis une insatiable assoiffée de jeu. Sans le masque blanc, j’apparais enfantine, méprisante, cruelle et calculatrice à fond. Ma diction change également, sans parler d’une certaine forme d’atteinte psychologique je dirais tout simplement que ma personne change en fonction de mes attentes. Tout cela est le fruit de ma propre volonté, non le résultat d’une défaillance mentale. Je tiens beaucoup à cela, porter le masque c’est un acte de volonté pur.

Mon esprit est mécanique, je donne à mon raisonnement parfois l’apparence subtile de mots et concepts sibyllins, c’est une manière autre de gagner un manque de crédibilité envers de nouveaux pions. Ne pas être pris au sérieux peut s’avérer en de nombreux cas très prolifique. Je résonne toujours à long terme, j’aime intellectualiser les problèmes, je suis une passionnée d’énigme. J’avoue que ma patience cependant n’a pas une durée de vie illimitée. Pour ma part guider les pions du Sabbat, c’est une activité qui me ravit au plus haut point. Voyez vous je suis une mécanicienne, je répare et augmente le potentiel d’une armée. On dit de moi que je suis la reine blanche, la sainte des ombres, il suffit parfois de porter le masque blanc pour galvaniser une armée entière. J’adore ce jeu !

Mon esprit fourmille toujours autant d’idée, de concept pour améliorer notre Secte. Ne me voyez pas comme la peintre éternelle, qui cherche désespérément le meilleur des rouges. Je ne suis pas qu’une icône, je suis une guerrière. J’ai l’intention de prouver à cette société des masques, que finalement leur mascarade, c’est amusant un temps, mais point à long terme. N’entendez vous pas le son de la guerre… Je suis une scientifique, au train ou la technologie mortelle s’emballe, notre existence en est menacée. Il est le loin le temps féodal ou un paysan pouvait disparaitre et ne susciter que quelques pleurs. Maintenant ils enquêtent, maintenant ils repoussent la nuit de leur technologie. Allons mes frères, nous jouons contre le temps ! Asservissons avant de n’être pris au dépourvus ! Vous ne réfléchissez pas à long terme… Pathétique !

A moins que vous n’ayez décidé de jouer en mode difficile, je me vois dans l’obligation de participer à votre éradication. Que le jeu commence…  Car c’est un fait, j’ai peur de mourir, qu’ils meurent, qu’ils meurent tous ! Je ne veux pas revivre l'enfer blanc.


My life before and after...
MA VIE  DE MA NAISSANCE A AUJOURD'HUI...



« Polly… Le monde nous échappe. »

Et le grand cardinal, conquérant du Nouveau monde ne répondit mot. Soulignant alors son silence en un aveu regrettable. Oui il avait échoué à New-York, oui Los Angeles faiblissait, oui son monde vacillait. Ces Etats-Unis lui résistaient et il était désormais bien seul, ce conquérant, seul avec sa reine blanche. Une perle qu’il chérissait, une dame qui méritait son affection…

« Dit Polly ? La grande pomme est pourrie, mais il nous faut soutenir les foyers qui peuvent encore se relever. Montrer à ces masques, ce que le mot atrocité signifie. On peut encore le faire, hein Polly ? »

Il était Cardinal du Sabbat, Polonia, le grand Polonia, le conquérant du Nouveau monde. Aujourd’hui caché sous terre, lui vaincu par le clan Ventrue. Il était encore en vie et caressait les cheveux de sa belle descendance, Len, allongée sur le dos,  la tête sur les genoux du grand seigneur. Elle avait l’ombre d’un lieutenant qui pouvait mourir pour ses convictions. Alors Polonia souri, le Cardinal disposait encore de nombreux pions, s’il fallait se séparer de Len, alors il le ferait. Et elle comprit cela.


« Ainsi je rejoindrais l’élu du régent, un élément qui mérite une attention toute particulière. Je ne vous décevrais point, mon Polly. »

Cette nuit comportait la promesse de lunes rouges, la couleur que la reine blanche cherchait véritablement, le véritable rouge. Bientôt le monde aura la vision de cette majesté et Lenneth sera couronnée de son succès. Qu’importait les sacrifices, que les marches de cadavres soient nombreuses, car plus délicieuse en sera l’ascension.  Voici le dessein qui s’esquissait en pensée, Lenneth prenait le chemin des Anges, pour une guerre lente et délectable. Elle devait se séparer de son ombre protectrice, de Polonia. Elle allait devoir affronter seule un monde impitoyable, composer seule avec la plus complexe des données, l’esprit d’autrui. Voila des pions bien rebelles, mais Len savait comment tirer le meilleur parti de ces données aléatoires.  C’était pour elle un jeu, tout n’était que jeu… Bien sur elle ne reniait pas sa peur, elle avait toujours peur. La peur d’un enfer blanc.

Et sur le chemin des anges, elle se souvient.  Ce qu’était l’enfer blanc, ce qu’une mortalité pouvait signifier…


***

Tout commença par le souvenir de quelques notes de musique. Une mélodie parfaite, enivrante, la vision d’un homme passionné à l’œuvre sur son piano. On le disait génie, il se nommait Mozart et pour la cour de Frederic II il interprétait concertos, ses plus belles créations. Tout l’empire de Prusse enviait à l’Autriche ce génie, la ou notre roi philosophe plaçait l’espoir dans les arts, nos cousins donnaient naissances aux plus illustres musiciens.  N’y-avait-il que Kant et Bach pour égaler les Lumières de France et la musique de Vienne. A la cour de Rheinsberg, mes parents étaient reconnus d’un talent certains, mon père était compositeur, ma mère était peintre. Elle disait de moi, que j’étais une toile blanche que l’on osait peindre, déposer la moindre couleur c’était comme dénaturer mon être. Elle ne m’aimait pas, je ne l’aimais pas, ma différence les chagrinait. En leurs yeux, je pouvais déceler la peur, la tristesse. La colère d’avoir une fille étrange, une enfant aux cheveux blancs, une enfant fragile, un poids pour la famille. J’admirais les sons, j’aimais les couleurs de ce monde, ce monde si hostile, si beau, si…
Je me perds en rêverie… J’entends le piano, j’entends les douces notes d’un été qui s’achève. Je revois les lumières du palais de Silésie. J’entends la voix de la cantatrice Emmeline, je goute au chocolat, je vois les rires, je vis l’existence d’une noblesse triomphante. La guerre est terminée, la Russie quitte nos duchés. En ces couleurs d’automne, je suis la fille aux cheveux blancs qui se balade dans un océan de feuilles jaunes et orange. Je suis celle qui danse, celle qui fait peur. On me tolère, on se moque moi, on me dénigre et on me frappe. Pour le seul crime d’être une toile blanche, d’être née avec les cheveux blancs. Si la science naissait timidement, certains y voyaient l’œuvre d’un démon.

Je n’ai pas eu le droit à mon portrait, à neuf ans ma mère me refusa cela, pourtant mes frères et sœurs avaient un portrait. Il n’y-avait que mon reflet, c’était le seul à me dire pour mes cheveux blancs. J’ai progressé dans les âges, comme un fantôme hanterait un couloir. Seule et dans le froid. On me cachait, et je savais me montrer malgré les interdits. J’aimais surprendre, en jouant au piano lors d’une réception, ou en imposant ma présence, tout simplement. J’étais affectée, mais loin d’être une victime. Ce que je voulais, je m’efforçais de l’obtenir. Je laissais passer les coups et les rancœurs en pensant à la vengeance. J’étais ivre de cette noirceur qui corrompait l’âme.

J’affectionnais le poison et ses effets ravageurs, on pouvait alors apprécier la compagnie de ceux qui mourrait lentement mais surement. Confortablement assise j’ai assisté à l’agonie de mon frère ainé, alors qu’il souffrait le martyre je jouais un des plus beaux requiem. Comme fragiliser la glace par de l’eau chaude et voir son propre frère tomber au centre du lac gelé, lui qui était si aventureux. Mordu par le froid, paralysé par la glace… Une mort pathétique.

Il y-avait une harmonie dans ses cris, il y-avait une poésie dans sa chute. Ainsi était le monde, cruel et inégal. Je pouvais juger et rendre ma sentence, j’étais intelligente, je n’avais que la faiblesse de ne pas être aimée. Cela me chagrinait… Je voulais être aimée. Je désirais cet amour. En l’art je ne trouvais point de repos, aux sciences je n’arrivais pas à m’enlever de cette idée. Je me devais d’avoir un amour. Mais un amant déçoit autant qu’un frère moqueur, plus cruellement qu’un frère violent. Je me suis efforcé de l’aimer, je lui ai donné mon cœur, lui l’a rejeté. Avoir fait tout ces efforts, pour finalement marcher sur sa tombe à l’âge de seize ans. Le destin est si cruel, on raconte que sa mort ne fut point brave. Le jeune soldat à périt en s’étouffant dans son propre vomi. Pitoyable… Mon seul regret fut de ne pas avoir assisté à cette scène.  

J’ai dansé ce soir la, je me sentais vagabonde et libérée de récupérer ainsi mon cœur. Mais bien vite retombais le vide, un son creux signifiant la bêtise de mon existence. Alors je jouais au piano tel un pantin désarticulé, une poupée sans âme. J’avais arraché à mon cœur l’amour de mon adolescence, une expérience fort infructueuse en somme. Mais on se relève bien plus forte après la douleur et même si je demeurais Lenneth la fille oubliée, je conservais nombre de perspectives amusantes. On ne comprend pas vraiment les limites à ne pas atteindre, je connaissais la morale religieuse, je connaissais quelques règles de droit. Constamment en opposition à un monde qui m’oubliait je défiais cela, sans réellement me rendre compte de la perversion.

Vint la nuit ou je fus vaincu par la douleur, l’oppression de l’existence m’amena à boire ma propre épée de sentence, le poison. Je pouvais partir ainsi en paix, au milieu de milles feuilles d’automne. Partir sans causer le moindre regret… J’entendais la mélodie de mon cœur faiblir comme un morceau de piano qui agonisait. Le vent léger m’accompagnait dans ce triste geste, bientôt je ne serais bientôt plus qu’une feuille morte parmi les autres. Je m’attendais à voir la couleur, la liberté de ce reflet blanc. Je voulais voir le rouge… Mais dans mon délire, je connus l’Enfer Blanc. Cette prison glacée, ce monde sans émotion, vide. Ma peur régnait en maître, chaque cri d’angoisse faisait écho au suivant et se répétait inlassablement… Je ne voulais vivre cela, je ne supportais plus de vivre en cet enfer blanc. Et le souffle me rappela, comme tirée d’un mauvais rêve, j’accueillis le fardeau des vivants comme une bénédiction. Mon corps malgré sa fragilité avait vaincu le poison qui aurait dut stopper mon cœur. Quittant les feuilles mortes j’acquis en cette journée une peur. La peur de mourir, la peur de quitter ce monde coloré. Il me fallait du rouge…

Entendez-vous ces notes ? Un bal se donne en ma demeure, la perte de deux fils n’a pas atténuée le gout pour les réceptions de mes parents. A 22 hivers, je ne suis point conviée à la fête. Seule et immobile je demeure en la compagnie d’une toile blanche, mon propre reflet. Il me faudrait du rouge, une couleur rouge, je cherche mais sans aucun succès j’abandonne avant d’avoir même commencé. La toile demande une couleur vive, un rouge parfait. L’appel de la musique me conduit à descendre, plonger dans un monde de masque, la ou dit-on le roi philosophe serait l’invité. Je hais cette mascarade, je hais ce monde et puis vint le vertige. La folie des notes et le rythme de la danse était pour moi un supplice. Déjà quelques masques se tournaient vers moi et malgré les rires dessinés, je pouvais deviner le mépris. J’aurais aimée lutter, mais un visage démasqué s’impose à moi. Ses cheveux sont blancs, cette personne est âgée, il apparait prévenant dans sa manière de m’aborder. Il s’inquiète pour moi, il connait mon prénom. Lui il est mon sire, c’est Polly. Mon Polly.

Je l’aime et il m’aime, cette nuit il m’a montré le véritable rouge. Que c’était beau, ce magnifique nectar qui se trouvait en moi, ce sang. J’avais ce que je désirais et cette nuit, je pus enfin amorcer le commencement de cette toile blanche. Du sang de ma première victime, je dessinai ma plus belle œuvre. Polly a raison… Je ne possède aucun talent pour la peinture finalement. Il s’agit simplement d’une lubie… Je me souviens encore de ses crocs posés sur mon poigné, lui agenouillé en chevalier, en amour devant ma posture. Il ne m’a pas étreinte au cou, comme une vulgaire fille de mauvaise vie. Il reconnaissait ma noblesse, il savait apprécier l’âme torturée et l’horreur de mes actes. Je suis flattée de ses mots et sans réelle domination il me décide à ce que je l’appelle père.

Avant que je ne tombe, blanche en manque de sang il me rattrape et me donne son sang ancien. Je ressens enfin la force, je suis morte mais ce n’est pas l’enfer blanc qui m’apparait. Le monde de la nuit m’offre ses enfants à présent. Je me relève en reine, en lasombra. Lui Francisco Domingo Polonia avait à cœur de fonder un empire. Un empire loin de Prusse, loin de ce monde de masque. La Camarilla règne en maître en ces vieilles terres.  Tout dispose d’un sens, tout commencement doit avoir une fin. Ma fin doit tarder… Elle doit se perdre dans un nuage blanc. Polly m’a épargnée les rituels du Sabbat, une erreur selon moi. J’aurais aimée me battre et tuer pour le sang, pour la couleur rouge. Finalement je ne suis qu’une princesse, habile au piano, manipulatrice silencieuse. Aux coté de Polly, je suis la muse, la dame blanche qui symbolise un nouveau règne. Il me choisit pour être un étendard de bataille lorsque survient ses guerres civiles au Nouveau monde. L’épée de Caïn est encore jeune, elle recherche un territoire à dominer.

Ce nouveau monde est parfait, je souffle a Polly un désir de conquête. Je suis telle Semiramis la reine qui conseil. Quitter un empire de musique pour un empire hostile ne fut guère facile, je dois l’avouer. Mais le jeu m’amuse encore. Il n’y a aucun regret alors… La première guerre interne au Sabbat éclate car la jeunesse panique devant le manque de ressource donné par les ainés du vieux continent. Le sang se verse et je conseil alors à Polly de rassembler les meutes par un acte, un document qui fait échos au Code de Milan. Il faut faire des exemples et faire primer l’unité. Un siècle à conquérir et à unir, à son point culminant de 1803, l’Epée était enfin en mesure d’abattre sa lame sur l’Amérique.  Je suis la conseillère, la beauté blanche qui galvanise et n’hésite pas à mener la guerre, telle une valkyrie.

J’ai acquis un certain sens de l’humour, oh ne croyez pont cela impossible. A force de jouer de la bêtise humaine, on trouve cela drôle. Il faut en rire, il est vital d’en rire. Je me suis montrée inflexible et patiente lorsqu’il s’agissait de victoire. La guerre ne se gagne pas par la force, elle se remporte par le poison subtile qui érode les piliers, qui fragilise les fondations. Cela peut être l’argent, la réputation, la vie bien souvent.
Je consacre mon existence à peindre un monde en rouge, à constamment vaincre mon reflet blanc. Je demeure une personne versée virtuose au piano et passionnée par la science. Si j’ai pu évoluer au même rythme que l’humanité, un constat fâcheux demeure à réaliser. Bientôt les masques ne seront plus suffisants pour cacher notre existence. Loin de la philosophie des deux sectes, il s’agit d’une question de survie. Nous allons perdre cette guerre, si la Camarilla n’est point détruite. En deux siècles j’ai vu la vapeur, le moteur, l’électricité et la fission. Les nuits raccourcissent, l’humain gagne en assurance sur l’empire nocturne. Ce royaume ou nait la peur la plus délectable. Plus vite la Camarilla tombera, plus vite nous pourrons régner sur ces éphémères. Cependant, ils ont tournés le dos à mon Polly pour son seul échec. Je n’ai pas réalisé Polly, je n’ai pas prévu l’attaque des Ventrus et maintenant New-York nous échappe.

J’entends encore les sons de la triste retraite, après trois guerres internes au Sabbat sur ces terres on pouvait penser régner en maître ici. J’ai manqué de vigilance. Ce n’est pas drôle… Ce n’est pas drôle.

Alors me voila condamnée à professer en la cité des Anges, à épauler un allié des plus contestable mais admirable. Pour un ravnos s’être hissé à ce niveau, cela relève de l’exploit. J’espère simplement qu’il sera tempéré. Car tout comme Semiramis la reine de Babylone, je hais les écarts de sagesse. A gouverner sans logique, on périt dans la honte.

Alors que le paysage défile, j’entends ces notes de musique, qui me berce… Je vais gagner Polly… Jamais plus, cet Enfer Blanc.






 

En dehors du forum
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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Mer 16 Oct - 14:06

*Cesse de briser la mascarade... et laisse son "travail" en plan*

C'est avec le plus auguste des plaisir que je me vois premier à vous acceuilir en cette cité !
Je me sens enfin entouré. Heureusement que le Cardinal a reçu mes demandes de renforts héhé Twisted Evil

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Et la musique brûlait en eux... Les flammes dansaient dans leurs veines... L'ombre dormait dans leur couche... La vie se consumait dans leur sourire...
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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Mer 16 Oct - 14:09

Ou ta demande de Harem vu que toutes tes subordonnées sont des filles, enfin bref Razz 

Bienvenue à toi ma belle
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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Mer 16 Oct - 14:39

Je ne m'avancerai sur ce débat...
-Il n'empêche qu'elle n'a pas tord...
- Moi je ne vois pas ce qui pose problème ? Peut-être est-elle jalouse ? On devrait lui proposer de nous rejoindre héhé...
- Tais-toi pauvre idiot ! Elle ferai de toi son pantin si l'envi lui prenait !
- Quoi ?! Depuis quand on a un harem ?! On ne devait pas plutôt détruire l'Elyseum de LA ?
- Rha mais taisez vous ! Je ne peux pas penser tranquille boudiou d'boudiou !

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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Mer 16 Oct - 16:13

Merci à vous deux pour cet accueil, il me tarde Excellence, d’œuvrer à la gloire de l'Epée.

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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Jeu 17 Oct - 18:39

Owui un compagnon de jeu :3
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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Sam 19 Oct - 19:48

Cher John, j'espère vivement que nous pourrons agir de concert.^^

Ma fiche est terminée, à vous lire chers correcteurs.^^

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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Sam 19 Oct - 20:29

Oh, une nouvelle camarade de jeu !! Et qui serait absolument sublime dans l'une de mes productions Very Happy !
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Lilith
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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Dim 20 Oct - 22:41

Bon bon bon bon ...
(oui, j'aime les bonbons et alors ?)
Armée de mon thé, j'ai donc lu ta fiche, et comme d'habitude, je suis fan. Le physique, très beau, j'apprécie beaucoup l'image que tu renvoies.
Pour la psychologie, pareille, encore une fois éblouie. Je demanderais peut être quelques lignes de plus sur les indépendants et peut être un ligne de plus sur la Camarilla. Mais limite, ça m'irait sans, on comprends bien l'esprit de ton personnage.
Quant à l'histoire, lu d'une traite et bluffé. franchement, j'adore.

Bref, pour moi, c'est bel et bien un premier avis positif.

Nod ou Habyl passera d'ici peu pour te faire ton second passage, et par la même te donne ton second avis ^^
Bonne chance p'tite reine blanche.
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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Lun 21 Oct - 8:38

Avis positif. J'aime beaucoup l'histoire qui finalement assez succincte est très bien menée.
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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Lun 21 Oct - 12:53

Bienvenue au Sabbat Wink
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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Lun 21 Oct - 13:03

Bienvenue parmi les dépravés, beauté !
Au plaisir de te rencontrer à notre réunion.

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Lenneth Mahler
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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   Lun 21 Oct - 14:41

Merci beaucoup chers correcteurs.^^ Je vais filer à la réponse de la réunion.^^

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MessageSujet: Re: Lenneth Mahler. [Terminé]   

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