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 Silver, la splendeur sauvage

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Silver
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Messages : 94
Date d'inscription : 20/07/2013

Feuille de disciplines
Disciplines:

MessageSujet: Silver, la splendeur sauvage   Dim 21 Juil - 16:38



Présentation de  


Silver
VOILA QUI JE SUIS DANS CE NOUVEAU MONDE





Nom : Velasquez
Prénom : Esmeralda
Surnom : Silver, nom qu'elle utilise désormais.
Date et lieu de naissance : 23 avril 1663 à Cuba.
Date et lieu d'étreinte : Sur une belle plage d'Espagne en plein hiver en 1689.
Age + Statut d'âge : 324 ans donc Jeune Ancien
Génération IX ème
Faction Aubains
Clan Gangrel
Poste /
Disciplines Animalisme♣️♣️♣️♣️♣️   Métamorphose♣️♣️♣️♣️♣️   Force d'âme♣️♣️♣️♣️♣️




    Feat Shakira


Les apparences sont trompeuses
A QUOI JE RESSEMBLE RÉELLEMENT ?



Que pourrais-je dire sur mon physique que je trouverais parfaitement inutile. Après tout, je plais ou non, c'est selon les goûts aussi différents que les langues du monde. Je vais donc être brève, je n'aime pas m'attarder sur ce sujet. Donc, je mesure 1m67 pour 55 Kg, j'ai les yeux naturellement marrons, mais qui sont devenus ambré depuis que j'ai eu ma frénésie me laissant des yeux de loup dont je suis fière.

Mon style est assez particulier qui peut-être comparé à celui des hippies pour ce côté naturel, mais aussi à celui sauvage parce que cela définit parfaitement ma personnalité et montre ce que j'aime. En clair, la nature ni plus ni moins. On dit également que j'ai un sourire à tomber de peur à cause des crocs lorsqu'ils apparaissent ou tout simplement parce qu'il est agréable à voir, j'avoue que je ne sais pas. De mon époque, on disait un ravissant sourire. Il y a encore le langage urbain qui m'échappe et également les nouvelles technologies, mais j'essaie de m'améliorer.

Que puis-je dire encore, mon corps s'est forgé grâce à mes entraînements et à la danse que je pratique et que j'ai apprise en voyageant dans certains pays. J'aime le piment qu'apporte les danses du lieu où j'ai vu le jour ou ceux qui lui sont proches. J'ai toujours aimé bouger mon corps au tout début parce que cela outré ma mère, mais ensuite parce que cela m'apportait une liberté sans pareille et c'est toujours le cas.

Je ne vois guère autre chose à ajouter. J'aime la simplicité et arbore les artifices qu'utilisent les femmes de nos jours, la beauté naturelle est une arme sans pareille. Je cautionne les maquillages simples, mais pas les peaux de peintures. Je déteste les mannequins sur lesquels il n'y a que la peau sur les os. Se priver de nourriture pour être belle non mais quelle absurdité je vous jure ! Une nourriture saine et une activité sert amplement à ne pas grossir quoi que j'aime les jolies formes, les ravissantes demoiselles opulentes, là est la vraie beauté. Et puis, je suis née d'un temps où plus les femmes étaient portantes et plus la beauté était leur et elles faisaient d'excellentes mères.

Enfin, vivre avec son temps, on me le dit souvent, mais est-ce que vivre avec son temps signifie devenir bête, squelettique et sans saveur ? Par pitié, j'espère que non !

Je m'éloigne du sujet, je vais donc laisser ce monsieur baveux à votre gauche vous dire ce qu'il en pense. Mes respects, j'ai une chasse à finir.

Oh ! Encore une petite chose, vous aurez nettement remarqué mon accent. Comment je roule les « r » et bien c'est dû à ma nationalité cubaine, j'ai su préserver cela pour me souvenir d'où je viens et je ne l'enlèverais pour rien au monde et puis cela semble vous plaire messire. Bien, maintenant, je me retire pour de bon. J'ai parlé pour les 30 ans à venir.


A la découverte de votre esprit
QUEL GENRE DE PERSONNE JE SUIS ?



D'une nature impénétrable, il est difficile de savoir dans quelle humeur je me trouve. Cela appuie sur le mystère m'entourant et planant au-dessus de ma tête. Je vois les choses, mais ceux qui m'entourent pensent que je suis aveugle, mais ceux qui me connaissent savent que j'observe et me forge une idée précise en tête.

Les choses m'atteignent, mais pas forcément de la même manière qu'un autre. Mes expériences que j'ai vécu en tant qu'humaine et vampire m'ont forgé une personnalité qui m'est propre, m'ont endurci et m'ont formé à la vie que j'ai choisie en toute connaissance de cause comparée à d'autre qui se sont vus étreindre sans l'avoir désiré. Je porte une énorme fierté de ma nature et des miens dans mes chairs, les insulter serait m'attaquer directement et là, je risque de devenir sans pitié au point d'en faire couler le sang si l'insulte est grande.

Je déteste que l'on juge les autres sans même avoir prit le temps de la connaître. Sabbatique ou Camariste, je ne fais aucune différence si je dois parler avec l'un ou l'autre, cela n'engage que moi. Je suis et resterais neutre face aux tensions régnant entre ces deux factions, je suis amplement contente de ma condition et j'ai suffisamment à faire comme ça avec mes soucis et mes devoirs.

Je porte également une haine profonde aux mensonges. Je déteste que l'on me dise de fausses vérités, cela m'horripile au plus haut point, je bannis les menteurs et les ignore. Mon clan ne les supporte pas, leur voix devenant sans valeur et même une vérité devient mensonge, car la confiance n'est plus présente.

J'aime la nature et les sensations fortes, cela me fait vivre et je pourrais presque sentir et entendre les battements de mon coeur mort. Le monde est mon terrain de jeu, j'arrive à me conformer à toutes les situations qui me font face. Et en tant qu'être plutôt sage, j'arrive à philosopher et tenir une conversation avec quelqu'un sans avoir l'extrême envie de fuir. Une vraie conversation avec un but de partager sont avis me rend plus sociable, moins effrayantes aussi.

Cependant, il faut beaucoup pour que j'use de ma salive, le sujet doit m'intéresser. Je ne suis guère réputé pour être une langue pendue. Je dis ce qui est nécessaire et ne traîne pas autour du pot. Il paraît que cela fait mon charme que d'émettre des réserves. Ma foi, pourquoi pas.

La sauvage que je suis, sait également être une guerrière se battre quand cela s'avère nécessaire. J'ai appris comment me battre aux côtéx de mon créateur, mais également en observant les animaux en pleine jungle, leurs mouvements coulent en moi comme une seconde façon de me conduire. Leurs instincts sont miens, leurs idées également. De l'araignée qui tissent discrètement sa toile au tigre qui silencieusement observe sa proie avant de fendre dessus et d'y planter ces crocs.

Surprenante, je le suis, enfin si l'on peut dire. Car, mes gestes dépendent du comportement de celui qui me fait face, mais je sais également que la plus grande victoire et celle d'un combat que l'on n'a pas mené. Vous vous voyez vous battre pour une raison stupide ? C'est aussi pour cela que certain m'admire, je ne me bats pas pour un ou un non et puis j'en ai fini avec cette époque où je voulais démontrer ma force, c'est propre aux nouveau-nés cela.

Indépendante et consciente de mes devoirs, je respecte mes paroles comme un chercheur d'or respecterait la pépite qu'il a découverte. Une promesse faite doit être tenue coûte que coûte et je tiens à respecter les miennes. Que puis-je dire encore ? Je pense avoir fait le tour de la question, pour le reste, il suffira d'apprendre à me connaître et vous vous ferez alors, votre propre idée.

Il y a aussi une manie que je ne peux pas m'enlever malgré le temps qui passe. Je vous rassure rien de bizarre, mais dès que j'entends une musique qui me plaît, je ne peux pas m'empêcher de danser. Un bon tango me fait frémir, une danse orientale pour séduire et une bonne salsa pour se dépenser un peu et montrer ce que l'on sait faire.

C'est aussi grâce à ma facilitée d'apprentissage et à ce corps qui bouge que je séduis qui je veux sans grande difficulté. Et puis le sang pimenté d'un danseur de salsa est vraiment délicieux, vous devriez essayer. Un danseur de tango pour une goutte d'amertume et du sang d'une ravissante danseuse orientale pour sentir la sensation d'un soleil brûlant en vous.


My life before and after...
MA VIE  DE MA NAISSANCE A AUJOURD'HUI...



Chapitre 1 : Mon humanité
de 1663 à 1689


Je pourrais bien dire que ma vie humaine fut en tout point merveilleux. Compter le nombre de fois où je me rendais à la plage galopant sur mon cheval pour contempler les lever et coucher de soleil. Je pourrais aussi vous faire partager ma passion de la danse, ces instants où je pouvais pleinement profiter de cette liberté que je tenais si fort à gagner. Ce bonheur propre à une vie d'humaine, mais il n'en est rien.

Mon humanité fut loin d'être idyllique. Je n'ai pas eu d'enfance heureuse non parce que l'argent manquait à ma famille. Sur ce point, je suis née avec une cuillère d'argent en bouche, mais sur le plan affectif et moral, c'est une autre paire de manche. Père a tant espéré vouloir un héritier pour continuer sa lignée élevant son nom au sommet, mais il n'a eu qu'une simple fille au caractère bien trempée et qui ne s'amusait qu'à des jeux de garçons.

Père m'a toujours ignoré me mettant de côté et ne s'occupait que de l'éducation du fils d'un domestique qui louait chacun de ces faits et gestes. La jalousie m'a étreint le cœur lorsque je voyais la complicité entre cet enfant et mon père. Mère, elle n'avait guère le temps de se préoccuper de cela. Que nenni, elle avait déjà assez à faire pour organiser une fête plus prestigieuse que sa voisine.

Voyez-vous, lorsque Christophe Colomb a découvert Cuba, une poignée d'espagnole décidèrent de la colonisée afin d'agrandir et de fructifier cette terre qu'il voyait comme un joyau qui se devait d'être taillée. Ma famille a fait partie des plus riches de cette région, gérant le port et ces marchandises. Père et mère était bien vue et la seule chose qui les rendait fière de moi, c'est lorsqu'on les félicitait d'avoir une adorable fillette aux boucles dorées et au regard si sûr et intense. En faite, j'étais ce que l'on appelait une enfant albinos. Mes parents sont espagnols, mais je suis nées avec cette particularité c'est tout sans la peau blafarde bien sûr. Cela faisait monter leur orgueil à tel point qu'ils ne voyaient plus rien hormis les compliments qu'on leur faisait. Imbus de leurs personnes, je les détestais pour ainsi me délaisser et de s'occuper d'affaire si peu utile.

Mais je dois avouer que mon plaisir quotidien, c'était de vaquer à mes occupations et qui faisaient enrager ma mère, car cela n'avait rien à voir avec des activités sages de petite fille. Non, mais et puis quoi encore ! Rester à jouer à la dînette ou à la poupée ? Je déteste les poupées, cela à le don de me donner des frissons. Je préfère aisément le cheval, le tir à l'arc ou encore à tirer au mousquet sur une cible afin de tester sa dextérité.

Tout n'était qu'illusion dans la grande société. Personne ne connaissait véritablement les valeurs de la vie et ce qui était vraiment important, bien plus important encore que les objets que l'on possédait, l'argent que l'on gagnait et ce que l'on portait. Les gens n'ont guère une approche instructive de la vie ne voyant ce qui est palpable.

La seule chose qui me permettait de garder une telle grâce, c'était la danse. J'adore danser et encore plus si c'est au milieu de la forêt. On se sent libre, nous-mêmes, n'entendant plus rien que notre respiration, ce soufflet qui s'accélère à la cadence de mes pas. Le flamenco, j'adore ! La valse me fait tourner la tête, me rend toute chose, mais j'aime cette sensation. Mon professeur ne tarissait jamais d'éloge sur ce point. De plus mon petit secret pour qu'on me laisse tranquille, c'était de faire mes devoirs, apprendre l'étiquette et toutes ces foutus bêtises pour vaquer à mes loisirs sans que l'on me dise quoi que ce soit. En même temps, lorsque l'on grandit seule, on gagne un caractère bien trempé et personne n'a le droit ne serait-ce qu'une fois de me dicter ma conduite !

Enfin, force est de constater que je cherchais autre chose de ma vie. En grandissant, les choses évoluent, les mentalités deviennent d'un machisme exaspérant et pire encore, les femmes se taisent pendant que les hommes parlent se croyant si intelligent, alors que leurs cerveaux n'atteignent même pas la taille d'un petit poids.

- Tu te marieras te dis-je !

Voilà les mots que me répétaient sans cesse mon père qui s'occupa de moi pour la première de sa foutu vie. Et pour quelle raison je vous jure. Arranger un mariage de convenance avec un riche espagnole deux fois plus âgé que moi. Non, mais vous voyez une jeune fille de 17 ans à peine épouser un homme d'une quarantaine d'année ventripotent, petit, pervers et avare ! Il était hors de question pour moi que de vivre de cette manière à me faire dicter mes choix.

C'est pour cette raison qu'avec un simple baluchon et de l'argent volé à mon père. Pire affront qu'on peut lui faire, je pris le premier bateau de manière clandestine et travesti en garçon pour une terre bien plus accueillante, enfin plus accueillante, cela reste quand même à prouver. Mais au moins personne ne m'obligera à faire quelque chose contre ma volonté.

C'est en printemps 1680 que je posais pied à terre en Amérique. Terre d'aventure, de renouveau et de chance pour ceux en ont vraiment besoin. Néanmoins, pour une jeune fille de mon âge, je me devais de trouver un emploi afin de pouvoir subvenir à mes besoins. Une étrangère telle que moi parlant bien l'anglais avec un accent que l'on qualifiait de joli, on m'engagea comme femme de chambre pour une famille modeste, mais qui pouvait tout de même se permettre. Heureusement que mon éducation aidait sinon je ne saurais vraiment quoi faire.

Ma fugue se passa bien, tout du moins autant qu'on pouvait l'espérer. Mais au bout de seulement un an, mon père retrouva ma trace et me ramena de force à Cuba. Je vous passe l'épisode de la punition qui fut fort dur pour moi, à cette époque ce genre d'offense était puni par le bannissement, par le couvent ou encore par la punition corporelle dont je fus la victime.

Cependant, me refusant toujours à vouloir prendre un homme pour époux, mon père décida de me mettre au couvent décidant que la seule raison qui m'aura fait suivre ce choix, c'est d'avoir choisi Dieu comme unique époux. M'enfermer dans un couvent m'était plus appréciable que de voir l'horrible façon de vivre de mes parents.

En tant que sœur, on pouvait dire que j'étais unique. Mon caractère n'avait pas changé, mon envie de suivre les ordres non plus pourtant j'éprouvais un respect pour ces femmes qui vivaient simplement se donnant plus aux autres qu'à elles-mêmes ce que devrait faire la plupart des riches de ce monde.

Je fus bien heureuse d'offrir une oreille pour écouter ou encore de l'aide manuel à ceux qui en avaient besoin. Sœur Constance, une française m'apprit à faire la cuisine et à dompter mon sacré caractère passant cette carapace qui m'entourait et comprenant que j'avais eu un manque considérable d'écoute et d'amour durant mon enfance et qu'à force d'être délaissé, j'avais décidé de me construire à la force de mon caractère seulement. Ne reniant pas à travailler lorsque j'ai fugué m'occupant d'enfant, de leurs latrines, de nettoyer le sol lorsque ces pauvres petits étaient malade chose que peu de fille de belle famille ferait, contrairement à moi.

Imaginez une jeune demoiselle de 18 ans dans un couvent, belle comme le jour d'un caractère si dur et pourtant, mon cœur était aussi fragile qu'un nouveau né. Finalement, ma tête brûlée, me donna raison et mon père décida de me renier lorsque j'eux 19 ans. Quel beau cadeau d'anniversaire non ? Ce jour-là, lors de cette annonce, je lui ai fait clairement comprendre que cela faisait longtemps que j'étais reniée et qu'après avoir appris à vivre simplement, je pouvais fort bien me débrouiller.

C'est dans un petit village de pêcheur que je m'installais non loin des côtes travaillant la terre et pêchant par moment. La belle ermite qu'on me surnommait m'admirant ou au contraire me pointant du doigt pour je ne sais quelle raison. J'étais jeune encore pure, ma seule erreur selon eux, c'est d'avoir refusé un mariage. Mais comment pouvait-il comprendre cela eux ! Eux qui pouvaient choisir qui aimer et qui épouser contrairement aux jeunes de la haute société qui opine stupidement du chef épousant celui ou celle qui a été désignée par leur parent.

C'est en pêchant un jour que je le vis pour la première fois. Douglas Johns. Bel américain des grandes plaines au regard ambré, fossette au menton, mâchoire puissante, peau buriné par le soleil et une chevelure noire de jais. Si beau et si mystérieux aussi et devinez quoi ? Le bel homme avait 35 ans et pourtant, si c'était lui que mon père m'avait demandé d'épouser j'aurais dit oui sans hésiter. La prestance d'un homme malgré son statut riche ou pauvre à peu d'importance pour moi. L'aura qui se dégage de cet homme m'a fait frémir sur l'instant.

Je me souviens encore de notre jeu de regard, son petit sourire en coin alors, qu'il toucha son stetson pour me saluer. Encore aujourd'hui, je me ris de ce pantalon de cow-boy ce corset noir et de cette chemise que je portais tandis que j'avais de longues couettes pour que mes cheveux ne me gênent pas durant la pêche. Provocante et sage à la fois.

Gamine qu'il m'a appelée lorsqu'il est venu vers moi pour me demander un renseignement. Tout de suite, je l'ai rembarré après lui avoir donné l'information souhaitée. Progressant vers ma maison avec mon seau remplit de deux bons poissons.

Par la suite, on s'était beaucoup vu. Lui me taquinant, moi répondant piqué au vif et pourtant, cela ne me gênait pas. Ce fût ainsi pendant quelque semaine, jusqu'à ce fameux soir où l'on se mélangea tous les deux avec pour mélodie les bruits des vagues. Romantique non ? Ce moment fut magique, moment intense de liberté. Nos souffles coupés se mélangèrent encore et encore dans la sueur de nos corps collés l'un contre l'autre.

Femme à 20 ans. Véritablement femme, épanouis et véritablement libéré de ce lourd fardeau. Son départ s'annonça que bien trop vite à mon goût. Promesse d'un retour rapide en Espagne. Retour qui se fit si longtemps attendre. Si longtemps.

Lorsque je compris que je m'étais fait avoir la colère me traversa suivi d'une sensation de souillure puis ce fut la tristesse et le vide. Les hommes. Décevantes créatures qui se croient si puissantes et pourtant, ils ne sont rien d'autre que des pantins entre nos mains lorsque l'on sait comment s'y prendre.

Par la suite, je me suis jurée de ne plus jamais offrir autre chose que mon corps lorsque je sentais que j'en avais besoin. En tant qu'humaine, j'avais des besoins à assouvir et je le faisais avec une grande discrétion et un tact sans pareil. Des hommes tombèrent amoureux de moi, mais moi j'en avais cure pour avoir déjà assez souffert à cause de l'un d'eux.

En 1689, en hiver pour être exact. Là où la vie semble mourir pour renaître plus forte au printemps prochain m'apporta un vent nouveau. J'avais pu faire quelque réserve de légume, en vendre aussi pour me faire de l'argent et vivre tout au long de l'hiver. J'étais tranquille dans ma petite maisonnée près de la mer. Le matin, le vent m'apportait une douce brise salé et piquante, délicieux parfum qui enivrait mes sens. Plus rien ne comptait hormis la poésie de l'instant et cette sensation prenant de liberté et de ce bise qui s'engouffre dans ma chevelure ondulée.

Tout est parfois de jour comme de nuit. Rien n'entrave ce bonheur durement gagné, l'amour ne me fait aucun mal puisque mon cœur est fermé, mais pas mon corps. Ma sélection est difficile, mais des êtres d'exceptions parviennent à connaître un instant avec moi.

Hormis un soir, un vent nouveau vint frapper à ma vie. Lors du bal de Noël, un étranger venant d'une île lointaine. Inconnu que l'on devrait redouter et pourtant qui animait en plusieurs une admiration certaine et une curiosité grandissante. Beauté sauvage, regard de velours et sourire à faire frémir.

Seule dans mon coin, j'observais les gens danser tandis que moi, je restais là à penser à diverses choses sans grand intérêt. Jusqu'à ce qu'il vienne et me demande de danser avec lui. Il avait l'air pourtant, mal à l'aise en société. Je pourrais presque entendre l'animal apeurer hurler à la liberté. Ce regard qui m'a tant étreint autrefois.

Après ce bal, d'autres soirées défilèrent et une certaine complicité naquit entre nous. Etre à la fois semblable et différent au valeur certaine et aimant la vérité et se battre pour ce que l'on croit être juste sans se plier à un ordre de quiconque.

Les nuits passants, les âmes se révélant, la lune étincelant et finalement le baiser venant. Vampire, il était et immortalité je souhaitais. Outre de croire que je suis devenue ainsi sans le vouloir comme la plupart, moi-même je lui ai demandé de me joindre à son monde dans lequel je me retrouvais préférant nettement la nuit au jour, la lune au soleil. La sombre vérité plutôt que les lumineux mensonges.

Étreinte offert par deux corps enlacé, un souffle coupé pour un autre qui s'éteignait. Un cœur battant allait rejoindre son ami sans palpitant. Goût éphémère pour un met plus sauvage. En clair, la vie telle que je l'ai toujours voulu. LIBRE.



Chapitre 2 : Une étreinte pour une seconde naissance et mes premiers pas
de 1689 à 1789

La douleur d'un corps qui se meurt passe rapidement. En faite, on ne s'en souvient plus, une fois que c'est passé. Plus de souvenirs, ni de sensations quelconques. On admire simplement notre nouvelle naissance, notre façon de découvrir le monde sous un oeil nouveau. Tel un enfant devant un sapin le soir de Noël. Les sons sont si différents, on entend le moindre bruit qui nous entoure même le plus infime. Notre vision nous porte loin, bien plus loin que l'horizon encore.

Kehaku, mon créateur m'éleva au rang de sa fille de sang. A nombre de reprises que je ressemblais à sa défunte fille, morte d'une maladie, il y a bien longtemps de cela. Il avait besoin d'une famille, d'un port vers lequel se raccrocher pour ne pas se laisser ronger par l'existence éternelle de la vie qui est notre désormais.

Tout est si nouveau qu'il m'a été bien difficile de tout saisir et connaître en une seule fois. Mon statut de nouveau-née me donnait l'impulsivité et la rapidité de perdre facilement le contrôle d'un événement quelconque. Le sang humain me rendait folle, j'avais l'impression que ma gorge s'asséchait en quelque seconde à peine tandis que je m'étais nourri il y a peu. Tout est si compliqué, mais je n'ai pas regretté mon choix, nullement et jamais cela ne sera le cas.

Kehaku m'enseigna donc tout ce que je devais savoir et la ligne de conduite à adopter. Je repartais à mes années pensionnat à ces côtés. Camarilla, Sabbat, Aubaine. Des factions différentes avec des mœurs différentes puis il y a les clans. Divers et variées, il y avait de tout même dans ce nouveau dans lequel je venais d'apparaître. Cependant, je souhaitais une totale liberté, je ne voulais plus que l'on me fasse entrer dans un moule qui n'est pas conforme à moi.

Ensemble, nous avons vécu toutes sortes de choses, fait beaucoup ensemble et créer nombre d'objectif que nous avons atteint facilement. Nous avons été tous deux confronté à un groupe de lupin. Kehaku réussi à parlementer avec eux sans qu'il y ait confrontation. Cependant, je dois avouer qu'ils possèdent une odeur particulièrement étrange proche et éloigné de la nôtre. Mon créateur m'appris alors, que nous étions proches de par notre attachement naturel à la nature. Néanmoins, les confrontations sont toujours possibles entre nos deux races, lorsqu'un lupin ne veut pas parler, il ne comprend que les coups. C'est soit donc le combat ou bien il faut fuir à toute jambe. Ces créatures sont puissantes et féroces, j'ai été pas mal confrontée à eux, j'arrivais à leur parler par moment, mais d'autre fois le combat était inévitable.

100 années passées aux côtés de mon créateur que j'ai bien dû abandonner. Pourquoi ? Parce que l'oisillon finit toujours par quitter le nid et qu'il faut un jour voir le monde de nos yeux et non avec celui d'un autre. Ce fut dur au début, le vide était présent, la solitude n'était pas pesante, mais étrange. Au bout d'un moment, on s'en accommode, il le faut bien.

Ce passage de mon existence est courte, mais il est plus ou moins primordial pour expliquer ces 100 ans écoulés aujourd'hui. Tout simplement pour dire que je dus suivre un très long apprentissage d'adaptation et d'entraînement au combat sans oublier pour connaître quel monde est celui dans lequel je suis entrée avec ces avantages et ces inconvénients.


Chapitre 3 : Voyage en solitaire
de 1789 à 1889

Découvrir le monde n'est pas chose aisé à faire surtout seule. Je l'avais déjà fait autrefois, mais c'était totalement différent. Lorsque l'on est une immortelle sortant à peine de sa coquille que son créateur à forger pour nous protéger. Cette coquille que j'ai porté 100 années durant et qui aujourd'hui devait être détruite afin de construire une barrière dure et infranchissable pour me protéger des dangers de la nuit.

Éloigné du plus possible de la cohue des villes préférant les villages et leurs vastes plaines, leurs belles forêts où je pourrais courir comme l'animal que je suis. Jamais je n'ai dit le contraire, car j'aime être comparé à un animal courant libre comme le vent, une louve solitaire allant ici et là sans se soucier de quoi que soit hormis de chasser pour se nourrir. On peut dire qu'à cette époque de mon existence, je n'étais pas très bavarde et encore moins sociable, sans doute une chose hérité de mon créateur de par le sang que nous partageons. Je ne m'en plains pas, cela fait partie de mon charme augmentant ainsi le mystère planant autour et au-dessus de moi.

Maintenant qu'un terrain de jeu plus grand m'était offert, je me devais de savoir où poser le pied et surtout décider quoi faire une fois là-bas. Toutes les possibilités se trouvaient dans mes mains, mais le choix que je devais faire était fort compliqué pour moi. Kehaku a dit que je devais apprendre par moi-même, certes je veux bien, mais qu'ai-je donc à apprendre de si important pour lui ?

Durant des nuits entières à observer les étoiles, je réfléchissais jusqu'à l'aube avant de me terrer dans une sombre tanière sans aucune lumière pour m'y reposer. Loin de tout, je ne voulais pour le moment me mélanger aux humains. Mais vous savez quand l'appel du sang fait rage en vous et que le sang d'animal vous semble moins gouteux, vos instincts se mettent à hurler et votre bête crie au sang au vrai bien entendu. Vous n'imaginez pas la souffrance que cela peut causer, le mal être qui s'installe en vous jusqu'à entendre le loup qui est en vous hurler jusqu'à ce que sa voix s'éteigne trop essoufflé pour continuer.

Cela se passa quelque mois après mon arrivée au Dakota, en Amérique. L'appel étant bien trop fort, ma bête parla à ma place et là, je me souviens seulement que le lendemain soir, le village proche d'où je vivais n'était plus. Corps éparpillé au sol et plus de sang dans leur veine. Je me souviens encore que j'étais rassasié à souhait. Le soir même de cette découverte, j'enterrais chaque corps dans le cimetière et inscrivit à l'entrée quelque chose du genre qu'une maladie avait frappée le village entier.

A cette époque, les villages dans les contrées sauvages étaient minuscules et savoir jusqu'à quand l'un d'eux résisteraient était du domaine du miracle. Les attaques des indiens, les maladies ou encore les grands bandits... Tous ces facteurs jouaient contre la félicité d'un petit coin comme ça. Fuyant l'endroit le plus possible, j'allais près d'un ruisseau pour me laver et ce que je vis me laissa coi. Des yeux de loup, j'étais entrée en frénésie à cause du manque du sang humain, la bête étant apparue, elle m'avait donc laissé un cadeau. Au moins, je n'avais pas de poil, c'était déjà ça n'est-ce pas ?

Par la suite, je faisais tout pour trouver un juste milieu entre sang animal et humain. Mais je ne pouvais pas me leurrer, boire autre chose que de la vitae humaine ne me donnait pas les pleines possibilités de ma condition d'immortelle. De toute manière, je n'avais à combattre quoi que ce soit constamment, je n'avais donc pas besoin de tout cela, juste assez pour pouvoir me défendre. Mais, j'avais une grande difficulté à vivre parmi les humains, les voir évoluer de manière aussi décadente me mettait en rage. La haine commençait à m'habiter envers eux, je ne ressentais rien à part du mépris envers ce que j'étais autrefois.

Force est de constater que pour pouvoir me maîtriser, il me fallait apprendre à communiquer avec eux et à vivre parmi eux sans délaisser ce que je suis. C'est plus facile à dire qu'à faire, je le conçois, mais dans la rien on n'a rien sans rien. Il faut se donner un maximum pour réaliser un objectif et mon choix premier c'était de me réadapter avec les humains.

Commençons donc par les Amériques en entier me familiarisant donc avec les humains, mais je m'interdisais de me rapprocher des villes comme Boston, Washington etc... Non, je préfère vraiment les grands espaces signifiant pour moi la liberté, la belle et l'unique.

Voyageant par-ci par-là, je réussissais tant bien que mal à me conformer aux humains sans m'oublier. Je me permettais un peu d'égoïsme dirons-nous. Les choses évoluaient, mon âge également et des Amériques, je décidais de me rendre autre part Egypte, Afrique, Russie, Italie, Grèce, Maroc, Australie, Mexique... Parfois même, je me rendais dans des endroits que les cartes ne mentionnaient même pas. Coutumes, langages, quotidien... J'apprenais absolument tout laissant dans mon sillage un ou deux infant pour perpétuer la lignée. Je leur apprenais ce qu'il y avait à savoir durant 10 ou 20 ans et ensuite je les laissais se débrouiller seule. Plus les époques avancent et plus les jeunes sont indépendants, moi j'avais eu grand mal à me séparer de Kehaku, encore aujourd'hui j'apprenais la maîtrise de soi et de voir le monde à ma manière tout en forgeant ma carapace.

Une fois, le monde visité, je revenais à mon point de départ dans l'espoir fou de revoir mon créateur. Notre lien était si puissant que je pensais qu'il sentirait que je reviendrais à l'endroit même où il m'avait dit qu'il était temps pour moi de m'en aller, mais il n'en était rien. Kehaku n'était pas là, j'étais seule tout simplement, encore une fois délaissé. Je me sentis brièvement trahis puis je me dis qu'il y avait une raison, il y en a toujours une d'ailleurs. Le moment n'était point venu encore.

Néanmoins, le monde m'ennuyait, je l'avais vu, visité et en appris pas mal pour comprendre que l'être humain est stupide, même s'il se dit civilisé. Alors, je décidais de partir dans un coin de paradis que l'on appelle aujourd'hui l'Amazonie. Loin de tout, loin de tout être vivant, dans le simple et unique but d'apprendre à me maîtriser et à augmenter mes pouvoirs et aussi pour apprendre à me battre tel un animal vous savez comme ces moines Shaolin qui se battent comme un singe, un serpent, un scorpion, un aigle... L'animal est roi et je veux devenir une louve guerrière. Cet art ancestral qu'apprennent ces moines leur permettent de se maîtriser, cela ne peut que m'être bénéfique.

Et entre nous, prendre exemple sur des humains, c'est un grand pas en avant non ?


Chapitre 4 : La vie est un long apprentissage et un combat perpétuel
de 1889 à 1964

L'Amazonie. Un joli coin de chasse et d'entraînement pour apprendre un peu plus de nous. Il n'y a que nous et la nature, rien d'autre à l'horizon. Enfin si, quelque tribues indigènes pas vraiment dangereuse et qui font parfois office d'encas. La langue s'apprend facilement lorsque l'on écoute bien. Le démon blanc. Un autre surnom à mettre dans mes dossiers. Pour eux, les visages clairs sont des démons à craindre, à respecter et à aduler. Ces hommes et ces femmes pensaient que j'étais une déesse guerrière que l'on devait honorer par différent rituel dont seul eux avaient le secret. J'avoue être encore perdu sur ce point. Après tout, l'esprit humain est un labyrinthe d'incompréhension.

Hormis ce petit côté de « Ô grande déesse soyez avec nous lors de la prochaine bataille ». Je m'occupais de mes affaires apprenant à me maîtriser et améliorer mes pouvoirs. En faite, je voulais les posséder jusqu'au bout des griffes. Être implacable sur leur secret et comme je fais partie de la nature plus que n'importe qui, alors je me dois de me fondre dans l'environnement et laisser ma bête sortir sans pour autant entrer en frénésie ainsi pas de mauvais cadeaux à venir.

Je me revois encore courant parmi la flore parfois bien étrange de ce lieu et ne parlons pas des multiples variétés d'animaux qu'un livre ne pouvait contenir en simplement un volume. Cependant, vivre parmi les animaux, on en devient finalement un. J'adoptais leur comportement, je ne les imitais plus, mais était devenu l'un d'eux. Mes pouvoirs de gangrel me permettait de devenir l'un d'eux et à force de rester en eux, je prenais leur instinct, tout ce qui les faisaient était à présent en moi. La panthère avait ma préférence, le tigre également, des félins puissants et au regard hypnotisant.

Au début, il m'était impressionnant d'en avoir obtenu la grâce et la réaction de ces félins, mais l'on s'y fait rapidement. Du loup, je passais à la panthère se pavanant dans la jungle et paressant sur une branche pour dorer au soleil au sens figuré du terme.

Que puis-je dire d'autre ? Le temps là-bas n'avançait plus, le tic tac était absent et pourtant, dans le reste du monde tout changeait, se modelait, s'agrandissait aussi, mais je ne le savais pas encore bien que je m'en doutais. On ne peut pas rester éternellement à un stade, l'évolution doit se faire. Cela prend du temps, mais cela se fait lentement et sûrement.

Le monde évoluait tout comme moi qui devenais maîtresse de mes émotions, de ma part d'ombre, de ma bête. Je ne l'enfouissais pas en moi, mais devenir maîtresse de ma bête me permettait de la faire sortir sans qu'elle ne provoque pas un cataclysme. Certes, la bête ne pouvait pas à 100% sous mon emprise, mais au moins je pouvais quelque peu la calmer lorsque je sentais que je perdais pied.

Après 75 ans passés en pleine jungle à me comporter comme un animal, sur le côté humain pas besoin de compter sur les tribus indigènes qui vivaient tels des animaux pensant que c'était une manière noble de vivre, mais également parce qu'ils ne connaissaient rien du vrai monde. Un peu comme moi maintenant pour m'être retiré aussi longtemps. Je sais le temps n'a pas d'effet sur moi, mais tout de même je me devais de réapprendre à nouveau à vivre parmi ces êtres qui ont soi disant fortement évolué.


Chapitre 5 : Retour à la civilisation
de 1964 à nos jours...



Le retour à la civilisation peut être vue comme une gifle monumentale en pleine figure. Le temps avançant, il y a eu bien des changements inimaginables qu'autrefois on aurait pris pour un monde de fou. J'eus du mal à m'y faire, mais avec l'aide de quelque Ravnos, ce ne fut pas aussi compliqué. Heureusement, que je suis du genre à apprendre rapidement.

Technologie, médecine, moeurs, liberté du sexe et non des sexes. Autrefois, ce genre de liberté était inconcevable surtout que ce fut ma manière de vivre lorsque j'étais encore humaine. Aujourd'hui, les femmes étaient plus libérées et plus de choix restrictif. Au moins une bonne chose de faite. Je me revois encore redécouvrir ce monde, c'était comme lors de mon étreinte, une sorte de nouvelle naissance. Mes yeux voyaient autrement que comme ils avaient vu jusqu'à présant. L'animal curieux en moi voulait absolument tout découvrir.

Et la première chose à faire, c'était de changer de tenue. Les peaux de bêtes sont faits pour la jungle et par pour la civilisation. Donc, un petit cambriolage dans un magasin de vêtement au prix qui semble dérisoire aujourd'hui, mais qui était mirobolant autrefois. Enfin bref, je pris un style qui me plu bien, genre sauvage tout en restant féminin sans chaussure. J'aime marcher pieds nus sentir le sol sur ma peau, y a rien de plus grisant. Si peut-être sauter du haut d'une cascade et de plonger dans une eau bien fraîche.

Marchant à travers villes et villages, je refis un tour du monde afin de constater les changements qu'il pouvait y avoir en 1964. Pas mal je dois dire. La musique a fortement évolué, les danses également. Je me suis même dirigée vers les rythmes les plus prenants oriental, tango, salsa, mambo et bien d'autre encore même les danses africaines. Imaginez un corps évoluant et ondulant au rythme effréné d'une musique endiablée.

Marchant encore et encore, je croisais des lupins qui pour la plupart acceptait de parler au lieu de se battre croisant également des gangrels envers lesquels je passais un peu de temps y mettant de ma voix pour ne pas perdre le fil. Les observant et me faisant une place parmi eux et une réputation honorable grâce à l'éducation de Kehaku et ainsi à mes propres expériences. C'est tout de même bon de croiser les siens et de voir comment ont évolué les choses, parfois pas de la meilleure façon. La nature arrachée donné naissance à des villes immenses et à des traditions étranges et des moeurs ridicules.

Dans les ombres, une guerre silencieuse faisait rage parmi les sabbatiques et les camaristes. En faite, cela a toujours été le cas, mais les aubains s'en foutent complètement, ils ne font qu'observer, certains s'amusent à parier pour savoir qui agira le premier.

En Alaska. Après un petit voyage dans le blanc immaculé de l'hiver, je fis la rencontre d'une nouvelle espèce d'humain. Jusqu'à présent, je pensais que c'était un croque-mitaine pour faire peur aux nouveau-nés désobéissant, mais les chasseurs de vampire existent bel et bien. Poursuivant leur proie jusqu'à l'affrontement. Mon âge avancé me permettait de me défendre et un animal en danger est bien plus dangereux encore. Un, deux, trois, je ne comptais plus les corps à terre. Tuant dans une impassibilité parfaite avant de me faire blesser par l'un d'eux, à terre, je sentais la douleur bien qu'elle était amenuisée grâce à ma force d'âme. Grognant telle une louve prise au piège, je sentais les coups de pieds dans mon estomac et entendait les insultes à mon encontre. Mais je fus sauvé par un vampire venu de nulle part. En premier lieu, je pensais que c'était mon créateur, je crus même le sentir, mais ce n'était pas lui.

Une brève présentation, des remerciements et une promesse que je rembourserais cette dette de vie. Une seconde rencontre se fit entre nous quelque année plus tard, ce vampire me demanda de prendre soin d'une petite Griffe. J'acceptais sans même poser de question, bien que cela ne rembourse pas totalement la tête que j'ai envers Moana.

Finalement après recherche, je su qu'elle se trouvait à Los Angeles, la cité des anges, un endroit que je n'avais pas visité depuis un bon moment et je voyais là l'occasion d'aller dans le berceau des races qui se croisent et se bataillent entre eux.

Telle la panthère, j'avance désormais vers mon nouveau chez moi. En 49 ans, il s'est passé pas mal de chose retrouvaille avec mes premiers enfants qui étaient encore de ce monde vivant dans les principes que je leur ai donnés, y a bien une forte tête, y en a toujours une, mais rien de bien méchant. Durant ces 49 années, il y a bien eu de nouvelle naissance grâce à mon étreinte perpétuant la lignée de Kehaku, le seul homme qui a fait ce rôle que je n'ai jamais connu durant mon humanité. Celui d'un père tout simplement, ma mère étant la nature.

Les choses avancent si vite, même une éternité n'est pas aussi longue qu'on ne peut le penser. Malgré mes mauvaises rencontres, mes mauvaises expériences et mes déceptions, je n'ai jamais regretté mon choix de rejoindre le monde des ténèbres, devenir vampire, c'est pour cela que je suis née.

Aujourd'hui j'embrasse ce monde le vivant pleinement, bien plus qu'un être lambda pourrait le faire. Je suis fière de ma nature, de ma famille, de mes frères et soeurs ravnos. Je suis tout simplement heureuse d'avoir accompli tout cela.

Maintenant voyons voir ce que l'avenir nous réserve encore...





  

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Comment avez vous découvert le forum ? Secret.... Non, je rigole, c'est un double compte.
Votre avis sur le forum ? Toujours le même, plaisant à souhait, simple comme je les aime.
Votre présence sur le forum ? 5 jours sur 7 environs.
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MessageSujet: Re: Silver, la splendeur sauvage   Lun 22 Juil - 11:25

Bonjour,

Relecture faite et refaite, je peux enfin dire que ma fiche est terminée et prête à être consulté.

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MessageSujet: Re: Silver, la splendeur sauvage   Lun 22 Juil - 14:54

Et bien, quelle fiche !
Sacrée longueur pour l'historique, au moins le personnage est bien développé. C'est intéressant, parce que Silver a des aspects très Gangrel (sauvage, exploratrice, nature, etc) sans non plus tomber dans tous les clichés. Certains points sont même étonnants pour une Gangrel (notamment le fait de rester un siècle avec le Sire, là où généralement les Gangrel abandonnent leurs enfants pour qu'ils apprennent à s'en sortir tout seuls).
Les voyages à travers le monde sont intéressants, même si à l'époque je doute qu'il soit aisé de visiter tant de pays en moins d'un siècle, mais après tout pourquoi pas.
J'aime bien l'aspect danseuse du personnage, c'est original. ^^

Un seul détail me "gêne", c'est par rapport au physique du perso : tu dis plusieurs fois qu'elle est brune, les cheveux noir de jais... et l'avatar est on ne peut plus blond. Il faudrait soit modifier les couleurs sur l'avatar, soit changer les cheveux du perso. Razz
Sinon, l'âge vampirique n'est pas correct, tu as 324 ans, et non 350. Mais techniquement ça ne change pas ton nombre de points de disciplines donc ce n'est pas grave.

En dehors de ça, je n'ai rien à redire, et je t'apporte un premier avis positif !
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MessageSujet: Re: Silver, la splendeur sauvage   Lun 22 Juil - 15:34

Bonjour Nod ^^

Commençons par le descriptif. En effet, j'ai vu qu'il manquait quelque chose l'ayant recommencé j'ai oublié de remettre le pourquoi elle était devenue blonde ^^ Donc c'est fait Smile

Citation :
Vous vous demandez sûrement pourquoi j'ai les cheveux blonds n'est-ce pas ? Et bien, un tour chez le coiffeur et le problème est réglé ! J'aime cette aspect de changer de style de ce nouveau siècle, ne jamais garder la même tête. C'est plaisant et électrisant ! Donc de noir, je suis passée à blonde gardant une once de noire qui me donne cette air atypique, certain dise style émo ? Je ne comprends pas, si quelqu'un pourrait m'éclairer cela m'aiderait grandement.

Ensuite, oui effectivement un siècle c'est beaucoup. Mais Kehaku était un gangrel atypique et plutôt papa poule envers Silver qui lui rappelait bien trop sa fille. Donc se détacher d'elle était difficile, c'est pourquoi il ne l'a toujours pas revu d'ailleurs ^^

Visiter le monde est parfaitement faisable en un siècle considérant qu'il y en a qui le font en un an et version petite maison dans la prairie, je l'ai vu au info il y a peu. Ensuite, Silver n'est pas allé dans les grandes villes, mais à privilégier les grands espaces pour ne pas se sentir trop à l'étroit.

Pour l'âge de Silver, c'est juste tu fais 2013-350 et ça te fait 1663. Donc soit ma calculette à un soucis ou soit j'ai mal compris l'année où se passe le contexte Laughing 

EDIT : Autant pour moi, en fait c'est 2013-1689=324. En faite, j'ai compté depuis la date de naissance. Mille excuses, j'ai arrangé ça Smile

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MessageSujet: Re: Silver, la splendeur sauvage   Lun 22 Juil - 15:45

Hé oui, c'est l'âge vampirique qui est pris en compte pour les points de discipline et le statut d'âge. ^^
Sinon, pour les cheveux, en théorie tu te réveilles chaque soir avec l'apparence que tu avais lors de ton étreinte, donc ça va être pénible si tu dois réveiller le coiffeur toutes les nuits pour refaire la teinture, et justifier que ce soit parti en une journée non ? ^^

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MessageSujet: Re: Silver, la splendeur sauvage   Lun 22 Juil - 15:50

C'est ce qu'on m'a dit donc, j'ai fais en sorte qu'elle soit déjà blonde en tant qu'humaine. Style enfant albinos sans la peau blanche, juste sa couleur particulière des cheveux. Etant donné que la génétique n'est pas très poussé à cette époque, on ne sait pas d'où cela vient exactement, mais c'est un cas qui se voit plus souvent qu'on ne le croit ^^

C'est comme un couple d'afro-américain qui mettent au monde un enfant à la peau blanche ^^ C'est possible, mon père a travaillé chez un couple dont le fils était ainsi et avec de beaux yeux bleus Smile

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MessageSujet: Re: Silver, la splendeur sauvage   Lun 22 Juil - 16:02

Justifié comme ça, ça me va. ^^
Tout est bon pour moi !
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MessageSujet: Re: Silver, la splendeur sauvage   Lun 22 Juil - 18:39

Soooooo ... je commence à de moins en moins aimer les pavés à lire sur le pc même si j'aime réellement ta manière d'écrire.
Sur ce, je te valide ma belle, bienvenue parmi nous, officiellement.
Comme d'hab, n'oublie pas tes fiches diverses et variés et banco !
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MessageSujet: Re: Silver, la splendeur sauvage   Lun 22 Juil - 18:44

Mieux vaut plus que pas assez Razz 
Merci pour m'avoir ouvert le passage chère amie, je m'en vais remplir les formulaires adéquats.

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